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Composition du nouveau Sénat

Le Sénat, une épine dans le pied des Marcheurs

13 min

Un peu plus de bleu, au Palais du Luxembourg : la droite ressort renforcée des sénatoriales, alors que la gauche résiste et que la République en Marche rate son assaut au Sénat. En quoi ces résultats sont-ils importants pour les textes législatifs à venir ? Analyse dans ce journal.

Composition du nouveau Sénat
Composition du nouveau Sénat Crédits : Laurence SAUBADU, Paul DEFOSSEUX / AFP - AFP

Le Sénat, une épine dans le pied des Marcheurs : La majorité de droite au Sénat est sortie renforcée, hier, des élections sénatoriales qui ont vu la moitié du Palais du Luxembourg renouvelée. Premier revers pour la République en marche d'Emmanuel Macron, très loin des objectifs affichés après la présidentielle. Les Républicains comptent désormais 159 sénateurs, soit 17 de plus que dans le Sénat sortant. L'UDI en compte une cinquantaine. Les socialistes limitent les dégâts, avec 81 sièges ; 5 sièges de moins, certes que dans le Sénat sortant, mais le groupe s'annonce deux fois plus large qu'à l'Assemblée nationale. Toujours à gauche, les communistes et les radicaux du RDSE perdent des sièges, mais parviennent chacun à conserver 12 élus, 2 de plus que la barre nécessaire pour former un groupe. Le grand perdant, donc, c'est La République en Marche avec 28 élus. Il semblerait que "le vieux monde" ait décidé d'infliger une claque au parti présidentiel, traduisant ainsi l'inquiétude des élus, confrontés aux décisions du gouvernement impactant les finances des collectivités territoriales. Quelles conséquences ces résultats auront-ils sur les projets de loi du gouvernement ? On sait qu'avec la navette parlementaire, c'est l'Assemblée nationale qui a le dernier mot. Mais qu'en est-il des réformes constitutionnelles voulues par le président Macron ? Analyse complète de Stéphane Robert.

Résultats des élections fédérales (législatives) en Allemagne
Résultats des élections fédérales (législatives) en Allemagne Crédits : Jonathan STOREY, Matthias BOLLMEYER / AFP - AFP

L'extrême-droite entre au parlement, "séisme électoral" en Allemagne : C'est par ces mots que le quotidien populaire Bild résume les élections fédérales d'hier, en Allemagne. Certes, pour la 4e fois d'affilée, Angela Merkel et son parti la CDU, remportent les législatives, mais avec 32,9% des voix, c'est le plus mauvais score des conservateurs depuis 1949 et la naissance de la République fédérale. 2e du scrutin, lessociaux-démocrates du SPD réalisent également leur plus mauvais résultat, tandis que les nationalistes et populistes de l'AfD, l'Alternative pour l'Allemagne s'imposent comme la 3e force politique du pays avec 13% des suffrages. 80 à 90 députés de l'AfD vont donc faire leur entrée au Bundestag. Une percée historique qui a choqué des centaines de Berlinois, hier : manifestation dès l’annonce des résultats près de l’Alexander Platz, sous forte surveillance policière. Reportage à Berlin de Julie Pietri.

Qui pour gouverner avec Angela Merkel ? La chancelière, dont le parti est arrivé en tête aux élections hier, va devoir former une nouvelle coalition. Mais après le refus des sociaux-démocrates de poursuivre la grande coalition, une seule option s'offre à elle : une alliance à trois, avec les Verts et le parti libéral FDP, un parti qui s'est fait remarquer pendant la campagne par des positions très dures sur l'Europe et la zone euro. Le leader du FDP, Christian Lindner a annoncé la couleur dès hier soir : les projets d'Emmanuel Macron pour réformer la zone euro ? Très peu pour lui. Interview du leader du FDP, Christian Lindner par Cyril Sauvageot.

Projet de loi antiterroriste : Avec une semaine d'avance sur le calendrier prévu, les députés font leur rentrée aujourd'hui, pour une semaine de session "extraordinaire". Les débats vont porter, jusqu'à jeudi soir, sur le projet de loi "sécurité intérieure et lutte contre le terrorisme". Il s'agit de fixer un cadre à l'après-état d'urgence, prorogé 6 fois depuis les attentats du 13 novembre 2015. Face aux nombreuses inquiétudes de magistrats et d'associations qui ne veulent pas voir inscrire dans le droit commun des mesures exceptionnelles jusque là réservé à l'état d'urgence, le gouvernement va devoir composer avec un calendrier serré. Explications de Ludovic Piedtenu.

Les routiers CGT et FO entament, ce matin, un mouvement reconductible contre la réforme du Code du travail et pour appuyer des revendications catégorielles : Les routiers mènent des actions de blocage autour de lieux stratégiques comme les dépôts de carburant. Reportage à suivre dans le journal de 7h30.

Un bureau de vote à Erbil
Un bureau de vote à Erbil Crédits : Dmitriy Vinogradov / Sputnik - AFP

Jour J pour un Etat kurde ? 5 millions d'habitants du Kurdistan irakien sont appelés à se prononcer, aujourd'hui, pour ou contre l’indépendance. La province autonome du nord de l’Irak veut couper totalement les liens avec Bagdad. Presque tous les acteurs majeurs du Moyen-Orient s’opposent à ce référendum, mais le président du Kurdistan Massoud Barzani a résisté aux pressions et maintenu ce référendum, malgré l’opposition, notamment de la Turquie voisine. Ankara, qui a promis des représailles, redoute que la naissance d’un État kurde à ses frontières ne donne des idées aux Kurdes vivant en Turquie. Correspondance à Istanbul d’Anne Andlauer.

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