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Benoit Hamon et Manuel Valls, finalistes de la primaire à gauche

"Tirs nourris contre sacs de sable" : Manuel Valls et Benoît Hamon se préparent à l'unique débat de l'entre-deux-tours de la primaire à gauche, ce soir

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Benoît Hamon et Manuel Valls, qui a déclenché une "campagne totale" contre son rival, se retrouvent, ce soir, pour l'unique débat télévisé avant le 2d tour de la Belle Alliance populaire. Un duel sans merci, autour de plusieurs thème : travail, environnement, sécurité et laïcité.

Benoit Hamon et Manuel Valls, finalistes de la primaire à gauche
Benoit Hamon et Manuel Valls, finalistes de la primaire à gauche Crédits : Sabrina BLANCHARD, Thomas SAINT-CRICQ - AFP

Dernier débat sous tension avant le second tour de la primaire à gauche : Un duel unique, ce soir, un rendez-vous télévisé pour tenter de convaincre le plus d'électeurs d'aller voter au second tour de la Belle Alliance poupulaire, dimanche, soit pour conforter l'avance du nouveau favori, Benoît Hamon, soit pour déjouer la logique mathématique en votant Manuel Valls. Les finalistes de la primaire à gauche s'affrontent à partir de 21h ce soir. Le débat sera diffusé sur TF1, France 2 et France Inter. Et pour combler son retard, l'ancien Premier ministre semble décider à attaquer son adversaire sans merci. Analyse et reportage de Ludovic Piedtenu.

A droite, François Fillon fait face à un double front : son épouse, Pénélope Fillon, aurait, selon le Canard enchaîné, été rémunérée pour des emplois qu'elle n'aurait pas exercés, et dans un rapport, le Conseil économique, social et environnemental, critique, en creux, les suppressions de fonctionnaires envisagées par François Fillon : Alors que la primaire à gauche et ses organisateurs socialistes, sont toujours sous le feu des critiques pour des soupçons de chiffres de participation gonflés, alors que les chiffres définitifs du premier tour se font attendre - ce qui n'empêche pas le président du comité d'organisation de la primaire, Christophe Borgel d'attendre dimanche "entre 1,7 et 2 millions" de votants - le champion de la droite pour la présidentielle, fait, lui, les frais de révélations embarrassantes du Canard enchainé. L'hebdomadaire révèle, ce matin, que François Fillon aurait rémunéré puis fait rémunérer son épouse, Pénélope Fillon, pour des emplois qu'elle n'aurait pas exercés : des emplois fictifs d'attachée parlementaire puis de conseillère littéraire à la Revue des Deux Mondes. Mais personne ne se souvient d'elle. Selon le Canard enchaîné,à lire ce matin, Pénélope Fillon aurait touché en l'espace de 15 ans plusieurs centaines de milliers d'euros. Un sujet sur lequel reviendra sans doute Thierry Solère, porte-parole de François Fillon. Invité du journal de 12h30 aujourd'hui, avec comme tous les mercredi, notre abécédaire de campagne, ouvert aujourd'hui à la lettre "S" comme "Sincérité".

François Fillon est indirectement nommé, par ailleurs, par le Conseil économique, social et environnemental, dans un rapport, publié hier, sur "L'Evolution de la fonction publique et des principes qui la régissent" : Le Conseil considère qu'un message politique axé sur ces suppressions pose des "problème délicats". Or, on le sait, Francois Fillon veut supprimer 500.000 postes de fonctionnaires s'il est élu à la présidentielle. Pour Michel Badré, co-rapporteur du rapport, et membre du Conseil économique, social et environnemental, il faut arrêter de dire que la France a trop de fonctionnaires, car c'est faux. Propos recueillis par Lise Verbeke.

Les chefs de file des députés LR et UDI, Christian Jacob et Philippe Vigier, dénoncent le "mensonge et l'imposture" d'Emmanuel Macron : Ils annoncent vouloir saisir la Haute autorité pour la transparence. Selon eux, Emmanuel Macron, quand il était ministre de l'Economie, aurait utilisé une partie des crédits de Bercy pour préparer sa future campagne présidentielle, à hauteur de 120.000 euros. Ces frais de représentation lui servaient à inviter à dîner ou à déjeuner des personnalités influentes, sans lien direct avec ses activités de ministre de l'Economie. 80 % de cette enveloppe annuelle a été dépensée en huit mois, avant la démission du gouvernement d'Emmanuel Macron, à la fin de l'été 2016. Révélations à trois mois de la présidentielle, à lire dans le livre "Dans l'enfer de Bercy" de nos confrères Marion L'hour et Frédéric Says, publié chez Lattès.

Malgré un mauvais mois de décembre, l'inversion de la courbe du chômage, tant promise par François Hollande, s'est bel et bien concrétisée l'an dernier pour la catégorie A (demandeurs d'emplois sans acune activité) : La décrue du chômage s'est essouflée, en décembre, avec une augmentation de 26.100 personnes sans aucune activité, dans la catégorie A. Cette hausse de 0,8 % ne remet pas en cause l'inversion de la courbe sur l'ensemble de l'année 2016, toujours dans la catégorie A : 107.400 demandeurs d'emploi de moins sur un an. Satisfecit du gouvernement, pour qui les jeunes en sont les principaux bénéficiaires avec une baisse de 8,8 % sur un an. Mais la situation est très diversifiée. Explications de Jean-Marc Chardon.

Deux mauvaises nouvelles sur le front de l'emploi : Whirlpool, le n°2 mondial du gros électroménager, va fermer son unique usine en France, à Amiens. 290 salariés sous le choc, dans une région déjà marquée par le retrait de Goodyear et Continental. Et puis le groupe Vivarte, n°1 de l'habillement français, poursuit son plan de restructuration. Il va céder les enseignes André et Naf-Naf, plus de 700 postes seront supprimés, par ailleurs à La Halle aux chaussures. Les syndicats seront reçus au ministère du Travail ce matin...Après la bataille ! déplorent-ils, vous les entendrez dans le journal de 7h30.

La Russie, la Turquie et l'Iran ont trouvé un accord, hier, pour consolider le cessez-le-feu en Syrie : Négociations menées à Astana, au Kazakhstan, avec une déclaration finale endossée par les parrains du conflit syrien, Moscou et Téhéran pour le régime de Bachar al-Assad, Ankara pour les rebelles. Seul hic : cette déclaration n'a pas été adossée, directement, par les belligérants. Le texte final reprend en fait beaucoup de dispositions déjà prévues par l'accord de cessez-le-feu censé être en vigueur depuis le 30 décembre dernier. Ajout d'un "mécanisme de vérification" que les trois pays parrains de la conférence d'Astana vont maintenant devoir mettre en oeuvre. Autre nouveauté : l'exigence d'opérer une distinction claire, sur le terrain entre les groupes armés rebelles et les djihadistes de l'ancien front Al-Nosra lié à al-Quaida et rebaptisé Front Fatah al-Cham. Mais sur le terrain justement, les rebelles et les djihadistes sont d'ores et déjà en guerre ouverte. Décryptage d'Eric Biégala

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