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Le président des Etats-Unis Donald Trump

L'"America first" de Donald Trump, à l'oeuvre dans le retrait américain de l'UNESCO et le verdict sur l'accord iranien

12 min

Donald Trump applique son slogan de campagne : "America first", les Etats-Unis d'abord. Hier, Washington a claqué la porte de l'UNESCO, qui perd ainsi son plus gros contributeur. Et aujourd'hui, après des mois de spéculations, Donald Trump doit rendre son verdict sur l'accord nucléaire iranien.

Le président des Etats-Unis Donald Trump
Le président des Etats-Unis Donald Trump Crédits : Mandel NGAN AFP - AFP

Le retrait des Etats-Unis et d'Israël de l'UNESCO, nouveau coup dur pour l'institution, en pleine élection de son nouveau directeur ou de sa nouvelle directrice : On saura, aujourd'hui, si l'ancienne ministre de la Culture Audrey Azoulay est candidate pour le tour final. Alors que l'institution onusienne cherche un second souffle, les Etats-Unis puis Israël ont claqué, hier, la porte de l’UNESCO. Les deux pays accusent l’Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture d'être "anti-israélienne". Les Etats-Unis et Israël protestent notamment contre la décision, l’été dernier, de déclarer la vieille ville d'Hébron, en Cisjordanie occupée, "zone protégée" du patrimoine mondial en tant que site "d'une valeur universelle exceptionnelle en danger". Décision qualifiée de "souillure morale", par le ministère israélien des Affaires étrangères, qui estime que l'UNESCO nie l'histoire juive de la cité. Aujourd'hui, avec le départ des Etats-Unis, l'UNESCO perd son plus gros contributeur. Donald Trump poursuit ainsi sa croisade contre les institutions et les accords internationaux, jugés trop coûteux, inutiles ou contraignants, suivant ainsi son slogan de campagne pendant la présidentielle "America First". Précisions, à New York, de Marco Wolter.

Accord sur le nucléaire iranien
Accord sur le nucléaire iranien Crédits : Vincent LEFAI, afp / AFP - AFP

Toujours au nom de l'intérêt national supérieur des Etats-Unis, et en dépit de multiples pressions, le président Donald Trump pourrait annoncer aujourd'hui qu'il ne certifiera pas l'accord sur le nucléaire iranien : Le texte, signé en 2015, entre Téhéran et six grandes puissances (Etats-Unis, Chine, Russie, France, Royaume-Uni et Allemagne), vise à garantir le caractère pacifique et civil du programme nucléaire iranien, en échange d'une levée progressive des sanctions contre l'Iran. Depuis 2015, si l'Agence internationale de l'énergie atomique a constamment confirmé le respect des engagements iraniens, le président des Etats-Unis ne cesse de le répéter : "C'est le pire accord qui soit" et Donald Trump a encore fustigé, avant-hier, la "faiblesse" de son prédécesseur démocrate, Barack Obama. Aujourd'hui, donc, si Donald Trump ne certifie pas l'accord sur le nucléaire iranien, comme il le fait tous les 90 jours, le Congrès américain pourrait, sous un délai de 60 jours, rétablir les sanctions économiques contre l'Iran. Ce retour à la case départ serait lourd de conséquences pour les entreprises qui commercent avec l'Iran, notamment les entreprises européennes. Reportage d'Olivier Poujade.

Accord entre le Hamas et le Fatah : C’est un premier pas fragile, qui, s’il est confirmé, pourrait apporter un changement historique au Proche-Orient. Apres dix années d’affrontement, le Hamas et le Fatah ont signé, hier au Caire, un premier accord de réconciliation. L'accord porte sur le retour de l’Autorité palestinienne dans la bande de Gaza. Sa gestion devra être totale avant le 1er décembre prochain, a fait savoir le parrain égyptien de cet accord. Mais si le délai est court, la route est longue, encore, pour réintégrer le Hamas dans l’OLP, qui représente les intérêts palestiniens notamment face à la communauté internationale. Correspondance à Jérusalem d'Etienne Monin.

Des Rohingyas musulmans se réfugient au Bangladesh pour fuir les persécutions dans la Birmanie à majorité bouddhiste
Des Rohingyas musulmans se réfugient au Bangladesh pour fuir les persécutions dans la Birmanie à majorité bouddhiste Crédits : Ozge Elif Kizil / ANADOLU AGENCY - AFP

Crise des Rohingyas : Il viendra en émissaire de paix. Le Vatican a assuré, hier, que la venue du Pape François en Birmanie, fin novembre sera "pour le bien du pays". Le Saint -Siège présente des assurances sur les intentions du pape, alors que sa défense des Rohingyas musulmans, qui fuient en masse la Birmanie agité par un bouddhisme radical, risque d'enflammer l'opinion publique birmane. Alors que l'Organisation mondiale de la Santé lance un vaste programme de vaccination contre le choléra au Bangladesh, où 650.000 Rohingyas ont trouvé refuge, le représentant de l’UNICEF au Bangladesh était à Bruxelles hier, pour alerter l'Union européenne sur la situation de ces réfugiés, dans l'un des pays les plus pauvres du monde. Reportage à Bruxelles de Laxmi Lota.

Le gouvernement doit annoncer ce midi un plan de lutte contre les déserts médicaux : Contrairement aux idées reçues, le nombre de médecins n'a pas diminué. 216 000 praticiens exercent aujourd'hui dans l'Hexagone. Mais les inégalités territoriales sont flagrantes et sans l'apport des médecins étrangers, 10% des médecins, au total, qui exercent en France, le Conseil de l'ordre des médecins a expliqué, hier, dans un rapport, que le nombre de généralistes diminuerait et que les régions sous-équipées le resteraient, malgré les mesures incitatives prises pour attirer les médecins français en région. Les déserts médicaux, on y revient dans le journal de 7h30 avec Hashtag, le rendez-vous interactif du vendredi auquel vous pouvez participer via les réseaux sociaux.

Après les ordonnances réformant le Code du travail, voici le deuxième grand chantier social du gouvernement : la réforme de l'assurance chômage, de la formation professionnelle et de l'apprentissage. Le président de la République Emmanuel Macron a reçu, hier en tête à tête, selon la même méthode que pour les ordonnances, les partenaires sociaux, avant de laisser la main à son premier ministre et à la ministre du Travail. Pour des raisons de calendrier, tous sont passés à l'Elysée hier, sauf Laurent Berger de la CFDT qui est reçu ce matin. Parmi les grandes pistes avancées par Emmanuel Macron, - en plus d'un pilotage tripartite de l'assurance-chômage, à savoir syndicats, patronat et l'Etat-, l'élargissement du dispositif de l'assurance-chômage à la fois aux démissionnaires et aux travailleurs indépendants. C'est en quelque sorte le versant "protection" de la flexi-securité. Cette promesse du candidat Macron devrait coûter bien plus cher que prévu, d'autant plus que le régime de l'Unedic est déjà déficitaire. L'institut Montaigne chiffre la réforme à 4,8 milliards d'euros, bien loin du 1,5 milliard d'euros prévu pendant la campagne présidentielle. Élargir l'assurance-chômage aux indépendants, est une fausse bonne idée, selon Grégoire Leclerq, président de la fédération des auto entrepreneurs (qui représente un million d’indépendants), interrogé par Anne-Laure Chouin.

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