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Kourou

"Tant que la Guyane ne décollera pas, Ariane restera clouée au sol "

13 min

entre, ce mardi, dans 2e journée. Les syndicats et les habitants réclament un rattrapage structurel, économique et social, dans tous les secteurs de la vie. Reportage à Kourou dans ce journal.

Kourou
Kourou Crédits : Jody Amiet - AFP

Guyane : Des drapeaux indépendantistes vert, jaune et rouge, flottant sur les voitures et les deux-roues, des banderoles "nous bon ké sa" - "ça suffit" - en créole guyanais. La grève générale illimitée a commencé dans le calme, hier, en Guyane : commerces ouverts à Cayenne, nouvelle annulation de vol d'Air France ce mardi, déclaré"journée morte" en Guyane, avec des marches organisées à Cayenne et Saint-Laurent-du-Maroni, à l'appel du collectif "Pou La Gwiyann dékolé" - "Pour que la Guyane décolle", qui demande la construction d'écoles, l'intensification de la lutte contre l'insécurité et l'orpaillage, ou encore le paiement des arriérés aux fournisseurs de l'hôpital de Cayenne. Pour tenter de débloquer la situation, le Premier ministre Bernard Cazeneuve a annoncé la venue de ministres dans le territoire ultramarin, "avant la fin de semaine", "si toutefois les conditions du respect (...) et de l'ordre républicain sont réunies", a-t-il précisé. "On ne dialogue pas en cagoule mais à visage découvert", a, de son côté, insisté le nouveau ministre de l'Intérieur Matthias Fekl. En attendant, la Guyane est toujours paralysée. Gaële Joly s’est rendue à Kourou, où un barrage citoyen, a cloué au sol la fusée Ariane.

Deux semaines après son mari, Penelope Fillon est attendue chez les magistrats financiers, aujourd'hui, en vue d'une possible mise en examen : A-t-elle, ou non, effectué un réel travail à l'Assemblée nationale et à la Revue des deux Mondes ? Question centrale, pour des emplois qui lui ont permis de toucher au total près d'un million d'euros. Penelope Fillon est également soupçonée de faux et usage de faux, afin de pouvoir cumuler ces deux emplois à pleins temps, comme le rappelle encore Le Parisien de ce matin. Le point sur l'enquête avec Nathalie Hernandez.

Les affaires ont-elles un impact sur la présidentielle ? Deux sondages évoquent cette question, ce matin. Tout d'abord, la première enquête Ipsos Sopra Stéria - pour France Culture et France Télévisions car au-delà des intentions de vote - Marine Le Pen devancerait d'un point Emmanuel Macron au premier tour, avec respectivement 25% et 24%, loin devant François Fillon à 18% ; viendraient ensuite Jean-Luc Mélenchon (14%), Benoît Hamon (12%) et Nicolas Dupont-Aignan (3,5%) ; les 5 autres candidats recueilleraient 1% ou moins - , l'enquête montre que 4 Français sur 10 hésitent encore dans leur vote et peuvent encore changer leur choix.

Par ailleurs, à moins d'un mois du premier tour de la présidentielle, on s'interroge sur le poids du vote blanc. Toujours pas pris en compte dans les résultats, il pourrait pourtant être quasiment majoritaire dès le premier tour. 40% des Français, à commencer par les électeurs de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen, voteraient blanc le 23 avril prochain, si ce vote avait le pouvoir de rejeter l'ensemble des candidats (contre 26% en 2014). C'est ce que révèle un sondage Ifop pour le think Tank Synopia qui travaille sur les question de gouvernance, enquête dévoilée en exclusivité à la radio sur France Culture ce matin. Principaux enseignements détaillés par Alexandre Malafaye, le président de Synopia, interrogé par Mélodie Pépin. Il en appelle à un "Grenelle de la démocratie" pour moderniser le système de gouvernance. Dossier à approfondir ici, avec un très récent "Hashtag "Je voterais blanc si ce vote était reconnu", enquête multimédia participative, avec des dizaines de témoignages recueillis.

France Culture se déplace toute la semaine dans l'Hexagone, pour comprendre les enjeux du scrutin au plus près des électeurs. 2e étape, ce matin de la Caravane de la présidentielle : Châteauroux : Christine Moncla a rencontré Jean-François Minot, Directeur de la Nouvelle République édition Indre, qui consacre sa Une, ce mardi, au pouvoir d'achat dans les zones rurales. La Caravane de la présidentielle continue, dans le journal de 7h30, avec le choix de la rédaction, justement, consacré aux problèmes d'attractivité d'un département comme l'Indre, à dominante rurale.

Dernière séance pour résoudre le casse-tête de l'assurance chômage : Ce régime perd environ 4 milliards d'euros par an et sa dette atteint 30 milliards. Négociateurs syndicaux et patronaux se retrouvent aujourd'hui pour une ultime séance de tractations, alors que le Medef a accepté, in extremis, une hausse temporaire de cotisations. En jeu : l'avenir de l'Unédic, mais aussi le paritarisme. Deux candidats à la présidentielle, François Fillon et Emmanuel Macron, veulent que l'Etat reprenne la main sur l'assurance-chômage, à la place des syndicats et du patronat. On y revient dans le journal de 7h30.

Vers un Royaume désuni ? C'est demain que la Première ministre britannique Theresa May lancera officiellement le Brexit, en déclenchant l'article 50 du Traité de Lisbonne. Mais dès aujourd'hui, les députés écossais doivent donner leur feu vert, aujourd'hui, à un nouveau référendum d'indépendance en Ecosse, susceptible de dynamiter le Royaume-Uni : une sorte de "Scotxit" des Ecossais qui entendent, eux, quitter le Royaume-Uni, pour rester en Europe. Reportage d'Eric Biégala, notre envoyé spécial à Edimbourg.

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