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L'enquête sur l'attentat-suicide de Manchester

L'enquête sur l'attentat-suicide de Manchester s'étend de l'Angleterre à la Libye

12 min

Salman Abedi n'est pas un loup solitaire. L'auteur présumé de l'attentat-suicide de Manchester, qui a tué 22 personnes lundi soir, aurait bénéficié d'un réseau, lié au groupe Etat islamique. 6 personnnes sont en garde à vue en Angleterre, son père et l'un des frères ont été arrêtés en Libye.

L'enquête sur l'attentat-suicide de Manchester
L'enquête sur l'attentat-suicide de Manchester Crédits : Jonathan JACOBSEN AFP - AFP

Un réseau terroriste de la Libye à l'Angleterre ? Des drapeaux rouges avec les mots "united" ou "Manchester - a city united" - "Unis" ou "Manchester, une ville unie" ( jeu de mots mêlant le nom des clubs de football rivaux de la ville) ont été brandis, hier, par les supporters de Manchester, en finale de l'Europalague, face à l'Ajax Amsterdam. Avant le match, une minute de silence a été observée depuis Stokholm. Une minute de silence sera également observée ce matin, à 11h heure locale, midi en France, en hommage aux victimes de l’attentat-suicide de Manchester. 22 personnes sont mortes lundi soir, à l'issue du concert de la chanteuse pop Ariana Grande. Toutes les victimes sont désormais identifiées, la plus jeune n’avait que 8 ans. 64 personnes sont par ailleurs hospitalisées, dont une vingtaine dans un état grave. Du côté de l'enquête, la police britannique suspecte un réseau autour de Salman Abedi, mort dans l'explosion qu'il a provoquée lundi soir. Ce n'était pas un loup solitaire, il aurait bénéficié de complicités, au vu de la complexité de la bombe qui a explosé lundi. A cette heure, six personnes sont toujours en garde-à-vue, arrêtées pour la plupart dans la banlieue de Manchester. Une femme, interpellée hier, a finalement été relâchée. Des arrestations ont également eu lieu en Libye, dans la famille de Salman Abedi, britannique d'origine libyenne. PRECISIONS SUR L'ENQUETE depuis Londres, avec Marie Vivent. Le Royaume-Uni reste en état d'alerte maximale, niveau "critique", soit un risque d'attentat imminent. Près d"un millier de militaires armés ont été déployés hier dans le pays, surtout dans la capitale londonienne, près du Parlement et de Buckingham palace, ce qui déconcerte certains Britanniques. REPORTAGE A SUIVRE dans le journal de 7h30.

Après l'attentat de Manchester, le gouvernement français veut prolonger l'état d'urgence jusqu'au 1er novembre : Le gouvernement dit vouloir prendre le temps d'adopter une nouvelle loi anti-terroriste. L'état d'exception, décrété après les attentats du 13 novembre 2015, a déjà été prolongé à cinq reprises. Il devait arriver à échéance le 15 juillet prochain et plusieurs organisations, comme la Ligue des droits de l'Homme ou le Syndicat de la magistrature, dénoncent l'inefficacité de toutes ces prolongations. ENJEUX DECRYPTES dans le journal de 7h30.

Dans ce contexte de menace terroriste, s'ouvre le premier sommet de l'OTAN auquel va participer Donald Trump : Le président des Etats-Unis va tenter de convaincre, aujourd'hui, à Bruxelles, ses 27 partenaires de l'Alliance atlantique de renforcer encore plus leur lutte contre le terrorisme, d'augmenter leurs budgets militaires afin de réduire leur dépendance vis-à-vis de Washington. Ce sera le premier sommet de l'OTAN pour Donald Trump depuis son arrivée à la Maison blanche. Il doit déjeuner, auparavant, en tête-à-tête avec Emmanuel Macron. Quels sont les enjeux de cette première rencontre entre les présidents français et américain ? ANALYSE d'Olivier PITON, avocat, auteur de "La nouvelle révolution américaine" paru chez Plon, interrogé par Lise Verbeke.

Le sort de Mathias Depardon évoqué en marge du sommet de l'Otan ? Emmanuel Macron aura d'autres entrevues, notamment avec le président turc Recep Tayyip Erdogan. Avec l'homme fort d'Ankara, Emmanuel Macron devrait évoquer le sort de Mathias Depardon, un photojournaliste français arrêté en Turquie il y a près de deux semaines. Il a entamé une grève de la faim depuis dimanche pour protester contre sa détention, selon Reporters sans Frontières.

36.000 chômeurs de moins au mois d'avril selon Pôle Emploi en catégorie A : Ce sont derniers chiffres du quinquennat Hollande. Le chômage a baissé, selon Pôle emploi, de 1% par rapport à mars, dans la catégorie A, c'est-à-dire pour les demandeurs d'emploi sans aucune activité. Mais le chômage est en hausse, si l'on ajoute les catégories B et C, soit les personnes exerçant une activité réduite. En tout, la France compte 5,53 millions de demandeurs d'emplois, avec ou sans activité, pour le mois d'avril, soit une hausse 0,6 % par rapport au mois précédent. Ces chiffres mensuels de Pôle emploi, comme les suivants, ne seront pas commentés par la nouvelle ministre du Travail. Selon Muriel Pénicaud, ces chiffres ne reflétent pas bien "l'évolution du marché du travail". Cet indicateur "peut être affecté, chaque mois, par différents événements de nature administrative". Ces chiffres de Pôle emploi ne sont-ils pas fiables ? Est-ce une stratégie du gouvernement pour ne pas tomber dans le piège du commentaire mensuel et de la promesse de l'inversion de la courbe du chômage ? C'est le thème du billet économique, à la fin de ce journal.

Les salariés de l'équipementier automobile GM&S Industry vont reprendre le travail, lundi, en Creuse : Il n'y a plus de bouteilles de gaz ni de jerricans d'essence accrochés aux grilles de GM&S Industry, à la Souterraine. Les ouvriers ont "déminé" l'usine qu'ils avaient piégée. Les 277 salariés reprendront le travail lundi matin, la décision a été prise, hier, en assemblée générale. Les ouvriers veulent montrer leur bonne foi, alors qu'un repreneur potentiel, Jean-Jacques Frey, annonce qu'il pourrait sauver 240 emplois. L'heure est à la détente mais avec encore beaucoup de méfiance et de questions chez les salariés. REPORTAGE FRANCE BLEU CREUSE d'Olivier Estran. Les repreneurs ont jusqu'au 7 juin pour déposer leur dossier au tribunal de commerce de Poitiers. La justice tranchera le 23 juin.

Le parti Les Républicains annonce vouloir saisir le Parquet national financier pour qu'il ouvre une enquête sur Richard Ferrand, le ministre de la Cohésion du territoire : Hier, Richard Ferrand était épinglé par le Canard Enchaîné, pour une affaire qui remonterait à 2011. Richard Ferrand dirigeait alors les mutuelles de Bretagne et il a décidé de louer des locaux à une société, appartenant à sa compagne. Mais selon une source proche du dossier, le Parquet national financier a fait savoir qu'il n'était pas compétent, à ce stade, pour ouvrir une enquête. De son coté, le patron du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, a demandé "solennellement" à l'exécutif de s'exprimer tandis que Marine Le Pen est allée plus loin, demandant la "démission" de Richard Ferrand, auteur, selon la présidente du Front national, d'un "enrichissement personnel parfaitement immoral". Sur un autre volet dévoilé par Le Canard, l'embauche de son fils quelques mois comme collaborateur parlementaire, Richard Ferrand a déclaré : "Si c'était à refaire, je ne le referais pas".

Jean-Luc Mélenchon convoqué par la justice, après une plainte en diffamation déposée contre lui par la Société Générale : La banque attaque le leader de la France insoumise pour les propos qu'il a tenus quand le scandale des Panama papers a éclaté en avril 2016. Jean-Luc Mélenchon avait dit que la Société générale était "une espèce d'industrie de la triche, de la fraude et de la combine". C'est le leader de la France insoumise, lui-même, qui a annoncé cette convocation, hier, dans un communiqué, avant de riposter devant plus de 500 personnes à Montreuil dans un meeting en plein air pour soutenir les candidats de son mouvement aux élections législatives. Cette riposte contre la Société générale est aussi une manière de réaffirmer que son ennemi c'est la finance. REPORTAGE de Sophie Delpont.

Au Venezuela, la procureure générale accuse la garde nationale militarisée d'avoir fait plus de 500 blessés et causé le décès d'un jeune homme, lors des manifestations hostiles au président socialiste Nicolas Maduro. Les violences ont fait 55 morts depuis début avril.

Chroniques
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Le Billet économique
Une réflexion sur la mesure du chômage ? par Annabelle Grelier
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