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Alep, au nord de la Syrie

Malgré la trêve à Alep, des familles sont toujours séparées par la guerre

13 min

Malgré la trêve à Alep, en Syrie, presqu'aucun habitant des quartiers rebelles n'aurait emprunté les couloirs humanitaires pour évacuer les quartiers assiégés. Des familles sont toujours séparées, entre l'Est, aux mains des rebelles, et l'Ouest, contrôlé par le régime. Reportage de Valérie Crova.

Alep, au nord de la Syrie
Alep, au nord de la Syrie Crédits : Kun TIAN Jonathan JACOBSEN - AFP

La trêve humanitaire à Alep permet-elle aux Syriens de quitter les quartiers assiégés ? La "pause humanitaire", décrétée par Moscou, dans la ville d'Alep, au nord de la Syrie, est certes entrée en vigueur, hier, mais presqu'aucun habitant des quartiers rebelles n'a encore emprunté les couloirs établis pour évacuer les civils et les rebelles. La durée même de cette trêve est source de confusion : Moscou l'a prolongée jusqu'à ce soir. Mais selon l'ONU, la Russie suspendrait ses raids aériens jusqu'à demain soir. Alep, l'ancien poumon économique de la Syrie, est coupée en deux, depuis quatre ans, entre les quartiers Est, aux mains des factions rebelles et l'Ouest, sous contrôle du régime de Bachar al-Assad. Ce découpage, dû a la guerre, a également séparé des familles alépines. Reportage de Valérie Crova, envoyée spéciale à Alep.

L'Union européenne dénonce les atrocités à Alep mais ne sanctionne pas : Le sort des 250.000 habitants assiégés dans les quartiers est d'Alep, en Syrie, était au menu d'une réunion des pays de l'Union européenne à Bruxelles, hier soir. Les 28 disent envisager "toutes les options disponibles" si "les atrocités" commises dans la ville se poursuivent. Pression sur le régime syrien et son allié russe qui ont bombardé Alep depuis le 22 septembre dernier. Mais dans leur communiqué, les 28 pays de l'Union ne mentionne plus d'éventuelles sanctions contre les soutiens de Damas.

La Turquie s'engage encore plus contre les Kurdes dans le conflit syrien : Hier, l'armée turque s'est engagée encore un peu plus profondément dans la guerre en Syrie, son aviation bombardant lourdement les Forces Démocratiques Syriennes, principalement constituées de Kurdes. Ces derniers sont alliés des Etats-Unis dans leur lutte contre le groupe Etat Islamique. Les Turcs et les Kurdes partagent un même objectif : reprendre la ville d'Al Bab, le dernier fief des jihadistes dans le nord-ouest de la Syrie. Enjeux décryptés par Eric Biégala.

Trump/Clinton : ambiance glaciale lors d'un dîner de charité propice à l'auto-dérision : Aux Etats-Unis, Donald Trump a tenté de corriger le tir, alors qu'il est accusé de saper la démocratie américaine, notamment par le président Barack Obama, depuis qu'il a déclaré, mercredi soir, lors d'un débat télévisé, qu'il pourrait ne pas reconnaître les résultats de la présidentielle le 8 novembre prochain. Hier, en meeting dans l'Ohio, le milliardaire a affirmé : "J'accepterai un résultat clair de l'élection, mais je me réserve le droit de contester et de lancer une procédure de justice en cas de résultat douteux". Pas de quoi réchauffer l'ambiance avec sa principale rivale, Hillary Clinton. La démocrate et le républicain se sont retrouvés, cette nuit, à un dîner de charité, le "Al Smith Dinner", un événement mondain organisé par la communauté catholique de New York et devenu, en 71 ans d’existence, une sorte de tradition dans la vie politique américaine. L’occasion, normalement, pour les politiques, de pratiquer l'auto-dérision. Mais dans cette campagne présidentielle incroyablement agressive, l’animosité était palpable. Correspondance de Charlotte Alix.

Manifestations de policiers, hier, à Lyon
Manifestations de policiers, hier, à Lyon Crédits : JEFF PACHOUD - AFP

François Hollande va recevoir les syndicats de policiers : L'Elysée va tenter, en "début de semaine" prochaine, d'apaiser la colère, entendue, partout en France, encore, pour la quatrième nuit consécutive, avec des manifestations sauvages nées né d'une violente attaque au cocktail Molotov contre 4 policiers, au début du mois, à Viry-Châtillon, dans l'Essonne. 500 agents ont manifesté à Paris sur l'esplanade du Trocadéro, direction les Champs-Élysées. Ils ont tenté de rejoindre le ministère de l'Intérieur mais ont finalement été bloqués par des gendarmes. Une délégation sera reçue place Beauvau aujourd'hui. Manifestations également en région parisienne, à Melun, Evry, Bobigny, mais aussi à Marseille, Toulouse, Carcassonne, Bordeaux, Montpellier. A Lyon, 600 à 800 policiers se sont rassemblés en plein centre ville, place Bellecour. Des agents sont venus de toute la région : Chambéry, Saint-Etienne, Macon, Grenoble et bien sûr Lyon et son agglomération. Un rassemblement inédit, pour un ras-le-bol lui aussi sans précédent. Témoignage de Fabrice, policier à Lyon depuis 17 ans, au micro de Mélodie Viallet. Autre revendication, portée également les syndicats de policiers, une extension du régime de la légitime défense. Précisions d'Antoine Marette.

54% des Français estiment que la majorité des acteurs publics sont corrompus : C'est un sondage inquiétant, à sept mois de l'élection présidentielle. Plus d'un Français sur deux pense que "les personnes exerçant des responsabilités importantes ou ayant du pouvoir sont pour une grande partie d'entre elles corrompues". C'est ce qui ressort d'un sondage Harris Interactive pour l'association Transparency international, publié hier. Pour plus de 70% des personnes sondées, la suspicion touche les députés. Ludovic Piedtenu a interrogé l’institut Harris Interactive, auteur de cette enquête et le directeur de son département "Politique et opinion", Jean-Daniel Lévy.

Intervenants
  • Journaliste à la rédaction de France Culture, présentatrice des journaux de 7h, 7h30 et 9h, membre du jury du Prix France Culture BD des étudiants.

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