LE DIRECT
Donald Trump

Nouveau revers pour le décret migratoire de Donald Trump : le juge fédéral d'Hawaï bloque le texte pour l'ensemble des Etats-Unis

12 min

Donald Trump dénonce un "abus de pouvoir sans précédent" après qu'un juge fédéral, à Hawaï, a bloqué, pour l'ensemble des Etats-Unis, la deuxième version de son décret migratoire. Ce texte est discriminatoire pour les musulmans.

Donald Trump
Donald Trump Crédits : NICHOLAS KAMM - AFP

La justice censure une fois de plus la politique migratoire de Donald Trump : Il promet, une nouvelle fois, d'aller jusqu'à la Cour suprême pour faire passer son décret migratoire et dénonce "un abus de pouvoir sans précédent" de la justice. Donald Trump était très remonté, hier, lors d'une réunion publique à Nashville, dans le sud des Etats-Unis, après qu'un juge fédéral d'Hawaï a bloqué la deuxième version de son décret. Ce texte, controversé, prive d'entrée aux Etats-Unis les ressortissants d'Iran, de Libye, de Syrie, de Somalie, du Soudan et du Yémen et ferme temporairement les frontières américaines aux réfugiés du monde entier. Ce décret devait être appliqué à partir de minuit, cette nuit mais parce qu'il est fortement dirigé contre des musulmans, le juge fédéral d'Hawaï l'a suspendu pour évite un "préjudice irréparable". Correspondance, à Washington de Frédéric Carbonne.

Les libéraux remportent les législatives aux Pays-Bas face à l'extrême-droite : Souvent comparé à Donald Trump, le député néerlandais Geert Wilders voit son parti, le PVV - le Parti pour la liberté -, formation hostile à l'Islam et à l'Europe, échouer, hier, à battre les libéraux du Premier ministre Mark Rutte. Dans ses élections législatives aux Pays-Bas, le PVV gagnerait entre 4 et 6 sièges à la chambre basse du Parlement et se retrouve au coude-à-coude avec les chrétiens-démocrates et les progressistes. Résultats des législatives néerlandaises analysés à Amsterdam, par notre envoyé spécial Bertrand Gallicher.

Mark Rutte
Mark Rutte Crédits : DANIEL REINHARDT DPA - AFP

Crise Union européenne - Turquie et crise migratoire : Les législatives néerlandaises ont été marquées par la crise diplomatique avec la Turquie. L'ire d'Ankara est loin d'être apaisée contre l'Union européenne, les Pays-Bas et l'Allemagne, notamment, après l'annulation de plusieurs meetings avec des ministres turcs, pour défendre, en Europe auprès de la diaspora, la réforme constitutionnelle et le régime présidentiel renforcé que souhaite le président Recep Tayyip Erdogan, grâce à un référendum le 16 avril prochain. En moins de 140 caractères, quelques émojis et une croix gammée, des hackers ont piraté de nombreux comptes hier, dont ceux d'Amnesty International, du ministère français de l'Economie ou de la BBC Amérique du Nord, avec une rhétorique incendiaire, utilisée notamment par les partisans du président Erdogan. Crise diplomatique plus classique, pourrait-on dire : hier soir, le ministre turc des Affaires étrangères a brandi la menace d'une annulation unilatérale du pacte migratoire conclu avec les Vingt-huit il y a un an. Par cet accord, la Turquie s’engage à maintenir sur son sol environ 3 millions de migrants, en grande partie d’origine syrienne selon Ankara. En contrepartie, l’UE doit participer pour 3 milliards d’euros à leur accueil en Turquie, à libéraliser l’octroi de visas aux citoyens turcs et à accueillir sur son sol des réfugiés présents en Turquie et éligibles à l’asile en Europe. Un an après la conclusion de cet accord, bilan en demi-teinte dressé par Pierre Bénazet.

Le camp de migrants de Grande-Synthe bientôt démantelé ? Cinq mois après le démantèlement de la jungle de Calais, le ministre de l’Intérieur veut s’attaquer au camp de la Linière à Grande-Synthe. Entre 1.300 et 1500 migrants, pour l'essentiel des kurdes, s‘entassent dans des cabanons en bois qui ont beaucoup souffert durant l’hiver. Une promiscuité qui augmente fortement les tensions sur place, comme en téloigne cette manifestation de 200 migrants qui a dégénéré mardi soir. Les passeurs sont également très présents. C’est pour cela que Bruno Le Roux annonce qu’il veut démanteler le camp, au plus vite. Une précipitation qui étonne et qui indigne le maire écologiste de Grande-Synthe, Damien Carême. On y revient dans le journal de 7h30.

Emmanuel Macron reçu par Angela Merkel : Il estime que l'Allemagne " a sauvé" la "dignité" de l'Europe dans l'accueil des réfugiés. C'est ce qu'Emmnauel Macron avait dit, il y a deux mois, lors d'un déplacement en Allemagne. A l'époque, il n'avait pas pas pu rencontrer la chancelière qui misait alors sur une victoire de François Fillon. Mais aujourd'hui, Emmanuel Macron va rencontrer Angela Merkel, signe, peut-être, que les temps changent, à 38 jours du premier tour de la présidentielle.

François Fillon en campagne : Au lendemain de sa mise en examen, François Fillon a retrouvé le chemin des meetings dès hier soir. Le candidat de la droite et du centre était à Pertuis dans le Vaucluse. L'occasion d'afficher, une fois de plus, sa détermination. Reportage de Yannick Falt.

Benoît Hamon détaille un peu plus son programme : A la traîne dans les sondages et lâché par Manuel Valls, Benoît Hamon espère reprendre la main en présentant aujourd'hui son programme, davantage centré sur le travail et l'emploi, à 11h, ce matin, à la Maison de l'Architecture à Paris. Mais le candidat socialiste revient dès ce matin, dans les pages du Parisien, sur les piliers du projet qui l'ont fait gagner à la primaire de la Belle alliance populaire : réforme démocratique, avec le 49-3 citoyen notamment, ambition écologique, revenu universel d'existence. Benoît Hamon entend également respecter la contrainte européenne des 3% de déficit maximum, au moins à la fin du quinquennat.

31 mesures pour les banlieues : Tous les candidats à la présidentielle sont interpellés par les maires de l'association "Ville et Banlieue" (qui compte une centaine d'adhérents de toutes tendances à l'exception du FN). Réunis près de Caen, les maires veulent proposent 31 mesures. Marc Vuillemot, maire de La Seyne-sur-Mer, président de l'association "Ville et Banlieue", répond à Sophie Delpont.

Les conditions sont réunies pour sortir "de l'état d'urgence", selon le garde des Sceaux : Jean-Jacques Urvoas s'adressait, hier, au vice-président du Conseil d’Etat et aux présidents des juridictions administratives sur cette mesure, instaurée en France après les attentats du 13 novembre 2015 et prolongée à cinq reprises. L'état d'urgence est en vigueur jusqu'au 15 juillet prochain. Georges Fenech, député Les Républicains et président de la commission d'enquête sur les attentats, partage l'avis du garde des Sceaux et confirme que la sortie de ce régime d'exception ne se fera qu'après les échéances électorales.

Plan séduction pour la garde nationale : Le gouvernement a publié un décret, hier, pour recruter encore plus de réservistes. Il promet 1.000 euros pour passer le permis B, 100 euros par mois pour financer ses études quand on a moins de 25 ans, et 250 euros de prime par an si un réserviste, déjà dans les rangs, s'engage pour trois années supplémentaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......