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Prévisions économiques en Europe

Sanctions renforcées, recherche d'emploi davantage surveillée : le gouvernement va durcir le contrôle des chômeurs, selon le Canard enchaîné

13 min

Le gouvernement envisagerait de durcir certaines sanctions dans le cadre de la future réforme de l'assurance chômage, selon le Canard enchaîné daté du 27 décembre, citant une note confidentielle sur laquelle travaille le directeur de cabinet de la ministre du Travail, ancien du MEDEF.

Prévisions économiques en Europe
Prévisions économiques en Europe Crédits : Laurence SAUBADU, Paul DEFOSSEUX / AFP - AFP

Le gouvernement réfléchit à durcir le contrôle des chômeurs : En octobre dernier, dans un entretien à TF1 et LCI,  Emmanuel l'avait diagnostiqué : "Le chômage de masse est la plaie de notre société". Ses remèdes : formation, apprentissage et réforme de l'assurance chômage,  avec des mesures chocs, pour cibler, ceux qu'il appelle les "multi-récidivistes du refus" à Pôle emploi. Le gouvernement va-t-il donc sérieusement durcir le contrôle des chômeurs ? Dans son édition à lire ce matin, le Canard Enchainé explique s'être procuré une note confidentielle du ministère du Travail qui surveillerait davantage les demandeurs d'emploi. Sanctions renforcées contre ceux qui ne seraient pas assez actifs, selon Pôle emploi ; ceux qui refuseraient des formations ou des offres de travail. Aujourd'hui, l'allocation chômage peut être réduite de 20% pendant 2 à 6 mois,  en cas de recherche d'emploi jugée insuffisante ou de refus de formation. Baisse de 50% voire suppression en cas de manquement répété. Mais dans le cadre de la future réforme de l'assurance chômage, selon le Canard Enchaîné, le gouvernement proposerait de supprimer d'emblée de 50% pendant deux mois les allocations, si Pôle emploi estime que le chômeur n'est pas assez actif dans sa recherche de travail.  Et plus rien, en cas de récidive, pendant deux mois. Par ailleurs, chaque demandeur d'emploi devrait remplir un rapport d'activité mensuel,  énumérant ses démarches pour revenir sur le marché du travail, inspiré d'une proposition du patron du MEDEF. En octobre dernier Emmanuel Macron s'était déjà engagé, par ailleurs, à multiplier par cinq les effectifs de contrôleurs pour les porter à un millier, en contrepartie du projet d'extension de l'assurance-chômage  aux indépendants et aux démissionnaires. Explications de Manuel Ruffez.

Rappel des chiffres du chômage pour le mois d'octobre
Rappel des chiffres du chômage pour le mois d'octobre Crédits : AFP - AFP

Pour rappel, le 22 novembre dernier, Pôle Emploi avait dressé le premier bilan du contrôle des chômeurs, entamé fin 2015 :  269.000 contrôles avaient abouti à 14% de sanctions. "Dans la très grande majorité, les demandeurs d'emploi ne sont pas des personnes qui détournent le système, mais ils peuvent à un moment être démotivés", selon David Vallaperta, élu CFDT à Pôle Emploi. Et de préciser que "près d'un inscrit sur deux à Pôle Emploi" n'est pas indemnisé.  De son côté,  François Hommeril, président de la CFE-CGC, le syndicat des cadres avait jugé en octobre dernier, "totalement ridicule" l'idée de son homologue du Medef, Pierre Gattaz, de mettre en place un "contrôle journalier" des chômeurs,  car cela "stigmatise des gens qui sont privés d'emploi". François Hommeril avait encore déclaré que "la fraude (...) provient "à plus de 80%" de l'employeur. "C'est une fraude aux cotisations. On peut renforcer les contrôles sur ce sujet-là".

Focus sur une initiative des Hauts-de-Seine pour accompagner les chômeurs de longue durée, alors que doivent être publiés, aujourd'hui, les chiffres du chômage pour le mois de novembre : A Bagneux, dans les Hauts-de-Seine,  50 demandeurs d'emploi ont participé à une "entreprise éphémère pour l'emploi" pendant 6 semaines. Les chômeurs ne gagnent pas d'argent ; ils touchent, simplement, leur indemnité Pôle emploi (pour ceux qui la reçoivent encore). Mais l'entreprise éphémère leur permet de sortir du quotidien  pour mieux amorcer un retour sur le marché de l'emploi. Reportage de Fiona Moghaddam.

Les autres titres du journal

Des barrières anti-SDF vont être retirées à Paris, grâce à une photo qui a fait du bruit sur les réseaux sociaux : Cette photo a été postée par Christian, un sans-abri, et retweetée près de 2.000 fois. On y voit des barrières installées sur des bouches d’aération dans le XIXe arrondissement de la Capitale, pour empêcher les sans abris de trouver un peu de chaleur. Il y a huit ans, les riverains se plaignaient de nuisances. Reportage de Morgane Heuclin-Reffait de France Bleu Paris.

L'Inde va devenir la 5e puissance économique mondiale dès l'an prochain : Aujourd'hui 7e au classement planétaire, l'économie indienne devrait dépasser la France et le Royaume-Uni en 2018,  selon le cabinet d'étude britannique Centre for Economics and Business Research. Mais les inégalités s'accroissent, dans le même temps. Un indien sur cinq vit sous le seuil de la pauvreté  et 10% de la population détient plus de la moitié des richesses. Reportage à suivre dans le journal de 7h30.

Le paradoxe économique libérien : Au lendemain du second tour de la présidentielle,  les Libériens attendent de savoir qui de l'ex-star du football George Weah  ou du vice-président Joseph Boakai, succédera à Ellen Johnson Sirleaf,  seule femme élue chef d'Etat en Afrique,  prix Nobel de la paix 2011.  Les observateurs au Libéria  ont salué, hier, le bon déroulement général du vote. Résultats attendus dans quelques jours, dans un pays encore meurtri par la guerre civile et par la corruption, où 80% de la population occupe un emploi vulnérable. Le Libéria est pourtant l'un des pays les plus riches en ressources minières. Précisions de Marie Viennot.

Crise économique et politique sans précédent au Kurdistan irakien : Depuis le 18 décembre dernier et le début de la contestation contre le gouvernement régional, accusé de corruption, au moins 600 personnes ont été arrêtées, affirment des députés de l'opposition. Les manifestations se font plus rares ces derniers jours, en raison du déploiement important des forces de l'ordre. L'opposition accuse désormais les autorités de détenir des centaines de personnes "sans aucune base légale". Explications de Magali Fichter.

La carte postale normande va en pâtir : la coopérative Agrial lance une grande campagne d'arrachage de pommiers, afin de réduire la production de pommes, aujourd'hui supérieure à la demande des marchés, notamment le marché britannique qui semble-t-il ne veut plus des pommes françaises. Reportage de Régine Godard de France Bleu Basse-Normandie.

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