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La joie des partisans du "oui", après leur victoire au référendum renforçant les pouvoirs du président Erdogan

12 min

Le président Recep Tayyip Erdogan appelle les pays étrangers à "respecter" le résultat du référendum, d'hier : 51,37% des suffrages en faveur du "oui" à la réforme de la Constitution, synonyme d'hyper-présidence, où tous les pouvoirs exécutifs seraient concentrées entre les mains du seul président.

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Istanbul Crédits : Konstantinos Tsakalidis SOOC - AFP

Victoire du "oui" au référendum turc renforçant les pouvoirs du président : C'est une "décision historique du peuple turc", qu'a saluée, hier soir, le président Recep Tayyip Erdogan, dans un discours télévisé. Le chef de l'Etat a appelé les pays étrangers à "respecter" le résultat du référendum, d'hier. Selon des résultats quasi définitifs, 51,37% des suffrages en faveur du "oui", synonyme d'hyper-présidence, où tous les pouvoirs exécutifs seraient concentrées entre les mains du seul président. Plus de Premier ministre, et la possibilité, pour Recep Tayyip Erdogan de rester, en théorie, au pouvoir jusqu'en 2029. L'opposition dénonce des fraudes et compte bien contester ce résultat, ce qui n'a pas refroidi les ardeurs, hier soir, des partisans du président Erdogan. Reportage à Istanbul de Claude Guibal, envoyée spéciale en Turquie, avec les moyens techniques assurés par Benjamin Chauvin. Dans le journal de 7h30, nous reviendrons sur les divisions, encore béantes, ce matin, en Turquie, entre les partisans du "oui", vainqueur du référendum, et leurs opposants. C'est le choix de la rédaction, signé de notre envoyé spécial Eric Biégala.

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Turquie Crédits : Simon MALFATTO, Valentina BRESCHI AFP - AFP

L'Union européenne appelle le gouvernement turc à rechercher le "consensus national le plus large possible", "au vu du résultat serré du référendum et des implications profondes des amendements constitutionnels" : Avertissement lancé au président Erdogan qui avait placé les relations avec l'Europe au coeur de la campagne, critiquant Bruxelles pour l'absence de progrès dans les discussions en vue d'une éventuelle intégration de la Turquie, et usant, par exemple, du qualificatif de "nazi" à l'égard de l'Allemagne et des Pays-Bas, qui ont interdit des meetings électoraux aux communautés turques sur leur territoire. Recep Tayyip Erdogan a également, évoqué, hier, un possible référendum sur le rétablissement de la peine capitale, ligne rouge pour Bruxelles.

Crise migratoire : Pour interpeller les citoyens européens sur la situation des migrants, bloqués dans certains pays, pour interpeller, également, les pouvoirs publics, un groupe de Belges a decidé de faire le parcours Lesbos-Bruxelles en courant. 3.000 km pour aller à la rencontre des migrants sur la route des Balkans. Leur groupe s'appelle "Humans welcome" (Humains bienvenus). Laxmi Lota est partie à leur rencontre à Bruxelles.

Une opération d'évacuation de civils tourne au carnage en Syrie, avec 126 morts, dont 68 enfants selon un dernier bilan : L'image, publiée sur twitter par Ala'a Shehabi, a fait le tour de la planète.

Un photographe syrien, à genoux, en pleurs, avec derrière lui un bus, en proie aux flammes, comme un symbole du désespoir, après l’une des attaques les plus meurtrières en six années de guerre en Syrie. Samedi, un terroriste a fait exploser sa camionnette sur des bus qui transportaient des des hommes, des femmes et des enfants, évacués de Foua et Kafraya, deux localités pro-régime, assiégées par les insurgés dans la province d'Idleb, au nord-ouest de la Syrie. Cette attentat a été qualifié d'"ignoble", hier, par le pape François, dans sa traditionnelle bénédiction "Urbi et Orbi". Un dernier bilan fait état de 126 morts, dont 68 enfants. Précisions à suivre dans le journal de 7h30.

S'il y a cinq ans, l'ennemi de François Hollande était "la finance", il semble qu'à 6 jours du premier tour de l'élection présidentielle son nouvel ennemi s'appelle Jean-Luc Mélenchon : Dans un entretien exclusif accordé à l'émission "C Politique" (diffusé aujourd'hui à 18h35 sur France 5), François Hollande s'en prend directement à Jean-Luc Mélenchon "qui ne représente pas la gauche qui permet de gouverner" selon le chef de l'Etat. François Hollande attaque également le candidat de la France Insoumise sur ses positions sur l'Europe, l'OTAN ou la Syrie. Extrait. De son côté, Jean-Luc Mélenchon continue, comme depuis un mois, de mener sa campagne tambour battant, avec hier, une nouvelle démonstration de force à Toulouse. Ce meeting en extérieur a réuni plusieurs dizaines de milliers de personnes, 70.000 même, selon les organisateurs.

Benoît Hamon était, lui, à Bordeaux, hier et il s'est présenté comme le seul homme nouveau de la présidentielle : Cette réunion publique a pris la forme d'un stand-up, sur une petite estrade face à la Garonne, devant environ 200 personnes. Le candidat socialiste, distancé dans les sondages par le quatuor de tête Le Pen - Macron - Mélenchon - Fillon, s'est montré combattif. Benoît Hamon a également expliqué qu'il n'était pas, comme tous les autres candidats, un homme providentiel. Interview au micro de Damien Gozioso France Bleu Gironde.

Jean-Marie Le Pen officialise son vote pour sa fille Marine Le Pen, en dépit de leur brouille de ces deux dernières années : "Ils sont les candidats: MÉLENCHON, des communistes. MACRON, des opportunistes. FILLON, des récidivistes. Moi, je vote MARINE !", a tweeté l'ancien président et co-fondateur du Front national.

Plus aucun palmipède dans les élevages de plus d'un millier de communes du Sud-Ouest : Un vide sanitaire débute aujourd'hui dans cinq départements pour tenter de juguler définitivement l'épizootie de grippe aviaire, avant une révision totale des pratiques de la filière. Les éleveurs se sont engagés à réformer de fond en comble leurs pratiques sanitaires pour éviter la répétition des crises aviaires. Des banques aux coopératives en passant par les éleveurs, accouveurs, transporteurs, et syndicats agricoles, 32 acteurs du secteur ont signé un "pacte de lutte contre l'influenza aviaire et de relance de la filière foie gras", laquelle a été durement éprouvée par deux épidémies successives en 2015-16 et 2016-17. Reportage dans le Gers Corinne Cutilla

Ouverture de la saison des assemblées générales pour les grands groupes : Eiffage mercredi, L'Oréal, Vinci ou Véolia jeudi. Pour la première fois, les actionnaires auront un droit de veto sur la rémunération des dirigeants. Bonus, retraites chapeau et autres parachutes dorés : tout cela peut - depuis la loi Sapin 2 - être refusé par les actionnaires. C'est la conséquence du scandale Carlos Ghosn, l'an dernier, dont le salaire de 7,2 millions d'euros avait été refusé à 52% en assemblée générale, mais validé en conseil d'administration. Ce n'est plus possible aujourd'hui. Décryptage de Clara Lecocq Reale.

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