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François Baroin mène la campagne des législatives pour le parti Les Républicains et l'UDI

Le bateau Les Républicains tangue, face à la déferlante Macron : le parti renvoi à l'après-législatives les débats susceptibles de fracturer la droite

13 min

Divisée sur la conduite à tenir face à Emmanuel Macron et sonnée par la puissance de la vague qui porte le parti présidentiel aux législatives, la droite a décidé, hier, de faire bloc d'ici dimanche prochain. Mais une rupture post-législatives pourrait survenir entre "constructifs" et anti-Macron.

François Baroin mène la campagne des législatives pour le parti Les Républicains et l'UDI
François Baroin mène la campagne des législatives pour le parti Les Républicains et l'UDI Crédits : Patrick KOVARIK - AFP

Comment éviter le naufrage à droite ? Ils sont encore sonnés, abasourdis par l'ampleur de leur défaite au premier tour des législatives. Les membres du parti Les Républicains se sont engagés, lors d'un bureau politique hier, à resserrer les rangs d'ici le 2d tour, dimanche. "Il faut éviter d'avoir une Assemblée monolithique", a réaffirmé François Baroin, chef de file LR et UDI, pour les législatives. La droite et le centre pourrait obtenir entre 70 et 110 députés, soit deux fois moins de sièges que dans l'Assemblée sortante. Et encore, une trentaine de candidats Les Républicains se disent prêts à soutenir la majorité d'Emmanuel Macron (400 députés, au moins, seraient issus de la République en Marche et du MoDem dans la future Assemblée), réduisant ainsi la force d’opposition de droite. "Nous sommes sur un chemin de crête avec deux versants nord" : c'est ainsi que François Baroin a traduit, hier, la morosité ambiante chez les LR et l'UDI. Divisions entre les Macron-compatibles et l'aile droite de la formation, ce qui est en jeu, dès la semaine prochaine, après le 2d tour des législatives, c'est la refondation du parti, avant un congrès à l'automne. Mais en attendant, la droite tente de cacher les fractures, déjà visibles. Reportage de Yannick Falt.

Certains candidats de droite et de gauche sont tentés de rejoindre la Marche du président Macron : L'ancienne ministre du Travail Myriam El Khomri, arrivée deuxième au premier tour des législatives dans la 18e circonscription de Paris avec 20,23% des voix, est, certes, investie par le Parti socialiste mais elle se présente comme la représentante de la majorité présidentielle. Hier, dans un tweet, elle a remercié le président de la république, pour lui avoir "confirmé sa confiance en m'apportant son soutien officiel pour ce second tour". Son adversaire Pierre-Yves Bournazel, arrivé en tête sous l'étiquette Les Républicains, se présente lui aussi, dans cette criconscription de l'Est parisien, comme le représentant de la majorité présidentielle. Il avait d'ailleurs reçu, la semaine dernière, le soutien du Premier ministre Edouard Philippe. Faut-il y voir un éventuel affrontement, à distance, entre Matignon et l'Elysée ? En tout cas, la République en Marche n'avait pas présenté de candidat dans cette circonscription, comme dans une cinquantaine d'autres, pour ménager des figures de droite et de gauche compatibles avec le nouveau chef de l'Etat.

Suspicion de fraude électorale, à Marseille, dans la circonscription de Jean-Luc Mélenchon et du député socialiste sortant Patrick Mennucci : Le parquet de Marseille a ouvert une enquête. Dimanche, lors du dépouillement d'un bureau de vote, un ou plusieurs individus aurai(en)t profité d'un début d'échauffourées pour tenter d'interchanger deux enveloppes contenant des bulletins de vote. Les résultats du vote ont été invalidés dans ce bureau, mais cela n'a aucune incidence sur le résultat final, qui a vu le leader de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon virer en tête avec 34,31% des voix devant la candidate de la République en Marche, Corinne Versini (22,66%). Par ailleurs, réunion de crise, ce soir, à la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, l'une des plus puissantes de France, il y a 10 ans à peine. Les trois députés sortants, à Marseille, ont été balayés dès le premier tour des législatives. Pour qui appeler à voter ? Sans attendre la décision des caciques, la suppléante de Patrick Mennucci Nasséra Benmarnia appelle à voter Mélenchon dimanche prochain.

L'étiquette socialiste aurait fait perdre les candidats du PS et notamment les députés sortants : Avec 9,51% des voix, pour le PS et ses alliés, dimanche, une centaine de députés sortants socialistes sont d'ores et déjà éliminés, à l'instar de Dominique Raimbourg, président sortant de la Commission des lois (et fils de Bourvil), sèchement battu dans la 4e circonscription de Loire-Atlantique. La candidate macroniste, Aude Amadou, une ancienne handablleuse, est en passe de l'emporter au 2d tour, face au représentant de La France insoumise, Vincent Egron. Dominique Raimbourg, élu depuis 2007, a le sentiment de payer son étiquette socialiste. Interview de Dominique Raimbourg par Stanislas Vasak.

Malaise persistant au sein de la police, un an après l'attentat de Magnanville : Il y a un an, jour pour jour, un attentat visait pour la 1e fois des policiers dans l'intimité de leur domicile, à Magnanville, en région parisienne. Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider étaient été tués sauvagement, sous les yeux de leur petit garçon de trois ans. Cet attentat était revendiqué le groupe Etat islamique. Le djihadiste, Larossi Abballa, 25 ans, avait été abattu par le Raid. Cet attentat avait provoqué une grande émotion dans le pays et un profond malaise chez les forces de l'ordre. Malaise qui ne s'est pas dissipé depuis. Reportage de Benoit Bouscarel.

Acculé dans ses fiefs en Syrie et en Irak, le groupe Etat islamique a appelé, hier, ses partisans à de nouvelles attaques pendant le ramadan : Daech a de nouveau proféré des menaces contre les Etats-Unis, l'Europe, la Russie, la Syrie, ou encore l'Irak, alors que les combattants du groupe Etat islamique sont acculés dans leurs fiefs en Syrie et en Irak. A Raqa, en Syrie, les forces kurdes et arabes, soutenues par les Etats-Unis, sont parvenues, hier, à s'approcher de la vieille ville. Et dans l'Irak voisin, à Mossoul, les soldats encerclent totalement la vieille ville, toujours aux mains des djihadistes. Focus, ce matin sur des retrouvailles émouvantes : celle de Christina, une petite fille de 6 ans, vient de rejoindre sa famille, après avoir vécu un calvaire pendant trois ans. Elle avait été enlevée par le groupe Etat islamique quand les djihadistes s'étaient emparé de vastes portions de territoire dans le nord de l'Irak en 2014. Reportage de notre envoyé spécial en Irak, Omar Ouahmane.

Trois juges d'instruction ont été désignés pour poursuivre l'enquête sur le cimentier Lafarge, accusé d'avoir indirectement financé le groupe Etat islamique en Syrie : Deux juges du pôle financier et un juge antiterroriste, co-saisis sur un même dossier, devront déterminer jusqu’où le cimentier franco-suisse s'est compromis avec le groupe Etat islamique pour que l'usine flambant neuve de Jalabiya, qui avait nécessité de lourds investissements, continue de fonctionner tant bien que mal, pendant la guerre. C'est une information de nos confrères de France Inter.

L'opposant n°1 du Kremlin arrêté hier : Alexeï Navalny, qui lutte contre le pouvoir de Vladimir Poutine et contre la corruption, a été condamné à 30 jours de détention hier soir, épilogue d'une journée de mobilisation de ses partisans marquée par plus de 1.500 arrestations dans toute la Russie. La généralisation de ces manifestations risque d’augmenter encore le crédit de Navalny, le seul capable de mobiliser les mécontents, à moins d’un an de la présidentielle en Russie.

Encore un cri de détresse, des producteurs laitiers : Les syndicats agricoles manifestent aujourd'hui, car les éleveurs n'arrivent pas à vivre de leur métier. Mal payés, surendettés…Tous les trois jours, un agriculteur se suicide en France. Pour éviter le pire, la FNSEA et les Jeunes agriculteurs demandent notamment une politique de soutien de la filière laitière qui suive la tendance des prix, en Europe. On y revient dans le journal de 7h30.

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