LE DIRECT

Réforme du Code du travail : présentation des ordonnances en Conseil des ministres, au lendemain d'une nouvelle mobilisation syndicale

13 min

Les ordonnances réformant le droit du travail passent l'étape du conseil des ministres aujourd'hui et entreront en vigueur dans la foulée, malgré la contestation syndicale emmenée par la CGT et l'appel à la mobilisation, demain de Jean-Luc Mélenchon et La France insoumise.

Ratification des ordonnances visant à réformer le Code du travail : Dans une mise en scène à l'américaine, stylo à la main, devant les photographes et les caméras, c'est à la mi-journée qu'Emmanuel Macron doit ratifier les ordonnances visant à réformer le Code du travail. Les 5 ordonnances seront présentées aujourd'hui en Conseil des ministres, avant la mobilisation de demain de la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon, et après celle d'hier, lancée par la CGT, Solidaires, la FSU et l'Unef. Si les syndicats n'ont pas fourni de chiffres de la mobilisation nationale, la police a, elle, compté 132.000 manifestants partout en France hier, soit près de deux fois moins que lors de la première journée d'action du 12 septembre. Pas de quoi intimider le gouvernement, qui met en oeuvre le programme du candidat Macron. Parmi les nouvelles dispositions de la réforme du Code du travail, la possibilité, pour un chef d'entreprise avec moins de 20 salariés, de consulter directement ses employés, par référendum, sans intervention syndicale. Enjeux décryptés par Laurent Kramer.

Philippe Martinez (CGT) dans le cortège contre la réforme du Code du travail
Philippe Martinez (CGT) dans le cortège contre la réforme du Code du travail Crédits : MUSTAFA YALCIN ANADOLU AGENCY - AFP

Lui persiste et signe, dans son opposition face au gouvernement : Face à la mobilisation qui s'essouffle contre la réforme du Code du travail, Phillipe Martinez, le secrétaire général de la CGT, appelle à l'unité syndicale pour peser face au gouvernement. Interview de Philippe Martinez avec Jean Leymarie.

2.000 CRS n'ont pas travaillé hier : Ils n'ont pas le droit de grève, mais ils étaient plus de 2.000, hier, à se mettre en arrêt maladie. Des CRS, déjà mobilisés lors des manifestations contre la loi Travail, sollicités, également, dans la lutte contre le terrorisme ou pendant l'Euro de football, protestent contre la fiscalisation de leur indemnité d'éloignement : 39 euros par jour quand ils sont en mission loin de chez eux et de leur famille. Trois syndicats de policiers, Alliance, Unsa et Unité SGP FO, seront reçus, ce matin, par le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb.

La mobilisation se durcit, en Catalogne : Des milliers de personnes ont manifesté, hier soir à Barcelone, pour protester contre les entraves de Madrid, contre un référendum d'auto-détermination. Scrutin prévu le 1er octobre prochain, interdit par la justice. "Votarem" - "Nous voterons", ont clamé des Catalans, hier, face aux nombreux policiers déployés. Reportage à suivre dans le journal de 7h30.

Dossier nord-coréen
Dossier nord-coréen Crédits : John SAEKI, Gal ROMA, Laurence CHU / AFP - AFP

Sanctions des Etats-Unis contre la Corée du Nord qui menace, de son côté, de procéder à un essai de bombe H d'une puissance sans précédent dans l'océan Pacifique : Le ministre nord-coréen des Affaires étrangères évoque des contre-mesures "radicales" et "historiques" contre les Etats-Unis et leur président, Donald Trump, qui avait évoqué la "destruction totale" de la Corée du Nord, en cas de nouvelle menace. Discours prononcé par le président américain à la tribune de l'ONU, en début de semaine. Dans une rare déclaration publique, Kim Jong-un qualifie ce matin le président américain de "déséquilibré mental" et juge que ses commentaires représentent "la plus féroce déclaration de guerre de l'histoire". De leur côté, les Etats-Unis ont décidé de nouvelles sanctions contre le régime de Pyongyang. Objectif : tarir les ressources du régime nord-coréen. Précisions à Washington de Grégory Philipps.

En Allemagne, l’extrême-droite aux portes du Bundestag : Le parti populiste AfD est crédité de 9 à 12% des voix pour les élections fédérales de ce dimanche. Dans ce scrutin législatif, où la réélection de la chancelière Angela Merkel semble quasiment acquise, l’ampleur du vote protestataire pourrait réserver des surprises. Correspondance à Berlin de Cyril Sauvageot.

J-2 avant les sénatoriales en France : Les élections sénatoriales auront lieu ce dimanche 24 septembre. La moitié du Sénat sera renouvelée, c'est-à-dire 170 sénateurs sur les 348 qui siègent au Palais du Luxembourg. Comme ce sont de grands électeurs qui votent (95% des conseillers municipaux), il n'y aura pas de grand bouleversement des équilibres politiques, contrairement à ce que l'on a vu en juin dernier, avec la vague des députés En Marche, à l'Assemblée nationale. Mais il y aura tout de même un renouvellement assez important, en raison de la loi sur le non-cumul des mandats qui s'appliquera à partir du 1er octobre. Beaucoup ont dû choisir entre leur mandat local et leur siège de sénateur. Analyse de Stéphane Robert.

Liliane Bettencourt est morte dans la nuit de mercredi à jeudi : L'héritière de l'empire L'Oréal avait 94 ans. La femme la plus riche du monde, dont le nom restera aussi associé à une véritable saga judiciaire. Précisons de Florence Sturm.

Chroniques

7H12
2 min

Le Billet économique

France-Allemagne, deux expériences de réforme du marché du travail

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......