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Depuis une dizaine de jours, Alep, ancien poumon économique de la Syrie, est bombardée par les armées syrienne et russe qui ciblent les quartiers rebelles àl l'est de la ville

Un an d'intervention militaire russe en Syrie, au sol et dans les airs

13 min

Hier, le président américain Barack Obama et la chancelière allemande Angela Merkel ont condamné d'une même voix "les raids aériens barbares" des Russes et du régime syrien sur l'est d'Alep où 250.000 personnes sont prises au piège. Quel bilan tirer d'un an d'intervention russe en Syrie ?

Depuis une dizaine de jours, Alep, ancien poumon économique de la Syrie, est bombardée par les armées syrienne et russe qui ciblent les quartiers rebelles àl l'est de la ville
Depuis une dizaine de jours, Alep, ancien poumon économique de la Syrie, est bombardée par les armées syrienne et russe qui ciblent les quartiers rebelles àl l'est de la ville Crédits : KARAM AL-MASRI - AFP

Quel rôle joue la Russie depuis un an dans le conflit syrien ? 100.000 enfants se retrouvent pris au piège dans les quartiers rebelles d'Alep, bombardés depuis une dizaine de jours par le régime de Damas, et son allié, Moscou. L'ONG "Save the Children" affirme que ces enfants ne sont désormais en sécurité nulle part, pas même dans les écoles souterraines, censées les protéger des bombardements, à cause de l'utilisation de "bombes antibunker", capables, comme leur nom l'indique, de perforer un bunker. Ces bombes constituent un potentiel crime de guerre selon l'ONG. Cet avis est partagé par les Etats-Unis et l'Allemagne. Le président Barack Obama et la chancelière Angela Merkel se sont entretenus, hier, au téléphone, condamnant avec force "les raids aériens barbares des Russes et du régime syrien sur l'est d'Alep" où vivent - ou survivent - 250.000 personnes. Mais pour Moscou, hors de question de céder aux injonctions des Américains ou des Européens. Le Kremlin a annoncé, hier, la poursuite des bombardements. Cela fait un an que la Russie intervient militairement en Syrie. Bilan avec Luc Lemonnier.

Funérailles de Shimon Peres : L'ancien président israélien est inhumé, ce matin, au cimetière du mont Herzl à Jérusalem, où reposent nombre des grandes figures israéliennes. Une centaine de dirigeants étrangers assistera aux funérailles, parmi lesquels le président américain Barack Obama, ses homologues français ou allemand, le prince Charles, le roi d'Espagne mais aussi le président de l'autorité palestinienne. Mahmoud Abbas sera, sans doute, le seul dirigeant d’un pays arabe présent à ces obsèques.

Le réchauffement climatique se produit maintenant et beaucoup plus vite que prévu : La hausse des températures s'emballe ! préviennent sept grands climatologues , dont Robert Watson, ancien président du GIEC, le groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat . Alors que se tient aujourd'hui un conseil extraordinaire des ministres européens de l'environnement, aujourd'hui à Bruxelles - les 28 doivent s'entendre pour ratifier l'accord de Paris, sur le climat, avant la COP 22, en novembre prochain à Marrakech - il y a urgence, indique un groupe international de scientifiques. Au rythme où vont les choses, il sera impossible de limiter la hausse des températures à 2 degrés de plus d'ici à 2050. Ce seuil pourrait être atteint bien plus tôt que prévu. Reportage de Sandy Dauphin.

Le Sénat rejette le délit d'entrave numérique à l'IVG : Le gouvernement voulait créer un délit d'entrave numérique, car c'est désormais sur le web que le droit à l'avortement subit ses attaques à la fois les plus dures et les plus subtiles. Les militants anti-IVG ont désormais des stratégies numériques pour atteindre les plus jeunes. Nous vous en parlions mercredi, dans un choix de la rédaction réalisé par Catherine Pétillon. Hier, donc, le Sénat, à majorité à droite, a estimé que l'amendement pour créer ce délit d'entrave numérique était en fait un cavalier législatif. En clair, le texte n'aurait aucun rapport avec le projet de loi sur l'égalité et la citoyenneté. Ces aruguements sont contestés par Laurence Rossignol, la ministre des droits des femmes, invitée de Stanislas Vasak, hier, dans le journal de 22h.

Manifestation des retraités peu entendue, hier en France, mais retentissement possible aux prochaines élections : Ils représentent plus de 15 millions de personnes en France et autant d'électeurs potentiels. Les retraités ont manifesté hier, partout en France, à l'appel de plusieurs syndicats, pour demander la revalorisation de leurs pensions. Pas d'augmentation, encore cette année, à cause d'une inflation quasi-nulle. Et leur pouvoir d'achat de diminuer en moyenne de 2% tous les ans. Aujourd'hui, en moyenne, un retraité perçoit 1.300 euros par mois. 600.000 retraités vivent en-dessous du seuil de pauvreté. Dans une société vieillissante, leur voix reste peu entendue. D'ailleurs ils n'étaient que peu nombreux hier à Paris : entre 1.000 selon la police et 5.000 selon les organisateurs. Pourtant, pour 2017, ceux qui représentent 30% du corps éléctoral pourraient s'avérer décisifs. Analyse du sociologue Serge Guérin, spécialiste des questions de vieillisement de la population à l'INSEEC, interrogé par Bénédicte Robin.

Vue d'artiste de la sonde européenne Rosetta
Vue d'artiste de la sonde européenne Rosetta Crédits : J.HUART ESA - AFP

La fin d'une odyssée spatiale de plus de 12 ans : Rosetta vit ses dernières heures. La sonde spatiale européenne, arrivée en orbite de la comète Tchouri, en août 2014 à 6 milliards de kilomètres de la terre, va se crasher volontairement sur le corps glacé, vers 13h20 heure française. C'est la fin d'une mission inédite et riche d’enseignement. Jamais en effet, on avait pu observer et étudier avec 11 instruments différents, un corps aussi primitif du système solaire. Aujourd’hui, en guise de bouquet final, Rosetta termine son périple sur la comète en continuant à envoyer ses données. Et il y en a eu des découvertes en 24 mois de mission de Rosetta : sur la porosité, la gravité, le champ magnétique, l'activité au plus près du soleil, le remodelage permanent de la surface. De quoi enthousiasmer Valérie Charletti, professeur à L'université Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines et membre de l'équipe Rosetta, interrogée par Sophie Bécherel. La lente descente puis le crash, en douceur, de Rosetta sur Tchouri, c'est un événement à suivre à partir de 10h et demi, ce matin, sur le site de l'agence spatiale européenne.

Intervenants
  • journaliste à la rédaction de France Culture, présentatrice des journaux de 7h, 7h30 et 9h

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