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Chiffres fournis par la République En Marche ! pour les 428 investitures dévoilées hier pour les législatives des 11 et 18 juin

Législatives : la République en marche dévoile 428 candidats, issus, en majorité de la société civile, mais François Bayrou déplore le manque d'investitures MoDem

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Des couacs dans la partition de la République en Marche et ses 428 candidats investis hier. Renouvellement et rajeunissement indiscutables, mais des erreurs dans la fournie aux journalistes. François Bayrou refuse, lui, l'assentiment du MoDem par manque de place accordée à son parti dit-il.

Chiffres fournis par la République En Marche ! pour les 428 investitures dévoilées hier pour les législatives des 11 et 18 juin
Chiffres fournis par la République En Marche ! pour les 428 investitures dévoilées hier pour les législatives des 11 et 18 juin Crédits : La République en Marche! - AFP

Accords et désaccords autour des investitures de la République en marche pour les législatives : Pendant toute la campagne présidentielle, il souhaitait rassembler la droite et la gauche, en traçant une nouvelle voie au centre. Emmanuel Macron a, certes, ménagé, hier, des ténors de droite et de gauche, en n'investissant, pour l'instant, aucun candidat pour les législatives dans 149 circonscriptions. Personne, par exemple, face à Manuel Valls dans l'Essonne, qui n'a pas pu entrer dans la République en Marche, mais le présisdent élu a fortement contrarié celui qui était déjà son allié, avant le 1er tour : François Bayrou espérait davantage de candidatures MoDem.

Profil des 428 candidats en Marche : Les promesses du candidat Macron, - renouvellement, parité, pluralisme-, ont-elles été respectées dans la liste des 428 candidats investis sous la bannière En Marche, pour le scrutin des 11 et 18 juin prochains ? DETAILS avec Antoine Marette.

Le mathématicien Cédric Villani fait partie des 428 candidats en Marche : Le lauréat de la médaille Fields en 2010 a été investi dans la 5e circonscription de l'Essonne. Il explique les raisons de son engagement. ENTRETIEN.

Quelques erreurs dans les investitures annoncées par la République En Marche ! Le sénateur-maire socialiste de Sarcelles, François Pupponi, a contesté avoir donné son accord pour être candidat sous l'étiquette "En Marche" aux législatives, tout comme le président du Racing Club de Toulon (rugby) Mourad Boudjellal, ou encore le député sortant de Béthune Stéphane Saint André, radical de gauche. Par ailleurs, l'investiture qui avait été accordée au député sortant socialiste de l'Ile de la Réunion, Thierry Robert, lui a été retirée car son casier judiciaire n'était pas vierge, or c'est l'une des conditions pour se présenter sous la bannière En Marche! . Quant au député PRG du Calvados, Alain Touret, l'un des premiers soutiens d'Emmanuel Macron, il avait, lui, été oublié dans la liste des candidats investis.

Colère de François Bayrou contre le mouvement initié par Emmanuel Macron : François Bayrou a indiqué, hier, que la liste des 428 candidats n'avait pas son assentiment. Le président du MoDem, pourtant allié d'Emmanuel Macron avant le 1er tour de la présidentielle, déplore le manque de concertation avec les équipes du président élu. Richard Ferrand, le secrétaire général du parti d'Emmanuel Macron, rappelle que certaines circonscriptions doivent encore être attribuées, 149 sont en suspens. Les 35 cirsconscriptions gagnables, accordées au Modem, sont largement en-deçà des promesses, déplore François Bayrou. Il convoque d'ailleurs le bureau politique de son parti, ce soir. Bref, la lune de miel Bayrou-Macron semble terminée alors même que le quinquennat n'a pas débuté. ANALYSE de Cyril Graziani.

De son côté, le secrétaire national du parti communiste Pierre Laurent dénonce la "tambouille" qui a, selon lui, présidé au choix des investitures de la République en marche ! pour les législatives : Il accuse Emmanuel Macron de vouloir créer une "majorité de courtisans", INTERVIEW dans le journal de 7h30.

Une usine piégée par des bonbonnes de gaz, reliées à des jerricanes d'essence : C'est ainsi que certains des 277 salariés de GM&S Industry, à La Souterraine, en Creuse, ont choisi d'exprimer leur colère et leur désespoir. Ce sous-traitant automobile, 2e employeur privé du département, est en redressement judiciaire depuis décembre dernier. Les ouvriers ont le sentiment d'etre abandonnés par leurs principaux clients Renault et PSA, qui ne signeraient pas assez de commandes, selon eux. A 11 jours d'une possible liquidation judiciaire, les employés haussent le ton : pour faire sortir les constructeurs de leur silence, pour interpeller, aussi, le président élu Emmanuel Macron, ils ont détruit deux machines de leur usine, hier. REPORTAGE d'Olivier Estran de France Bleu Creuse.

Des agriculteurs veulent aussi se faire entendre d'Emmanuel Macron : Environ 250 agriculteurs, venus avec une cinquantaine de tracteurs, ont manifesté, hier soir , à l'appel de la FDSEA, au Mans. Une grande banderole avait été accrochée sur la grille de la préfecture, sur laquelle on pouvait lire: "Agriculture, (Stéphane) Le Foll m'a tuée", en référence au ministre de l'agriculture du gouvernement sortant, implanté de longue date dans la Sarthe. Une autre pancarte accrochée sur un tracteur mentionnait, en référence à Emmanuel Besnier, PDG du groupe laitier Lactalis: "Je travaille pour la 8è fortune de France, cherchez l'erreur".

Donald Trump admet avoir limogé le directeur du FBI après lui avoir demandé s'il était visé par une enquête : Contrairement à ce que disait son entourage depuis 48h, Donald Trump a avoué, hier sur NBC, qu'il avait bien limogé James Comey après lui avoir demandé s'il enquêtait toujours sur lui, président, mais aussi sur son entourage et les collusions éventuelles avec la Russie pendant la présidentielle. Ces propos pourraient aggraver la crise avec le FBI et la crise politique. On y revient dans le journal de 7h30.

La croissance semble bien repartie en zone euro : Alors que les ministres des Finances du G7 (Etats-Unis, Japon, Canda, Allemagne, France, Grande-Bretagne et Italie) ont préféré renoncer aux sujets qui fâchent, comme le commerce international, pour mieux s'entendre aujourd'hui et demain, à Bari, en Italie, sur les questions de cybersécurité ou de lutte contre le financement du terrorisme, la croissance semble bien repartie en zone euro. C'est ce qui ressort des prévisions économiques de la Commission européenne. Pour ses prévisions de printemps , elle évalue à 1,7 % le taux de croissance cette année en zone euro. Les incertitudes politiques ne semblent pas contrarier les marchés ni les entrepreneurs comme beaucoup l'avaient annoncé après l'annonce du Brexit. Pour Philippe Ithurbide, directeur recherche et stratégie chez Amundi, les fondamentaux européens s'améliorent. EXPLICATIONS au micro de Jean-Marc Chardon.

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