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Carte du nord-ouest de la Syrie localisant l'avancée des troupes terrestres turques autour d'Afrine en territoire syrien et les zones de contrôle des forces en présence au 21 janvier

Les civils fuient les combats acharnés entre l'armée turque et les YPG kurdes dans la région d'Afrine, au nord-ouest de la Syrie

13 min

Les Kurdes de Syrie, qui ont combattu le groupe Etat islamique, craignent d'être désormais abandonnés par leurs alliés occidentaux après l'offensive turque lancée contre une de leurs enclaves, à Afrine, dans le nord-ouest de la Syrie. Les civils fuient les combats meurtriers.

Carte du nord-ouest de la Syrie localisant l'avancée des troupes terrestres turques autour d'Afrine en territoire syrien et les zones de contrôle des forces en présence au 21 janvier
Carte du nord-ouest de la Syrie localisant l'avancée des troupes terrestres turques autour d'Afrine en territoire syrien et les zones de contrôle des forces en présence au 21 janvier Crédits : SIMON MALFATTO, VINCENT LEFAI, GILLIAN HANDYSIDE, PAZ PIZARRO / AFP - AFP

"Rameau d'olivier" mais combats acharnés : Il ne faut pas se fier au nom de l'opération lancée par la Turquie contre les Kurdes dans la région d'Afrine, au nord-ouest de la Syrie. "Rameau d'olivier", c'est le nom de l'opération lancée par Ankara, ce week-end, est synonyme de combats acharnés et de fuite des civils. L'armée turque dit avoir déjà tué 260 combattants des YPG kurdes. Les combats ont également fait 28 morts chez les civils et trois soldats turcs ont été tués. Sur terre et dans les airs, Ankara poursuit son offensive sur le canton d'Afrine,  au nord-ouest de la Syrie et aux portes de la Turquie. Des milliers d'hommes, de femmes et d'enfants fuient les combats meurtriers. Chaque jour, depuis ce week-end, Ankara gagne et reperd des collines et autres territoires face aux Kurdes, considérés comme des terroristes par la Turquie. L'identité des troupes engagées  donne une petite idée des objectifs poursuivis par Ankara : ceux qui sont en pointe dans l'offensive, ce sont les milices syriennes, arabes essentiellement, turcomanes pour certaines, islamistes pour d'autres. L'armée turque est pour le moment restée en seconde ligne appuyant ces brigades par son artillerie et son aviation. Ankara veut "se débarrasser des miliciens kurdes "terroristes jusqu'au dernier" disait un ministre turc avant-hier. Aujourd'hui, les autorités kurdes appellent à la mobilisation générale de la population contre l'offensive des forces turques, dans la région d'Afrine.  Les Etats-Unis et la France appellent la Turquie à la retenue,  tout en disant comprendre le "souci" d'Ankara concernant la sécurisation de sa frontière. Les Kurdes,  qui ont joué un rôle décisif dans la chute du groupe Etat islamique en Syrie, se sentent presque abandonnés par les grandes puissances engagées dans la coalition internationale antidjihadiste. Précisions d'Eric Biégala et analyse de Yohanan Benhaïm, spécialiste de la Turquie, doctorant à l'Université Paris-I et co-directeur de Noria, un collectif de chercheurs en politique internationale, joint par Stanislas Vasak.

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Fin des séries L, ES et S, quatre épreuves finales en terminale et un grand oral : les propositions du bac nouvelle formule sont présentées, aujourd'hui par Pierre Mathiot, mandaté pour réformer cet examen bicentenaire, promesse de campagne d'Emmanuel Macron. La réforme doit s'appliquer dès 2021, c'est-à-dire pour les élèves qui sont en classe de 3e cette année. Pierre Mathiot a procédé à plus d'une centaine d'auditions pendant deux mois, pour aboutir à plusieurs pistes très précises : contrôle continu renforcé, grand oral et seulement quatre épreuves finales. Celle de philosophie serait conservée pour tous les bacheliers, qui en choisiraient deux autres parmi plusieurs combinaisons de majeures, comme maths/physique, lettres/langues ou encore SES/histoire-géo. Ces pistes devront ensuite être confirmées ou non par le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer, après concertation avec les syndicats et associations. Mais déjà, Lila Le Bas à la tête du syndicat étudiant UNEF, s'inquiète, au micro d'Hakim Kasmi, de voir le caractère national du bac disparaître, pour créer des disparités entre établissements scolaires et ensuite des inégalités pour accéder à l'enseignement supérieur, en parallèle d'une réforme sur l'université et de la mise en place de la nouvelle plateforme d'inscription parcoursup.fr.

Que savait précisément Jawad Bendaoud, celui que l'on surnomme le "logeur" des terroristes du 13 novembre ? La question sera au centre du procès qui s'ouvre, aujourd'hui, devant le tribunal correctionnel de Paris. C'est le premier procès qui se tient, en lien avec les attentats du 13 novembre 2015. Trois semaines d'audience sont prévues. Que peuvent attendre les 400 parties civiles, victimes directes ou indirectes des attentats de Paris et de Saint-Denis ? Analyse à suivre dans le journal de 7h30. Ce procès doit s'ouvrir dans un contexte de blocage des établissements pénitentiaires. Le syndicat Ufap-Unsa Justice a menacé, hier, d'empêcher l'extraction de Jawad Bendaoud de sa prison,  ce qui pourrait entraîner un report du procès, prévu à partir de 13h30, cet après-midi, devant le tribunal correctionnel de Paris.

Le mouvement national des surveillants de prisons entre dans son 10e jour, après un nouvel échec des négociations, hier entre la ministre de la Justice Nicole Belloubet et les syndicats de surveillants. Aucun accord n'a été trouvé, hier. La ministre est confrontée à des syndicats qui refusent ses propositions, y compris sur des primes  et qui, en plus, ne ne sont pas sur la même ligne dans ces négociations. Reportage de Mélanie Juvé.

40 propositions pour une réforme  constitutionnelle et institutionnelle : Le président du Sénat, Gérard Larcher les dévoile ce matin, alors qu'Emmanuel Macron souhaite notamment réduire d'un tiers le nombre de parlementaires et limiter à trois le nombre de mandats consécutifs. Ces mesures suscitent des réticences au Sénat, où le parti Les Républicains a la majorité. Or, pour passer, le gouvernement n'a que deux choix : organiser un référendum ou bien obtenir l'appui d'au moins 3/5 des parlementaires. C'est donc une période de négociations intenses qui commence et l'opposition compte bien rester ferme sur certains points. Interview de Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat, par Camille André.

Angela Merkel attendue à Davos, alors que le climat social se dégrade en Allemagne : L'ouverture du forum économique de Davos en Suisse, aujourd'hui,  marquera également le retour dans la lumière d'Angela Merkel, après plusieurs mois de crise politique en Allemagne. A Davos, la chancelière allemande pourra mettre en avant les excellents résultats économiques de son pays : taux de chômage au plus bas, retour de la croissance,  excédents commerciaux record. Mais, revers de la médaille, le climat social se dégrade en Allemagne, avec des négociations salariales particulièrement tendues et menaces de grèves. Correspondance à Berlin de Cyril Sauvageot.

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