LE DIRECT

Le candidat de la "vérité"

12 min
À retrouver dans l'émission

JOURNAL DE 7H de Renaud Candelier

La "vérité" contre le rêve, Nicolas Sarkozy a choisi une posture de contraste avec celle du "candidat socialiste". Il y a quelques jours encore, il se montrait en Président et surtout pas en candidat. A partir de maintenant ce sera l'inverse. Nicolas Sarkozy réussira-t-il a faire oublier qu'il a été chef de l'Etat pendant cinq ans ? Voilà le pari du désormais candidat de l'UMP oublier le quinquénat et "faire campagne."

"J'chsuis candidat" ou le retour, si tant est qu'il avait disparu, du langage familier dans la voix de celui qui est encore Président. Une posture donc et deux thèmes très généraux « la France forte » c’est son slogan, et la parole au "peuple". Nicolas Sarkozy ménage le suspens sur son programme et c'est là-dessus que portent la plupart des critiques dont François Hollande hier à Rouen. Ou encore le candidat du Modem, François Bayrou qui fustige un "capitaine" qui mené le navire sur le récif.

Et cette métaphore du capitaine, colle à l'affiche de campagne. On y voit un Nicolas Sarkozy de trois quart, le regard au loin tourné vers la droite sur fond de mer mais une mer calme même une mer plate bien loin donc de la tempête évoquée hier soir. Le lancement de candidature s'accompagne d'un site internet et se prolongera aujourd'hui en Haute Savoie, un département ancré à droite par un bain de foule à Annecy et une première réunion publique.

La diplomatie française à l'oeuvre sur la Syrie. Alain Juppé doit rencontrer son homologue russe aujourd'hui à Vienne lors d'une conférence consacrée au trafic de drogue. Le ministre français devrait avancer l'idée de corridors humanitaires, mais hier Serguei Lavrov a rappelé qu'il était opposé à toute intervention extérieure. Alain Juppé reconnait que ses chances sont minces de convaincre le principal allié de Bachar El Assad.

Ce matin l'armée syrienne a bombardé la ville de Deraa. Tandis que le régime tente encore de faire croire qu'il veut se réformer en annonçant hier la tenue d'un référendum le 26 février sur un projet de nouvelle Constitution. Elle mettrait fin au monopole du parti Baas, au pouvoir depuis près de 50 ans. Aux Etats-Unis, le porte-parole de la Maison Blanche a qualifié cette annonce de "plaisanterie".

L'équipe
À venir dans ... secondes ...par......