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Ericka Bareigts, ministre des Outre-mer

La ministre des Outre-mer Ericka Bareigts présente ses "excuses au peuple guyanais"

14 min

Mégaphone à la main, depuis le balcon de la préfecture de Guyane, la ministre Ericka Bareigts a présenté, cette nuit, des "excuses au peuple guyanais", en référence aux années de sous-investissement de Paris dans le territoire ultramarin. Applaudissement de la foule, mais vigilance des collectifs.

Ericka Bareigts, ministre des Outre-mer
Ericka Bareigts, ministre des Outre-mer Crédits : Gilles Morel Citizenside - AFP

Crise en Guyane : Elle était sous le feu des critiques pour son manque de réaction, au début de la crise en Guyane, il y a une dizaine de jours. La ministre des Outre-mer Ericka Bareigts a finalement présenté ses "excuses au peuple guyanais" (VOIR LA VIDEO), après des années de sous-investissement de Paris dans ce territoire. Cette volte-face a permis de faire redescendre la pression, car hier à Cayenne, avant de s’asseoir à la table des négociations, les collectifs de Guyanais avaient d’abord imposé leurs conditions. 400 pages de propositions, de revendications sécuritaires, économiques et sociales, ont été transmises, également, sur place au ministre de l'Intérieur Matthias Fekl. Des heures de négociations et d'interruptions, avant donc, ces excuses inédites de la ministre des Outre-mer. Reportage de Gaële Joly et Eric Audra à Cayenne pour France Culture.

Sous le balcon de la préfecture de Cayenne, après les excuses de la ministre Ericka Bareigts
Sous le balcon de la préfecture de Cayenne, après les excuses de la ministre Ericka Bareigts Crédits : Gilles Morel Citizenside - AFP

Les deux ministres présents en Guyane se donnent jusqu'à demain pour étudier les revendications des manifestants, pour un rattrapage structurel du retard économique et social du territoire ultramarin. Le gouvernement a notamment accepté de créer un tribunal de grande instance et d'un centre pénitentiaire à Saint-Laurent du Maroni, la deuxième ville de Guyane, ainsi qu'une aide de fonctionnement exceptionnelle de 20 millions d'euros à l'hôpital de Cayenne, fortement endetté.

La Guyane
La Guyane Crédits : Simon MALFATTO, Laurence SAUBADU AFP - AFP

Marine Le Pen à la conquête des agriculteurs et de la Bretagne : A presque trois semaines du premier tour de la présidentielle, Marine Le Pen a tenté de séduire, hier les agriculteurs, sur une terre plus rétive au Front national que le reste de la France : l'Ouest, où le FN engrange moins de voix que dans le reste de l'Hexagone. Reportage d'Aurélien Colly à Saint-Brieux.

Ingérence présumée de la Russie dans la présidentielle américaine (et l'élection française) : Alors que Marine Le Pen est accusée par ses détracteurs de trop grande proximité avec Vladimir Poutine, et que le risque de l'ingérence russe dans la présidentielle française a été relevé, hier, par le Sénat aux Etats-Unis, la commission du Renseignement du Sénat américain met directement en cause la Maison Blanche dans l’enquête russe. Ce dossier, de plus en plus complexe, a désormais tous les ingrédients d’une potentielle affaire d’Etat. Alors que le Sénat américain se prépare à entendre les proches de Donald Trump, dont les liens avec la Russie pendant la campagne posent de nombreuses questions, l’épisode du jour pourrait s’intituler : manipulation au sommet de l’Etat. Un classique de tous les feuilletons d’espionnage et une correspondance de Frédéric Carbonne à Washington.

Les Etats-Unis et la Russie parlent, d'une même voix sur un autre dossier, celui de l'environnement : Vladimir Poutine a remis en cause, hier, la responsabilité de l'homme dans le changement climatique, au moment où Donald Trump promet de prendre position "d'ici fin mai" sur l'accord de Paris sur le climat, qu'il avait vivement critiqué pendant la campagne présidentielle américaine.

Syrie : Est-ce pour s'aligner sur la Russie qui soutient Bachar al-Assad ? Les Etats-Unis ont reconnu ne plus faire du départ du président syrien une "priorité" et chercher une nouvelle stratégie dans le règlement du conflit en Syrie qui dure depuis six ans. Ce conflit a fait plus de 310.000 morts et où le nombre de réfugiés à l'étranger vient de dépasser le seuil des 5 millions d'hommes de femmes et d'enfants, qui ont fui l'horreur des combats, principalement vers le Liban, la Jordanie, l'Irak et en Turquie. Ankara a par ailleurs annoncé, hier, mettre fin à son opération en Syrie, "bouclier de l'Eupohrate" qui, depuis l'été dernier, vise le groupe Etat islamique mais aussi les kurdes.

Les kurdes tentent de faire entendre leurs voix dissonnantes à 15 jours du référendum sur le renforcement des pouvoirs du président Recep Tayyip Erdogan : Des affrontements ont éclaté, hier, devant le consulat de Turquie à Bruxelles, entre partisans et adversaires du gouvernement. Par ailleurs, l'un des chefs de l'opposition kurde entame une grève de la faim pour alerter sur ses conditions de détention, et celles d'autres militants kurdes. L'opposition muselée selon des ONG. On y revient dans le journal de 7h30.

Face aux destructions causées par les conflits ou le terrorisme, les pays du G7 veulent protéger le patrimoine culturel mondial : Pour lutter contre le saccage des biens et les trafics en tout genre, une déclaration commune a été signée hier à Florence lors du premier G7 de la Culture. Les 7 pays les plus puissants de la planète ne s’interdisent pas non plus d’intervenir sur la restauration et la mise en sécurité des biens menacés. C’est tout un arsenal juridique qui est en train de se préciser. Correspondance de Mathilde Imberty.

Au tribunal d'Amiens, les "loups blancs" néonazis condamnés, Serge Ayoub relaxé : Ce jeudi a marqué la fin de quatre jours de procès pour le "White wolves klan", le clan des loups blancs à Amiens. Les 18 membres ou sympathisants de ce groupe néo-nazi écopent de peines de prison allant jusqu' à 9 ans ferme. Serge Ayoub a été relaxé. Tous étaient jugés pour plus de trente délits. Compte-rendu de Marie-Gaëtane Comte de France Bleu Picardie.

Dernière étape, ce matin de la Caravane de la présidentielle : France Culture s'arrête à Montpellier, où Antoine Marette a rencontré François Barrere, reporter régional à l’édition de Montpellier du Midi Libre pour évoquer le phénomène de la radicalisation dans la région.

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