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Heurts à Cayenne, cette nuit

Violents affrontements à Cayenne, au terme de la première journée de visite d'Emmanuel Macron

11 min

La journée avait pourtant bien commencé pour Emmanuel Macron, en visite en Guyane, mais elle s'est mal terminée, cette nuit. Affrontements à Cayenn entre forces de l'ordre et manifestants du collectif "Pou Lagwiyann Dékolé" qui réclame des services publics à la hauteur de ceux de la métropole.

Heurts à Cayenne, cette nuit
Heurts à Cayenne, cette nuit Crédits : ALAIN JOCARD / AFP - AFP

Affrontements à Cayenne : Le centre-ville de Cayenne a été saturé de gaz lacrymogène et 5 personnes interpellées, cette nuit, au terme de la première journée de visite d' Emmanuel Macron dans le département ultra-marin. Les Guyanais attendent que le chef de l'Etat tienne les promesses du précédent gouvernement : plus d'un milliard d'euros de plan d'urgence, débloqué au printemps dernier, après le mouvement social qui avait paralysé la Guyane. Des affrontements ont éclaté, cette nuit, entre les forces de l'ordre et des manifestants du collectif "Pou Lagwiyann Dékolé" ("Pour que la Guyane décolle"), qui réclament encore et toujours que les services publics guyanais, - hôpitaux, écoles, justice-, soient enfin à la hauteur des services de métropole. Reportage de Louise Bodet et de Benjamin Chauvin qui ont assisté, à Cayenne, à ces affrontements particulièrement violents.

Harcèlement: les députés LFI plaident pour des "moyens sonnants et trébuchants" pour agir : Dans la foulée notamment de l'affaire Harvey Weinstein, ce producteur de cinéma américain accusé de harcèlement, agressions sexuelles et viols de la part d'une cinquantaine de femmes, les députés de la France insoumise signent une tribune dans Le Monde, où ils estiment que "la libération massive de la parole marque une étape décisive pour que cessent, dans la réalité, tous ces actes qui humilient, agressent, violentent les femmes par millions". Mais, disent-ils, "même s'ils sont essentiels, les mots ne suffiront pas". "Nous avons besoin de moyens sonnants et trébuchants pour que les plaintes puissent être recueillies dans des conditions satisfaisantes, pour que la justice puisse faire son travail dans un délai raisonnable, pour que les personnels éducatifs ou les travailleurs sociaux soient sensibilisés aux stéréotypes sexistes ou aux mécanismes de la sidération", écrivent les députés.

Le Dr Muriel Salmona et la secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa
Le Dr Muriel Salmona et la secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa Crédits : ALAIN JOCARD / AFP - AFP

Journée spéciale sur France Culture intitulée autour des violences sexistes et sexuelles : et maintenant ? Une femme sur 5 en France a déjà été harcelée sexuellement. Mais seules 5 femmes sur 100, qui indiquent avoir été harcelé dans le cadre de leur travail, osent porter plainte. Au-delà des efforts judiciaires et éducatifs pour empêcher ces pratiques inacceptables, comment libérer et mieux accueillir la parole des victimes ? Comment mieux prendre en charge, aussi, la mémoire traumatique ? C'est ce qu'a cherché à savoir, Lise Verbeke, avec l'une de ces femmes victimes de harcèlement, que nous l’appellerons Laura. Elle a 51 ans et est suivie par le Dr Muriel Salmona, psychiatre et pscho-traumatologue, qui évoque des atteintes neurologiques visibles lors d'IRM mais que l'on peut récupérer par un traitement adapté (reconnaissance du statut de victime et protection contre de nouvelles violences).

Une centaine de personnes se sont rassemblées, hier soir à Paris, pour réclamer "justice pour Rémi Fraisse" : Ce militant écologiste de 21 ans avait été tué il y a trois ans jour pour jour par une grenade tirée par un gendarme, à Sivens, dans le Tarn. Massés sur la place de la République, les manifestants, jeunes notamment issus de groupes autonomes et d'extrême gauche, ont déployé une banderole "Rémi Fraisse, on t'oublie pas". Ils ont dénoncé les "violences policières". Une manifestation non-autorisée, organisée peu après ce rassemblement, s'est soldée par neuf interpellations cette nuit, indique la préfecture de police de Paris.

Il est accusé d'avoir massacré sa population : Le régime de Bachar al-Assad est bien responsable de l'attaque au gaz sarin, perpétrée le 4 avril dernier à Khan Cheikhoun, à l'ouest de la Syrie. Des experts de l'ONU sont arrivées, cette nuit, aux mêmes conclusions que Paris, Londres et Washington : Damas est coupable et les Etats-Unis appellent à tourner la page Assad. On y revient dans le journal de 7h30.

La fin de l'autonomie de la Catalogne n'est plus qu'une question d'heures : Le Sénat se réunit à Madrid à partir de 10h, ce matin, pour appliquer l'article 155 de la Constitution espagnole et mettre, donc, la Catalogne sous tutelle de Madrid. Hier, le chef de l'exécutif catalan, Carles Puigdemont a refusé de convoquer des élections régionales, ce qui aurait pu apaiser la situation. Mais il a également refusé de reparler d'indépendance, attendant peut-être que Madrid ne dégaine la suspension d'autonomie en premier, avant de répliquer par une proclamation d'indépendance. En tout, cas, les Barcelonais attendent l'épilogue de ce feuilleton politique. Reportage d'Elise Delève.

Au procès Merah, les plaidoiries pour les parties civiles se poursuivent aujourd’hui encore : Les avocats ont déjà commencé à porter, hier, à la barre la douleur des victimes, et tous se sont déclarés convaincus de la culpabilité des deux accusés, à l'image de maître Elie Korchia, qui défend la famille Sandler. Jonathan Sandler et ses deux petits garçons, Arieh et Gabriel ayant été abattus par Mohamed Merah. Maître Elie Korchia est interrogé par Florence Sturm.

Large consensus, cette nuit, à l'Assemblée nationale, pour le futur budget de la Sécurité sociale : Les députés ont voté une modulation de la "taxe soda". Il s'agit de taxer davantage les boissons les plus sucrées, avec, pour objectif, de mieux lutter contre l'obésité et d'inciter les industriels à baisser le taux de sucre dans les sodas. *_Une telle taxe est-elle efficace ? Annabelle Grelier pose la question dans son billet économique, à la fin de ce journal._
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