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Le président russe Vladimir Poutine

Sommet Russie-Turquie-Iran à Sotchi : Vladimir Poutine se place au centre de la scène diplomatique pour régler la guerre en Syrie

12 min

Le président rus veut être au 1er plan pour dénouer la guerre en Syrie et se place, encore aujourd'hui, au centre de la scène diplomatique en recevant ses homologues iranien et russe. En coulisses, Vladimir Poutine s'attache aussi à défendre les intérêts de la Russie, aujourd’hui et après la guerre.

Le président russe Vladimir Poutine
Le président russe Vladimir Poutine Crédits : Alexey NIKOLSKY / SPUTNIK / AFP - AFP

Sommet Russie-Iran-Turquie, aujourd'hui à Sotchi, pour oeuvrer au règlement à long terme du conflit" syrien : Les violences ont beau reculer, la majorité des Syriens a besoin d'aide humanitaire, selon l'ONU. Après 6 années de guerre qui ont ravagé le pays,  13 millions de Syriens sont dans le besoin,  soit 7 habitants sur 10. Et les enfants représentent 40% de ces personnes qui ont un besoin critique d'aide humanitaire. Ces chiffres sont loin de recouvrir la cruauté du quotidien pour les Syriens qui manquent d'eau, de nourriture, de médicaments... Des millions de déplacés ont dû partir de chez eux, pour tenter d'échapper à la violence des combats, sans accès régulier aux ONG,  malgré les trêves, observées en principe, et l'instauration de 4 zones de désescalade dans plusieurs régions syriennes, décidées en mai dernier, par les parrains internationaux des belligérants. Parmi eux,  Moscou, allié du régime de Bachar al-Assad. L'homme fort du Kremlin, Vladimir Poutine, veut prendre la main sur le conflit syrien et son règlement. En 24h, depuis sa résidence de Sotchi, au bord de la mer Noire,  le président russe s'est entretenu avec tous les principaux acteurs du conflit : au téléphone, hier soir, avec Donald Trump, le président des Etats-Unis. Juste avant, Vladimir Poutine a vu en tête-à-tête, directement, Bachar al-Assad. Et puis, aujourd'hui,  le président russe réunit à Sotchi ses homologue turc Recep Tayyip Erdogan et iranien Hassan Rohani  pour "oeuvrer au règlement à long terme du conflit" syrien,  à six jours de la reprise de pourparlers à Genève, sous l'égide de l'ONU.  Séquence diplomatique décryptée à Moscou, par Claude Bruillot.

Bachar al-Assad et Vladimir Poutine à Sotchi, au bord de la mer Noire
Bachar al-Assad et Vladimir Poutine à Sotchi, au bord de la mer Noire Crédits : Mikhail KLIMENTYEV / SPUTNIK / AFP - AFP

Au Liban voisin, le Premier ministre libanais Saad Hariri est rentré à Beyrouth, hier soir,  près de trois semaines après sa démission choc :  Il doit s'expliquer aujourd'hui,  sur sa décision annoncée de Ryad, beaucoup de questions en suspens sur son séjour en Arabie saoudite. Saad Hariri doit participer à la fête de l'Indépendance,  célébrée, ce matin,  avec un défilé militaire dans la capitale libanaise, puis la réception traditionnelle au palais présidentiel. Plusieurs scénarii sont désormais possibles, avec un point commun : la crise libanaise est loin d'être réglée. Tout d'abord, si Saad Hariri maintient sa démission,  son gouvernement devra expédier les affaires courantes et le président Aoun devra consulter le Parlement, avant de nommer un nouveau Premier ministre. Mais quelle figure choisir, quelle figure serait acceptée par le Hezbollah chiite, pièce maîtresse de l'échiquier libanais ?  Par ailleurs, Saad Hariri a déjà indiqué qu'il pourrait revenir sur sa décision, mais seulement si le Liban se distance des conflits régionaux,  dans la Syrie voisine, mais aussi au Yémen. Le Hezbollah, présent dans le gouvernement libanais,  le seul mouvement à ne pas avoir déposé les armes après la guerre civile,  est-il prêt à faire des compromis ?  Réponse à suivre dans les prochains jours, voire les prochaines semaines.

Manifestation de joie à Harare, au Zimbabwe
Manifestation de joie à Harare, au Zimbabwe Crédits : IHSAAN HAFFEJEE / ANADOLU AGENCY - AFP

Au Zimbabwe, Robert Mugabe a finalement quitté le pouvoir "en douceur" : Le chef fe l'Etat, âgé de 93 ans, a démissionné, hier, alors que le parlement votait sa destitution.  Pression politique,  sous l’œil attentif des militaires,  qui ont pris le pouvoir, la semaine dernière, refusant que le clan Mugabe, - et plus précisément la femme de l'ancien héros de l'indépendance, - écarte de la vice-présidence Emmerson Mnangagwa, une autre figure de l'indépendance zimbabwéenne. Agé de 75 ans, il pourrait succéder à Robert Mugabe.  Mais en attendant d'ouvrir un éventuel nouveau chapitre politique, les 14 millions de Zimbabwéens ont déjà tourné, dans la joie, la page Mugabe. Reportage de Valentine Riou, dans la capitale, Harare.

Ratko Mladic
Ratko Mladic Crédits : Laurence SAUBADU, Vincent LEFAI, Sabrina BLANCHARD, Jonathan STOREY / AFP - AFP

Verdict attendu, aujourd'hui, contre Ratko Mladić, le "boucher des Balkans" : Quel que soit le verdict de la justice internationale, pour Milorad Dodik, l'actuel président de la République serbe de Bosnie (un million de personnes environ),  Ratko Mladić restera "une légende du peuple serbe". C'est dire si la guerre en ex-Yougoslave divise encore la région. Et le verdict, rendu aujourd'hui par le tribunal pénal international pour l’ex-Yougosalvie contre l'ancien général Ratko Mladić,  le chef militaire des Serbes de Bosnie, arrêté en 2011 après seize années en cavale,  ne va peut-être pas régler la question de l'héritage politique et mémoriel.  Plus de 100.000 morts dans les Balkans entre 1992 et 1995 et plus de 2 millions de déplacés. Ratko Mladić est accusé d’être le principal artisan des horreurs des près de quatre ans du siège de Sarajevo et surtout du génocide de Srebrenica à l’été 1995.  Selon le procureur du tribunal pénal international,  " Les vrais héros, les seuls héros sont les survivants qui sont venus à la Cour, ceux qui ont survécu dans une fosse commune pendant des heures et qui, des années plus tard, sont venus raconter leur histoire et affronter les coupables". Les victimes attendent, aujourd'hui, avec impatience le verdict à l’encontre de Ratko Mladić. Reportage de Pierre Bénazet.

Peut-être un nouveau scandale frappant la société Uber : Le nouveau PDG de la compagnie a révélé, hier,  que les données personnelles de 57 millions d’utilisateurs à travers le monde et de 600.000 chauffeurs, aux Etats-Unis, avaient été piratées à la fin de l’année dernière. On ne l’apprend qu’aujourd’hui, Uber avait préféré cacher le piratage de ces données et annonce le licenciement de deux de ses cadres, dont le responsable de la sécurité informatique.

Le projet de loi pour réformer l'université est présenté en Conseil des ministres, ce matin : Il doit permettre de supprimer le tirage au sort et de réduire le taux d'échec en 1e année de licence. Le texte évite soigneusement le terme de sélection mais c'est un projet bancal, une "usine à gaz" selon des syndicats d'étudiants et d'enseignants, vous les entendrez dans le journal de 7h30.

A Lyon, une cinquantaine de jeunes africains sans papiers, dont des mineurs,  occupent depuis jeudi dernier un amphithéâtre de l'Université Lyon 2 à Bron,  après avoir été expulsés d'un squatt à Lapart-Dieu. Des étudiants les aident aujourd'hui   Et la présidence de l'Université en appelle à l'Etat.

Il faut d'urgence changer le discours porté sur les migrants dans les médias et la société civile : c'est le message porté par 470 associations et collectif citoyens.  Ils ont lancé hier les états généraux des migrations afin de faire barrage à la nouvelle loi sur l'immigration prévue par Emmanuel Macron début 2018. Explications de Cécile de Kervasdoué.

A suivre, dans le journal de 7h30, le directeur artistique des studios Disney et Pixar, John Lasseter est le dernier grand nom rattrapé par la vague de scandales sexuels qui déferle sur Hollywood.

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