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Carte de la grande banlieue de Paris répertoriant les principales manifestations et échauffourées du week-end liées aux suites de l'interpellation du jeune Théo à Aulnay-sous-Bois le 2 février

Suites affaire Théo : moins de violences urbaines alors qu'un de ses amis témoigne de violences policières, l'IGPN saisie

13 min

Après le témoignage d'un ami de Théo dans l'Obs qui accuse des policiers de l'avoir passé à tabac, l'IGPN (la police des polices) a été saisie, une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Bobigny. Dans une affaire plus ancienne, des policiers sont par ailleurs soupçonnés de viol.

Carte de la grande banlieue de Paris répertoriant les principales manifestations et échauffourées du week-end liées aux suites de l'interpellation du jeune Théo à Aulnay-sous-Bois le 2 février
Carte de la grande banlieue de Paris répertoriant les principales manifestations et échauffourées du week-end liées aux suites de l'interpellation du jeune Théo à Aulnay-sous-Bois le 2 février Crédits : Sabrina BLANCHARD, Paul DEFOSSEUX AFP - AFP

Tout pour éviter un embrasement des banlieues, à deux mois de l'élection présidentielle : François Hollande et le ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux se sont rendus en banlieue parisienne, hier, à Aubervilliers et Sarcelles, pour tenter de ramener le calme. 12 personnes ont été interpellées cette nuit, en France, ce qui porte à 245 le nombre d'interpellations depuis le début du mois, dans le sillage de l'affaire Théo et de viol présumé au cours de son interpellation. Par ailleurs, le ministre de l'Intérieur a décidé de saisir l'IGPN, la police des polices et le parquet de Bobigny a décidé l'ouverture d'une enquête préliminaire après le témoignage d'un ami de Théo, Mohamed, 22 ans. Dans l'Obs, lui aussi accuse trois policiers de l'avoir passé à tabac lors d'un contrôle à Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis. Et parmi les trois policiers, il affirme qu'il y avait celui qui est mis en examen pour viol dans l'affaire Théo. Et c'est une autre affaire, plus ancienne, mais avec des similitudes troublantes, sur laquelle revient Florence Sturm, ce matin. Celle d'un jeune homme, Alexandre, qui dit avoir été violé lui aussi par des policiers. Les faits remontent au 29 octobre 2015, il avait alors 27 ans. Un procès a eu lieu, dont on attend le jugement en début de semaine prochaine. Et ce matin dans Libération, des dizaines de personnalités, comédiens, écrivains, artistes, sportifs, demandent justice pour Théo, pour Adama - Adama Traoré, mort au cours de son interpellation par des gendarmes en juillet dernier. Une tribune signée notammnt par Bertrand Tavernier, Rokhaya Diallo, Arthur H, IAM pour dénoncer des violences policières et proposer des pistes pour mieux former les jeunes policiers confrontés, parfois à la dure réalité du terrain. Pas de tutoiement, retour de la polcie de proximité, mise en place d'un récipissé après des controles d'identité font partie des autres pistes de réflexion.

L'affaire Théo divise, par ailleurs, la classe politique : Laxisme, comportement incendiaire, discours de haine...Gauche et droite se renvoient responsabilité et injures, à la figure, autour des violences survenues dans certaines banlieues. Mais que disent les candidats a la présidentielle de la sécurité et du rapport à la police ? Christine Moncla a comparé leurs programmes.

Après des soupçons d'emplois fictifs qui pèsent sur une partie de la famille de François Fillon, c'est son porte parole, Thierry Solère, qui est épinglé par le Canard Enchainé : Dans son édition à lire dès ce matin, l'hebdomadaire satirique affirme qu'une enquête préliminaire pour suspiscion de fraude fiscale a été lancée par le parquet de Nanterre contre Thierry Solère.

Le CETA poursuit son laborieux parcours devant le Parlement européen, avec un vote à Strasbourg aujourd'hui : Plusieurs centaines d'opposants au CETA, l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada, se sont donné rendez-vous aujourd'hui, à Strasbourg, alors que le Parlement européen doit se prononcer sur ce traité. Le CETA, signé dans la douleur en octobre dernier, verrait aujourd'hui le rapport de force politique plutôt favorable à ses partisans, dont fait partie Jérôme Lavrilleux, eurodéputé du Parti populaire européen. Entretien. A rebours, Jean Arthuis, eurodéputé centriste, président de la commission des budgets, estime que l'Europe n'a pas véritablement de pilotoage politique et qu'elle ne devrait pas engager des négociations de libre-échange, tous azimuts. Dossier signé Anja Vogel. Par ailleurs, dans son billet éco, Marie Viennot revient sur l'accord de libre-échange UE - Canada et les questions en suspens à propos de l'évasion fiscale.

Va-t-on en finir avec la crise de l'UNEDIC ? Le patronat et les syndicats se retrouvent, aujourd'hui, au siège du Medef à Paris, pour discuter d'un nouvelle accord sur l'assurance-chômage. Le dossier est bloqué depuis huit mois autour de l'épineuse question de la taxation des contrats courts, préalable à tout accord pour les syndicats, mais de nouveau rejetée, hier, par Pierre Gattaz, le patron des patrons. Enjeux décryptés par David Ravier.

La Maison Blanche annonce n'insistera pas sur la solution à deux Etats dans le conflit israélo-palestinien : Rupture dans la diplomatie américaine, annoncée hier, alors que Donald Trump reçoit aujourd'hui le PM israélien Benjamin Netanyahu, notamment pour parler de la politique de colonisation. Depuis le 20 janvier et l'arrivée du républicain à la Maison-Blanche, Benjamin Netanyahu, soumis à la surenchère de sa droite, a annoncé la construction de plus de 5.000 logements de colonisation en Cisjordanie et la première nouvelle colonie impulsée par le gouvernement depuis plus de 20 ans. On y revient dans le journal de 7h30.

Aux Etats-unis, victoire des agences de renseignement ? Donald Trump a perdu l'un de ses plus grands soutiens, son conseiller à la sécurité nationale : Michael Flynn a dû démissionné, hier, à cause de ses échanges téléphoniques avec l'ambassadeur russe aux Etats-Unis. Fin décembre, quand Barack obama ordonnait de nouvelles sanctions contre Moscou après ses ingérences présumées dans la campagne américaine, Michael Flynn, lui, passait des appels, où il promettait l'indulgence de l'administration Trump. Ces conversations ont été écoutées par le FBI, une revanche des services de renseignements, dénigrés par Donald Trump. Selon Francois Durpaire, historien et spécialiste des Etats-Unis, interrogé par Lise Verbeke, cette démission de Michael Flynn va dans le sens d'un premier geste d'apaisement entre le nouveau président et les agences du renseignement, mais ce n'est pas la fin du bras-de-fer.

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