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L'Europe montrée du doigt au G20

13 min
À retrouver dans l'émission

JOURNAL DE 7H de Renaud Candelier

Une fois de plus, les pays européens sont arrivés au G20 encore en crise et toujours sans solution commune ni politique ni économique. Face aux critiques, Jose Manuel Barroso et Herman Von Rompuy ont dû rappeler aux participants que la crise que vit l'Europe était née ailleurs que sur son continent. Cela n'a pas empêché les pays émergents de "regretter l'absence de mesures concrètes".Et les attaques sont même venues de l'intérieur de l'Union. David Cameron invitant les entreprises françaises qui fuyeront les hausses d'impots à s'installer en Grande-Bretagne.

Avant les réformes de long terme en Europe, c'est le cas grec qui inquiète toujours. Hier, Angela Merkel a répété qu'elle s'opposerait au moindre assouplissement des engagements d'Athènes sur les réformes budgétaires. Mais dans le même temps, en Allemagne, plusieurs membres du gouvernement ont laissé entendre que des concessions étaient possibles. Athènes réclame notamment plus de temps pour appliquer ses réformes. Mais pour l'instant l'heure est encore au tractations entre la droite conservatrice et le parti socialiste.

Les 28 et 29 juin, date du sommet européen à Bruxelles. Une date clé dans l'agenda français au point que la Cour des comptes a reporté de quelques jours, après le sommet, la publication de son audit sur le comptes publics. L'objectif, dit-on de source bien renseignée est de ne pas gêner le chef de l'Etat qui viendra prôner une politique de croissance par la relance.

François Hollande va pouvoir légiférer vite et sans contraintes. Un renversement politique total qui met la droite à l'écart et ne lui laisse pour perspective que la remise en cause engagée dès le lendemain de la présidentielle. Se dirige-t-on vers un éclatement de l'UMP et un retour des "trois droites" ?

Ces législatives sont venues jouer les couperets pour le mouvement incarné par Jean-Luc Melenchon. Seulement 10 députés élus à l'assemblée. Le front de gauche n'aurait donc pas de groupe parlementaire et surtout sur le terrain, cela marque une réelle perte d'influence. Tout particulièrement dans la ceinture rouge de banlieue parisienne devenue une ceinture rose.

Ce sera sans doute l'un des sujets de réflexion politique cet été dans le monde de l'éducation. Le baccalauréat épreuve emblématique de l'école française doit-il passer en contrôle continu ? Voilà la question. Mais le débat portera aussi sur la place de la philosophie, première épreuve passée hier par les élèves du Bac général. Quelle place notamment dans l'enseignement scientifique ?le Snes principal syndicats du secondaire dénonce la réduction du temps d'enseignement de la philosophie. Il est passé de 4 à 3 heures par semaines. Et pour le bac technologique les demi-groupes ont été supprimés.

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