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Marion Maréchal-Le Pen

La présidentielle et la victoire d'Emmanuel Macron, bombe à fragmentation pour tous les partis politiques avant les législatives, entre décomposition et recomposition

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Le PS et Les Républicains tentent, chacun, d'imaginer de nouveaux programmes pour reconquérir un maximum d'électeurs aux législatives mais ils peinent à contenir leurs troupes, tentées par E. Macron. Au FN, Marion Maréchal-Le Pen se retire de la vie politique.La France Insoumise rompt avec le PCF.

Marion Maréchal-Le Pen
Marion Maréchal-Le Pen Crédits : JOEL SAGET AFP - AFP

Au FN, Marion Maréchal-Le Pen annonce son retrait temporaire de la vie politique : Décomposition et recomposition, c'est le programme, semble-t-il de TOUS les partis politiques avant les législatives. Au Front national, tout d'abord, Nicolas Bay, chargé de diriger la campagne pour le scrutin des 11 et 18 juin prochains, souhaitait dévoiler, hier, le nouveau slogan du parti : "Plus que jamais, défendre la France". Mais c'est le spectacle de la division, d'une défection, qu'a finalement offert le FN. Trois jours après la nette défaite de sa tante au second tour de la présidentielle, Marion Maréchal-Le Pen annonce son retrait temporaire de la vie politique. A 27 ans, la benjamine de l'Assemblée nationale ne briguera pas un deuxième mandat de députée du Vaucluse et va également quitter le Conseil régional de PACA. Raisons avancéesn dans une lettre publiée, ce matin, dans les pages de Vaucluse-Matin et du Dauphiné Libéré : "consacrer plus de temps" à sa vie familiale et travailler dans "le monde de l'entreprise". C'est une "désertion", selon Jean-Marie Le Pen. Mais derrière ces raisons personnelles, ne faut-il pas voir, aussi, dans ce retrait temporaire, le signe que le FN de Marine Le Pen et de Florian Philippot n'est plus celui de Marion Maréchal-Le Pen, plus libérale et à droite que la direction du parti ? ANALYSE de Frédéric Says, dont le billet politique s'interroge, ce matin : "la recomposition politique ira-t-elle jusqu'au Front National ?

Crise ouverte entre la France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon et le Parti communiste avant les législatives : Ils ont rompu les négociations pour le scrutin des 11 et 18 juin prochains. Le directeur de la campagne de Jean-Luc Mélenchon accuse Pierre Laurent d'avoir décidé de rompre les discussions en s'accrochant à la bannière d'un Front de Gauche qui n'existe plus. Quelques heures plus tôt, le secrétaire national du parti communiste avait renouvelé "avec gravité et colère son appel à la France Insoumise pour un accord dépassant une quinzaine de circonscriptions", se disant dans l'incompréhension face à ce "gâchis". Cette rupture pourrait précipiter davantage la chute du PCF et fortement handicaper l'élection massive de députés France Insoumise. PRECISIONS de Sophie Delpont.

Le PS au bord de l'implosion, sous l'effet Macron : Le Parti socialiste espère convaincre, les 11 et 18 juin prochains pour les législatives un maximum d'électeurs, après avoir été sèchement éliminé au premier tour de la présidentielle. Il en va de la survie politique et financière du parti. Mais le PS est plus que jamais menacé d'éclatement. Après la sortie de Manuel Valls hier, déclarant qu'il souhaitait se présenter sous les couleurs de La République en Marche, suivi quelques heures plus tard par le député de l'Essonne Malek Boutih, le parti socialiste a dû clarifier sa ligne autour d'une plate-forme commune, finalement approuvée sans vote par le Bureau National du PS, hier. Le PS est dans l'art subtil de la synthèse : condamnation, par exemple, de la réforme du code du code du travail par ordonnance prônée par Emmanuel Macron mais plus aucune mention du revenu universel voulu par Benoît Hamon.

Le souhait de Manuel Valls, être "candidat de la majorité présidentielle" aux élections législatives est fraîchement accueilli dans son fief de l'Essonne : A Evry, dans l’Essonne, fief de Manuel Valls, les militants socialistes se disent déboussolés, perdus, voire orphelins pour certains, par la volonté exprimée, hier, de l'ancien Premier ministre, de se présenter sous la bannière de la République en Marche, nouveau nom du mouvement initié par Emmanuel Macron. Et localement, du côté de la République en Marche, même réaction qu’au QG national : accueil glacial de cette candidature de Manuel Valls. REPORTAGE de Virginie Pironon de France Bleu à Paris.

Face à la tentation Macron, le bureau politique du parti "Les Républicains" a, lui aussi, tenté de resserrer les rangs, hier : Le parti a également remanié et même édulcoré le projet de François Fillon. Plus question, par exemple, d'augmenter de 2 points le taux de TVA, et puis il est désormais prévu de baisser de 10% l'impôt sur le revenu pour l'ensemble des ménages. Ce projet sera officiellement présenté, ce matin, au siège des LR, à Paris. Objectif : faire élire une majorité de députés aux élections législatives, les 11 et 18 juin prochains, afin d'imposer au nouveau président un gouvernement de droite, à travers une cohabitation. On y revient dans le journal de 7h30.

Washington sous le choc : Donald Trump a limogé le patron du FBI. James Comey a été remercié sans préavis, hier, et immédiatement relevé de ses fonctions parce qu’il fallait restaurer, dit le président des Etats-Unis, la confiance vis-à-vis du FBI dont l'attitude avait été critiquée pendant la campagne présidentielle. En l’occurrence, il s'agit surtout d'écarter le chef de l’enquête sur les liens entre des proches de Donald Trump et la Russie. CORRESPONDANCE, à Washington, de Frédéric Carbonne.

Accord sur le climat : Partir avec fracas au risque de faire s'écrouler l'édifice ou rester en recherchant des ajustements ? Le président des Etats-Unis, Donald Trump, a du mal à trancher sur l'accord de Paris sur le climat et a repoussé sa décision très attendue.

L’Italie est-elle responsable de la mort de centaines de personnes en Méditerranée ? L’hebdomadaire italien L’Espresso pose la question en diffusant un document audio exclusif, où l'on entend, en octobre 2013, un médecin syrien appeler les garde-côtes italiens à l’aide, en vain. Les autorités transalpines renvoient la responsabilité sur Malte. Pendant ce temps, le navire, avec à son bord des centaines de Syriens, fuyant la guerre, prend l’eau. Il coulera, provoquant la mort de 268 personnes, dont 60 enfants. Correspondance à Rome, d'Antonino Galofaro.

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