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Les 11 membres du gouvernement issus de la société civile

Premier gouvernement d'Edouard Philippe : une République des experts qui penche à droite ?

13 min

Sur les 22 membres du gouvernement, 11 sont issus de la société civile : Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, Françoise Nyssen, des éditions Actes Sud, ministre de la Culture, saluée notamment par le milieu de l'édition. Focus également sur le Travail & l'Education.

Les 11 membres du gouvernement issus de la société civile
Les 11 membres du gouvernement issus de la société civile Crédits : Valentina BRESCHI, Paul DEFOSSEUX AFP - AFP

Premier gouvernement d'Edouard Philippe : Emmanuel Macron préside, à 11h ce matin, son premier Conseil des ministres, l'occasion de fixer le cap de son quinquennat. 22 personnes ont été nommées, hier, dans le gouvernement d'Edouard Philippe : onze hommes et onze femmes, 18 ministres et 4 secrétaires d'Etat, issus de la droite, notamment, avec Bruno Le Maire, ministre de l'Economie et Gérald Darmanin, ministre de l'Action et des Comptes publics. Ils tiendront donc les cordons de la bourse à Bercy. On compte également deux membres du gouvernement sortant : l'ancien ministre socialiste de la Défense Jean-Yves Le Drian, aujourd'hui ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, la radicale de gauche Annick Girardin est en charge des Outre-mer.

Ancien socialiste, devenu marcheur de la première heure, Gérard Collomb arrive place Beauvau. Et en tant que ministre de l'Intérieur, chargé également, des relations avec les cultes, il a promis, hier, de défendre une laïcité de "liberté", , celle d'Aristide Briand en 1905, "liberté de croire ou de ne pas croire" et de "pratiquer librement" sa religion sous réserve du respect des "lois de la République".

François Bayrou, président du Modem, devient ministre de la Justice, il devra d'ailleurs démissioner de sa mairie, à Pau.

Un gouvernement de droite, selon la presse : "Là où l'ancien président cherchait, en vain, d'improbables compromis à gauche, son successeur semble choisir clairement son cap. Et il n'est pas à gauche", écrit Paul-Henri du Limbert dans l'éditorial du Figaro, ce matin. Cette impression est partagée par Libération, qui titre sur un gouvernement "surtout de droite". "La droite tient la caisse. La gauche fera des poèmes... (...) Ce sont des transfuges de LR qui contrôleront le nerf de la guerre, sous l'autorité d'un Premier ministre de la même origine politique", constate Laurent Joffrin, dans Libé.

Onze ministres et secrétaires d’Etat sont par ailleurs issus de la société civile : Nicolas Hulot, désormais ministre de la Transition écologique et solidaire et salué comme "belle prise" par la presse, ce matin. Quelle seront ses marges de manoeuvre au sein du gouvernement, face au Premier ministre Edouard Philippe, ancien cadre d'Areva notamment ? On y revient dans le journal de 7h30.

Par ailleurs, le directeur de l'Essec Jean-Michel Blanquer, ancien recteur, devient ministre de l'Education, Agnès Buzyn, professeur d'hématologie arrive à la Santé, l'escrimeuse, double-championne olympique Laura Flessel devient ministre des Sports, et puis l’éditrice Françoise Nyssen, patronne des éditions Actes Sud, devient ministre de la Culture. Elle est l’éditrice de trois prix Goncourt, deux prix Nobel, de Salman Rushdie, Paul Auster ou la de la série Millénium. Sa nomination, rue de Valois, a surpris et ravi le tout paris de l'édition. REPORTAGE de Cécile de Kervasdoué. Entre Audrey Azoulay et François Nyssen, au ministère de la Culture, deux discours pour une passation, c'est un dossier à lire ICI. Retrouvez, ICI, des archives de l'émission "'A voix nue", où Françoise Nyssen était venue se raconter au micro de Sylvie Tanette.

Déjà une grève au ministère du Travail : Muriel Pénicaud 62 ans, directrice générale de Business France, succède à Myriam El Khomri au ministère du Travail. Muriel Pénicaud, ancienne DRH de Danone, ancienne conseillère de Martine Aubry lorsqu'elle était ministre du Travail, pourra se servir de son expérience, à la fois dans le privé et le public, pour mener les discussions avec les partenaires sociaux, alors que le chef de l'Etat projette de réformer le code du travail par ordonnance dès cet été. Si le MEDEF salue l'arrivée de personnalités nouvelles dans le gouvernement, les syndicats ont, eux, acceuilli la nomination de Muriel Pénicaud avec moins d'enthousiasme. PRECISIONS d'Annabelle Grelier.

Jean-Michel Blanquer nommé ministre de l'Education : Si l'éducation a été peu présente, pendant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron veut en faire l'une de ses priorités. Et ce portefeuille, sensible, échoit à Jean-Michel Blanquer. Il connaît parfaitement le ministère : ancien directeur-adjoint du cabinet du ministre Gilles De Robien pendant le quinquennat Chirac, ancien directeur général de l'enseignement scolaire entre 2009 et 2012, sous Nicolas Sarkozy. Jean-Michel Blanquer a également été recteur de l'académie de Guyane et de l'académie de Créteil, très critique à l'égard de la ministre sortante, Najat Vallaud-Belkacem avec son livre "l'Ecole de Demain". Son parcours, à la direction, également, de l'ESSEC, l'École supérieure des sciences économiques et commerciales, et ses déclarations sont loin de rassurer les syndicats. REPORTAGE d'Hakim Kasmi. A noter, Francette POPINEAU, co-secrétaire générale et porte-parole du SNUipp-FSU, sera l'invitée du journal de 12h30.

Une recomposition en Marche! pour peser sur les législatives : C'est donc un gouvernement de recomposition, avec des figures qui viennent de de la société civile et de plusieurs partis politique - qui a été présenté hier. Autour du premier ministre Edouard Philippe, 18 Ministres et 4 Secrétaires d'Etat ont été nommés soit 22 personnes avec une parité homme-femme. Un gouvernement sur mesure en vue des élections législatives. ANALYSE de Sophie Delpont.

Tensions et avertissement inhabituel, en Iran, avant la présidentielle, demain : Le président sortant Hassan Rohani a prié, hier, le puissant corps des Gardiens de la révolution islamique de ne pas intervenir dans l'élection présidentielle de demain. Le pragmatique président Rohani se présente au scrutin face à un adversaire de taille, en la personne du religieux fondamentaliste Ebrahim Raïssi, soutenu, précisément, par le Guide Suprême. Ebrahim Raïssi a fait l’essentiel de sa campagne sur le bilan économique mitigé de son adversaire et l’aide aux plus pauvres. Dans les rues de Téhéran, les partisans des deux camps affutent leurs arguments avant d’aller aux urnes. REPORTAGE DE NOTRE ENVOYEE SPECIALE, Valérie Crova. Découvrez ICI le portrait des deux favoris de la présidentielle iranienne, Rohani - Raïssi.

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