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Donald Trump, président des Etats-Unis

Spectre d'"impeachment" et de destitution aux Etats-Unis : Donald Trump aurait tenté d'arrêter l'enquête du FBI sur son ancien conseiller à la sécurité et ses liens avec la Russie

13 min

Le New York Times accuse le président Donald Trump d'avoir demandé au patron du FBI, limogé depuis, le classement d'une enquête visant Michael Flynn, ancien conseiller à la sécurité nationale. Obstruction judiciaire ? Les médias américains et des démocrates évoquent la destitution, l'"impeachment".

Donald Trump, président des Etats-Unis
Donald Trump, président des Etats-Unis Crédits : SAUL LOEB / AFP - AFP

Obstruction judiciaire de Donald Trump ? Il était déjà accusé d'avoir été trop bavard avec des diplomates russes, leur livrant, la semaine dernière des informations classées "Top secret" sur une opération du groupe Etat islamique, informations fournies par un pays allié des Etats-Unis - pas illégal, mais "préoccupant" selon le sénateur John McCain, pourtant dans le camp républicain, comme Donald Trump. Le président des Etats-Unis est désormais soupçonné d'avoir tenté de mettre fin à une enquête du FBI, sur les liens entre la Russie et Michael Flynn, ancien conseiller à la sécurité nationale. C'est le New York Times qui révèle cette possible obstruction à la justice, qui se serait déroulée avant que James Comey, le patron du FBI ne soit limogé. Plane le spectre d'une destitution, prévue par la Constitution, pour des cas de trahison, corruption ou tout autre crime et délits majeurs. "Impeachment", c'est LE mot qui revient en boucle, dans les médias américains et dans la bouche des opposants démocrates, notamment. CORRESPONDANCE à Washington de Frédéric Carbonne.

De sa marche lente sur le tapis rouge de l'Élysée, le jour de son investiture, à cette annonce du gouvernement reportée de 24 heures, Emmanuel Macron prend son temps pour éviter les couacs en ce début de quinquennat : Encore un peu de patience. La composition du gouvernement devrait être annoncée cet après-midi à 15h. Elle a été reportée de 24h. Officiellement, l'Elysée s'accorde "un temps de vérification" de la probité des futurs ministres. A la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique et à la direction générale des finances publiques d'examiner les situations fiscales de chacun et l'absence de conflit d'intêret. Le but est d'éviter les scandales Cahuzac ou Thévenoud qui avaient terni les débuts du quinquennat Holland. Et comme Emmanuel Macron veut au moins un tiers de ministres issus de la société civile, il faut aussi du temps pour vérifer ces profils jamais passés au crible de la Haute autorité. Mais avec ce délai supplémentaire, Emmanuel Macron et son Premier ministre Edouard Phillipe s'autorisent aussi quelques ajustements, et pourquoi pas de nouvelles tractations. Difficile, en effet, de composer un gouvernement et de droite et de gauche. ANALYSE d'Antoine Marette. Egalement reporté d'un jour, le Conseil des ministres se tiendra jeudi.

La probité du nouvel exécutif et de son entourage, exigence d'Emmanuel Macron qui souhaite également éviter les conflits d'intérêts : Si l'annonce de la composition du gouvernement a été reportée de 24, c'est donc pour vérifier la probité des futurs ministres. Certains parcours suscitent pas mal d'interrogations : des carrières, construites dans de fréquents allers-retours entre public et privé, états-majors de grands groupes industriels. Il faut vérifier l'absence de conflit d'intérêts. Dans l'entourage d'Emmanuel Macron, le directeur de cabinet du Premier ministre, Benoît Ribadeau-Dumas, a par exemple été l'un des dirigeants de Zodiac Aerospace. Il se retrouve aujourd'hui dans un exécutif qui suivra nécessairement de près les prochaines étapes du rachat de Zodiac par Safran, groupe aéronautique dont l'État est actionnaire. Le Premier ministre est quant à lui passé par Areva entre 2007 et 2010. Édouard Philippe, à Matignon, devra arbitrer des dossiers relevant de la transition énergétique.

Contre-attaque du parti Les Républicains face à la tentation Macron : En attendant de savoir si de nouveaux membres du parti Les Républicains vont intégrer le gouvernement d’Édouard Philippe, qui s'affirme homme de droite, hier soir, le bureau politique du parti LR a décidé de contre-attaquer : 95% de ses membres ont dénoncé "à 95%" la main tendue à Emmanuel Macron par plusieurs élus de droite, à la suite de la nomination d'Edouard Philippe, député-maire LR du Havre, au poste de Premier ministre. Seuls deux membres du bureau politique, le maire de Nice Christian Estrosi et la sénatrice du Bas-Rhin Fabienne Keller, tous deux signataires de l'appel lancé lundi, ont soutenu cette démarche devant l'instance dirigeante du parti. REPORTAGE d'Estelle Schmitt.

Tensions au Front national : Des élus frontistes, notamment Louis Aliot, vice-président du FN et compagnon de Marine Le Pen, mais aussi des conseillers régionaux, des responsables départementaux ou encore le député apparenté au FN Gilbert Collard, critiquent l'association "Les Patriotes", créée, par Florian Philippot, au sein du FN. Gilbert Collard affirme ne comprendre 'ni le "sens" ni "l'intérêt" de cette initiative. Il y voit une "signification égotique" : "Cette association a pour but de donner un espace politique à Florian Philippot", selon Gilbert Collard qui s'exprime dans Le Figaro, aujourd'hui. Par ailleurs, Jean-Marie Le Pen, Carl Lang et Alain Escada, respectifs des Comités Jeanne, du Parti de la France et de Civitas (extrême droite catholique), comptent présenter ensemble 150 à 200 candidats pour les législatives, alliance concurrente du Front national. Ils se rattacheront administrativement à une structure appelée "Union des patriotes". Objectif : obtenir un financement public, possible dès que 50 candidats ont obtenu plus d'1% des suffrages exprimés au premier tour des législatives.

Election présidentielle en Iran
Election présidentielle en Iran Crédits : Valentina BRESCHI, Vincent LEFAI, Gal ROMA, Jean Michel CORNU, Laurence CHU / AF - AFP

Fin de la campagne présidentielle en Iran : Le scrutin de vendredi s'annonce comme un duel entre deux principaux candidats. D'un côté, le président sortant Hassan Rohani, soutenu par les réformateurs et les modérés. A son actif : la signature de l’accord sur le nucléaire avec les Etats-Unis, la baisse de l’inflation. Reste encore à concrétiser les promesses d’emploi, de croissance et d’investissements étrangers. De l'autre côté, face à Hassan Rohani, le religieux conservateur Ebrahim Raïssi, appuyé par le guide suprême incarne une ligne dure ; nul besoin, dit Ebrahim Raïssi, de l’aide étrangère. Bref, les Iraniens ont à faire un choix de société, sur fond de crise économique et sociale, dans un pays où 2/3 des Iraniens ont moins de 40 ans, où 12,5% de la population active est au chômage ( 27% de chômeurs chez les jeunes). Chaque année plus de 500.000 diplômés sortent de l’enseignement supérieur en Iran. Et le scrutin pourrait se jouer avec la mobilisation de la jeunesse, chez qui le président Rohani est plutôt favori. REPORTAGE DE NOTRE ENVOYEE SPECIALE à Téhéran, Valérie Crova, à suivre dans le journal de 7h30 avec le choix de la rédaction.

Journée mondiale contre l'homophobie et la transphobie : Des manifestations auront lieu un peu partout dans le monde, des Nations Unies (avec le hashtag #LGBTYouth) au Liban, en passant par la Tunisie et la France. Dans plus de 70 pays, les relations homosexuelles sont considérées comme des délits ou des crimes, passibles de peines de prison, voire de la peine de mort. L'occasion de faire le point sur la répression directe et indirecte dont font l'objet militants et sympathisants qui défendent les droits des personnes homosexuelles. Dans certains pays, les grandes Gay Pride, acceptées par les autorités, sont en sursis. DOSSIER signé Violette Voldoire.

Le 70e Festival de Cannes
Le 70e Festival de Cannes Crédits : Vincent LEFAI, Iris ROYER DE VERICOURT, Elia VAISSIERE / AFP - AFP

Ouverture, ce soir, du 70e festival de Cannes : Le 70e Festival de Cannes s'ouvre aujourd'hui dans un contexte économique très favorable pour le cinéma français. Selon le dernier bilan du CNC (Centre national du cinéma et de l'image animée) paru ce week-end, la fréquentation des salles de cinéma ne cesse d'augmenter depuis 2010. Avec l'an dernier, plus de 200 millions d'entrées en France, l'Hexagone est le premier marché européen en terme d'entrées au cinéma et en terme de films produits. Pourtant, certains corps de métier du secteur font grise mine. Les métiers de la post-production, les bruiteurs, mixeurs et monteurs-son français ont de moins en moins de travail et sont les plus mal payés du secteur. Ils aimeraient se faire entendre des producteurs et du CNC à l'occasion du Festival de Cannes. INTERVIEW de Raphaël Sohier, monteur-son et président de l'Association Française du Son à l'Image, au micro de Cécile de Kervasdoué. Les associations de post-production menacent d'actions, de grève notamment, lors du Festival de Cannes, si les négociations avec les producteurs et avec le CNC restent au point mort, comme c'est le cas depuis trois ans.

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