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Penelope et François Fillon

Le Canard Enchaîné revoit à la hausse la rémunération de Penelope Fillon pour des emplois présumés fictifs

13 min

Alors que François Fillon dénonce une opération "professionnelle" de "calomnie" visant à abattre sa candidature présidentielle, le Canard Enchaîné, à lire ce matin, revoit à la hausse la rémunération de Penelope Fillon pour des emplois présumés fictifs comme assistante parlementaire.

Penelope et François Fillon
Penelope et François Fillon Crédits : CITIZENSIDE Stéphane ROUPPERT Citizenside - AFP

Suite des révélations du Canard Enchaîné sur le couple Fillon et leurs enfants : La presse le compare désormais à Jérôme Cahuzac. Les éditorialistes de Libération, du Midi Libre ou encore du Républicain Lorrain anticipent, ce matin, la chute de François Fillon. Le candidat de la droite et du centre à la présidentielle, est, de nouveau, l'objet de révélations à lire dans le Canard enchaîné, ce matin. Ses enfants auraient été rémunérés comme assistants parlementaires pour plus de 80 000 euros, lorsque François Fillon était au Sénat. Et son épouse, Penelope Fillon, aurait perçu non pas 500.000 euros brut comme indiqué la semaine dernière dans l'hebdomadaire satirtique, mais plus de 800.000 euros comme assistante parlementaire de son mari ou de son suppléant Marc Joulaud, aujourd'hui maire de Sablé-sur-Sarthe. Des emplois présumés fictifs pour lesquels une enquête préliminaire est d'ailleurs en cours. Ces révélations du Canard écornent l'image de celui qui se présente dans trois mois à la présidentielle et qui revendique, encore et toujours, son exemplarité. François Fillon a dénoncé, hier, une opération "professionnelle" de "calomnie" visant à abattre sa candidature présidentielle et qui serait du "jamais vu", à sa connaissance, dans l'histoire de la Ve République. Explications de Marie-Pierre Vérot.

Au Front national, Marine Le Pen refuse de restituer près de 300.000 euros au Parlement européen : La présidente du FN, euro-députée, avait jusqu'à hier soir pour répondre à la demande de recouvrement, concernant l'emploi d'une assistante parlementaire qui travaillait, selon Bruxelles, non pas dans les locaux du Parlement européen, mais surtout au siège du FN à Paris.

Un big bang, à présent, dans le renseignement pénitentiaire, selon le gouvernement : Entrée en vigueur, aujourd'hui, du Bureau central du renseignement pénitentiaire dans le cadre du plan contre la radicalisation en prison. Les agents du renseignement pénitentiaire vont pouvoir utiliser les techniques jusque la réservées aux agents du ministère de l'Intérieur, comme la mise sur écoute d'une cellule, des parloirs, ou encore des proches des détenus. Ils pourront également transmettre et recevoir des données de la DGSE. Ce bureau central compte aussi sur les informations remontées par les agents, en contact direct avec les détenus, à savoir, les surveillants, et les services pénitentiaires d'insertion et de probation. Géraud Delorme, directeur de prison, a piloté ce dispositif avec 3 objectifs affichés : la prévention du terrorisme mais aussi de la criminalité organisée. Explications au micro de Florence Sturm. 51 recrutements sont en cours chez les agents du renseignement pénitentiaire, pour utiliser ces techniques de renseignements semblables à celles de la DGSE. Mais pour Laurence Blisson, secrétaire générale du syndicat de la magistrature, interrogée par Lise Verbeke, cela crée une confusion dans le travail de ces surveillants, mais aussi dans leur rapport aux détenus.

A 3 mois de la présidentielle, le Sénat détricote la politique pénale de l'ancienne garde des Sceaux, Christiane Taubira : Une proposition de loi Les Républicains a été adoptée, hier soir, en vue de supprimer la contrainte pénale, contre l'avis du gouvernment. Pour l'actuel ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, "rétablir les peines minimales, renforcer les règles de révocation des sursis, supprimer la contrainte pénale (...) alourdirait le travail de la justice".

Interrogée dans les Inrocks, Christiane Taubira estime que la voix de Benoît Hamon "est un vrai renouvellement" : Et d'épingler, sans le nommer, l'ancien Premier ministre Manuel Valls. "Se prétendre le champion de la sécurité comme une fin en soi, alors qu'elle est un droit, ou se proclamer champion de la laïcité intégrale pour exclure, ce ne sont pas des marqueurs de gauche", déclare l'ancienne Garde des Sceaux.

Manuel Valls, de son côté, appelle ses soutiens à rester "ensemble" au Parti Socialiste, plutôt qu'aller "ailleurs", à savoir chez Emmanuel Macron : Cette déclaration, hier, fait suite à la tribune de l'aile droite du PS, où les députés Christophe Caresche et Gilles Savary, du Pôle des réformateurs du PS ont revendiqué un "droit de retrait" de la campagne présidentielle, estimant que les conditions de soutien à Benoît Hamon, investi dimanche à la primaire de la Belle Alliance populaire, n'étaient pas réunies.

Donald Trump
Donald Trump Crédits : Brendan Smialowski AFP - AFP

Alors que Donald Trump nomme un neuvième juge, un conservateur, à la Cour suprême des Etats-Unis, ses mesures anti-immigration suscitent toujours des critiques : Les conservateurs sont de nouveaux majoritaires à la Cour suprême des Etats-Unis. Donald Trump vient de nommer un 9e juge, Neil Gorsuch qui a, par exemple, soutenu des pharmacies refusant de vendre des contraceptifs, au nom de la liberté religieuse. Inquiétudes des démocrates. On y revient dans le journal de 7h30.

Toujours aux Etats-Unis, les recours contre le décret anti-immigration signé vendredi, par Donald Trump, ont été rejoints, hier, par trois nouveaux Etats. Le Massachusetts, New York et la Virginie sont opposés à la suspension de l'entrée sur le territoire américain des ressortissants de sept pays à majorité musulmane, dont le Yémen. Un pays où la guerre civile a fait près de 10.000 morts et 3 millions de déplacés. Escalade depuis mars 2015 avec l'intervention d'une coalition militaire conduite par l'Arabie Saoudite. Les Etats-Unis soutiennent cette coalition qui bombarde les Houthis et défend le gouvernement yéménite. Selon l'UNICEF, 28 millions de yéménites éprouvent aujourd'hui des difficultés pour se nourrir, dont plus de 2 millions d'enfants. Alerte lancée par Meritxel Relano, la représentante de l'UNICEF au Yémen, jointe par Nabila Amel.

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