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Le "Front républicain" n'aura pas mobilisé grand monde

12 min
À retrouver dans l'émission

Moins de 47% des électeurs se sont déplacés hier pour le second tour des cantonales, et nombreux sont les analystes ce matin qui préfèrent parler de "désillusion", de "désintérêt" pour commenter la montée du Front national, plutôt que d'un nouveau visage politique de la France.12% de voix ou presque pour le FN... Un score en légère baisse par rapport au premier tour, mais partout, dans quasiment tous les cantons où il s'était maintenu, le parti de Marine le Pen progresse en nombre de voix, et parfois de manière spectaculaire, en Haute Normandie ou en Moselle - ses bons résultats n'auront toutefois pas permis au FN de gagner plus de deux élus: l'un à Carpentras dans le Vaucluse, l'autre à Brignolles dans le Var.A bien regarder la carte électorale, ce sont souvent les électeurs de l'UMP qui ont donné leurs voix à l'extrême-droite, pour éviter de faire gagner la gauche.La gauche sortie renforcée malgré tout de ce scrutin, 36% des voix pour le parti socialiste qui s'empare du Jura, des Pyrénées-Atlantiques, de la Réunion et de Mayotte et peut-être de la Savoie et de la Loire... A droite qui totalise difficilement 35.9% des voix, on ne cache pas sa déception.Panorama électoral de Marie-Eve MalouinesLe PS "ménage ses partenaires" disait Marie-Eve Malouines; le Front de gauche totalise quelquue 118 élus, dont 5 du Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon. Les communistes conservent leurs deux derniers bastions, l'Allier et le Val de Marne; enfin, Europe-Ecologie ne dépasse pas 3% mais , avec ses 49 élus, gagne tout juste le pari de leur patronne Cécile Duflot.Les discours écologistes semblent avoir davantage d'écho en Allemagne, où Les Verts ont triomphé, hier, lors des élections régionales du riche Bade-Wurtemberg... Les "Grüne" vont pour la première fois, gouverner un Land, et pas n'importe lequel: le plus industrialisé avec 4 centrales nucléaires. Pour la CDU d'Angela Merkel c'est une nouvelle défaite douloureuse. Et même si les élections régionales allemandes n'ont pas grand-chose à voir avec nos cantonales, tout cela a tout de même un petit air de claque pour le pouvoir en place... Ambiance d'élections à mi-mandat pour ces scrutins c'est l'analyse du politologue Patrick Lafarge au micro de Ludovic Piedtenu.

Les insurgés libyens ne sont jamais allés aussi vite dans leur reconquête de l'ouest.Après avoir repris le verrou stratégique d'Ajdabiyah samedi, après avoir reconquis Brega et Ras Lanouf, l'avant-garde rebelle annonce ce matin s'être emparée de Syrte, non seulement ville natale de Mouammar Kadhafi mais surtout, plus important fief des rebelles... L'information n'a pas été confirmée mais hier les insurgés étaient en bonne position, et à l'abri des menaces de l'armée libyenne, pour grande partie anéantie par la coalition.La coalition qui a finalement passé le relais des opérations hier, c'est à l'Otan que revient la charge du commandement, les Etats-Unis lui ont cédé la place. A Bruxelles correspondance de Grégoire Lory.

En Syrie le gouvernement toujours entre menaces et concessions.Des proches de Bachar al-Assad hier annonçaient l'abrogation de la loi d'urgence, en vigueur depuis près de 50 ans, sans dire quand elle serait effectivement levée. Les autorités ont toujours la ville de Deraa dans l'oeil du viseur, des renforts militaires ont été envoyés dans cette capitale méridionale de la contestation.Quant au bilan de la répression il reste encore très diffile à établir, les affrontements de ce week-end auraient tué au moins 12 personnes. Précisions de Valérie Crova et reportage de Guillaume Le Tac auprès de jeunes syriens étudiant en Jordanie et qui se tiennent informés de ce qu'ils appellent "leur" révolution.

La terre a de nouveau tremblé tôt ce matin au nord-est du Japon. Un séisme de 6.5 sur l'échelle de Richter qui a tout de suite entraîné une alerte au tsunami... alerte retirée quelque temps plus tard.A la centrale nucléaire de Fukushima, les taux de radioactivité mesurés sont toujours plus inquiétants: 1150 fois supérieurs à la normale dans l'eau de mer à proximité des réacteurs... Sur le court terme, les premiers à en souffrir sont les pêcheurs locaux, déjà condamnés au chômage par le séisme et le tsunami. Ne serait-ce qu'à 200 kms de la centrale, dans le port de Yamada, ce marin pêcheur rencontré par Frédéric Charles ne donne pas cher de son lieu de travail dans les jours qui viennent.

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