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Le camp de migrants de Grande-Synthe, dans le Nord, ravagé par un incendie

Le camp de migrants de Grande-Synthe réduit en cendres

13 min

Des tôles calcinées, des chalets réduits en cendres : il ne reste quasiment plus rien du camp de migrants de Grande-Synthe (Nord), ravagé par un incendie. La préfecture soupçonne des feux volontaires après une rixe entre Kurdes et Afghans. Bilan : une dizaine de blessés et 400/1.400 migrants relogés

Le camp de migrants de Grande-Synthe, dans le Nord, ravagé par un incendie
Le camp de migrants de Grande-Synthe, dans le Nord, ravagé par un incendie Crédits : PHILIPPE HUGUEN AFP - AFP

Un incendie a ravagé le camp de migrants de Grande-Synthe : Des braises à la place des cabanes en bois, installées il y a plus d'un an par Médecins sans frontières. C'est le spectacle de désolation qu'offre, ce matin, le camp de Grande-Synthe dans le Nord. Ce camp de migrants, également dit de La Linière, situé dans l'agglomération de Dunkerque, proposait, à son ouverture en mars 2016, un accueil respectueux des normes internationales pour les exilés rêvant d'une vie meilleure en Angleterre. Mais un incendie a finalement ravagé le camp et, si une enquête a été ouverte, la préfecture soupçonne déjà des feux volontaires, déclenchés après une rixe entre Afghans et Kurdes, hier après-midi. Cette bagarre a fait six blessés à l'arme blanche. A l'origine de la discorde, selon plusieurs témoignages, l'augmentation du nombre d'Afghans, arrivés après le démantèlement de la "Jungle" de Calais, à 40 km de Grande-Synthe. Ces Afghans n'auraient pas accepté d'être parqués dans les cuisines collectives tandis que les Kurdes dormaient dans des chalets dont le nombre n'a pas été accru. Bilan (encore provisoire) de l'incendie qui a ravagé, ensuite, le camp : une dizaine de blessés et sur les 1.400 migrants qui vivaient là, seuls 400 ont été relogés pour l'instant. Retour sur ces dernières heures à Grande-Synthe, avec Matthieu Darriet de France Bleu Nord.

Et puis par ailleurs, à 7h36, le choix de la rédaction s'arrêtera sur le sort de ces exilés qui reviennent, cette fois à Calais. Six mois après le démantèlement de la jungle, c'est un reportage de Marie-Pierre Vérot à suivre dans le journal de 7h30.

Avant d'aller à Moscou, Rex Tillerson est en première ligne au G7 des ministres des Affaires étrangères en Italie : Dans le G7 des ministres des Affaires étrangères qui se tient à Lucques, en Italie, avec la Syrie au coeur des discussions, la position du chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson sera évidemment guettée, au lendemain des prises de positions fermes de son collègue de la Défense, James Mattis. "Les Etats-Unis ne resteront pas passifs quand Assad tue des innocents avec des armes chimiques", et la Syrie "serait mal avisée d'utiliser à nouveau des armes chimiques", a averti le chef du Pentagone. Rex Tillerson, le nouveau visage, donc, de la diplomatie américaine, est par ailleurs attendu à Moscou, ce soir. Le secrétaire d'Etat américain ne sera pas reçu au Kremlin comme annoncé, signe de mécontement du président russe Vladimir Poutine, qui n'accepte toujours pas les frappes américaines, la semaine dernière, contre une base syrienne. Et les entrées de Rex Tillerson au Kremlin, à l'époque où il dirigeait le géant pétrolier Exxon Mobil, ne lui seront d'aucune utilité. Correspondance à Moscou, Claude Bruillot.

Regain de tension Washington et Pyongyang : En plus des dossiers russe et syrien, la Maison Blanche doit également faire face à de nouvelles menaces de la Corée du Nord. Pyongyang promet de répondre au déploiement "insensé" de la marine américaine vers la péninsule coréenne et se dit prête à la "guerre". L'administration Trump avait déclaré, ce week-end, qu'elle pourrait se charger "seule" du problème des programmes nucléaire et balistique nord-coréens, si Pékin ne faisait pas rentrer dans le rang son turbulent voisin.

Rapport annuel d'Amnesty Inernational sur la peine de mort
Rapport annuel d'Amnesty Inernational sur la peine de mort Crédits : ANTHONY WALLACE AFP - AFP

Les exécutions ont baissé de 37% dans le monde en 2016 selon l'ONG Amnesty International qui publie son rapport annuel, aujourd'hui, sur l'état de la peine de mort dans le monde : Cette année encore, l'ONG affirme que c'est en Chine qu'ont été exécutés le plus grand nombre de prisonniers, même si les données sont classées "secret d'Etat". Dès lors, le chiffre de 1.032 personnes exécutées dans le monde en 2016 n'inclut pas les milliers d'executions cachées en Chine. Avec la Chine, quatre pays sont à eux seuls responsables de pres de 87% des mises à mort : l'Iran, l'Arabie saoudite, l'Irak et le Pakistan. Et pour la première fois, les Etats-Unis ont le plus faible chiffre d'exécutions depuis 1991 avec 20 condamnations à mort, tout de même l'an dernier. Le détail du rapport avec Nadine Epstain. Et dans tous les pays où la peine de mort existe encore, les condamnations capitales sont prononcées suite à des procès souvent iniques, dénonce Amnesty International, pour des meurtres mais pas seulement. Explications d'Anne Denis, chargée du dossier de la peine de mort à Amnesty International, jointe par Nadine Epstain.

A J-12 de la présidentielle, le NPA tente de faire entendre son programme, auprès d'électeurs tentés par Jean-Luc Mélenchon, parfois au nom du vote utile : Au NPA, on se partage le travail. Tandis que Philippe Poutou est un meeting, ce soir, à Vénissieux, près de Lyon, hier c'est Olivier Besancenot qui tenait une réunion publique à Bagneux, dans les Hauts-de-Seine. A l'heure où Jean-Luc Mélenchon est porté par des sondages flatteurs, la question de l'unité de la gauche radicale et du vote utile est posée. Reportage de Laurence Peuron.

Mediapart affirme que Penelope Fillon a eu des activités rémunérées par l'Assemblée nationale dès 1982, soit quatre ans avant le début de son emploi d'assistante parlementaire au coeur de l'enquête des juges d'instruction. "A ce jour, ces éléments n'intéressent pas la justice", explique l'avocat de François Fillon. Me Antonin Lévy précise que son client a été mis en examen uniquement pour des faits postérieurs à 1997.

Le gouvernement ne pourra pas aller au-delà du milliard d'euros pour aider la Guyane : C'est pour cela que François Hollande appelle à la fin du blocage dans le département français. Il se dit même prêt à recevoir les parlementaires à tout moment, à Paris. Mais les principaux intéressés ne l'entendent pas de cette oreille. On y revient dans le journal de 7h30.

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