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Rassemblement à Montréal

Un étudiant de 27 ans, connu pour ses idées nationalistes, inculpé pour l'attentat dans une mosquée de Québec

12 min

Un étudiant de 27 ans, connu pour ses idées nationalistes, partagées sur les réseaux sociaux, a été inculpé pour la fusillade qui a eu lieu dimanche soir dans une mosquée de Québec et qui a fait 6 morts et 8 blessés, dont 5 dans un état grave.

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Rassemblement à Montréal Crédits : Amru Salahuddien ANADOLU AGENCY - AFP

Enquête sur l'attentat de Québec : Bougie à la main, des milliers de Québécois sont descendus dans la rue et dans le froid, hier soir, en mémoire des 6 personnes tuées par balles, dimanche, en pleine prière dans une mosquée de Québec. Marée humaine à Montréal, foule compacte et silencieuse, également, à Québec, et des applaudissements nourris lorsque le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, a réaffirmé que les musulmans du Canada étaient "ici chez eux". Un étudiant canadien est soupçonné d'être l'auteur de cet attentat. Alexandre Bissonnette, 27 ans, a été interpellé peu après la fusillade, 11 chefs d'inculpation pèsent contre lui, pour six meurtres et cinq tentatives de meurtre (5 personnes sont dans un état grave). Les médias locaux parlent de lui comme d'un jeune homme introverti, plutôt solitaire. Les précisions, à Québec, de Pascale Guéricolas.

Aux Etats-Unis, de nouveaux remous après le décret anti-immigration signé par Donald Trump : Aux Etats-Unis, Donald Trump limoge à tour de bras. Exit la ministre de la Justice par intérim, l'"Attorney General", Sally Yates, qui refusait de défendre le décret sur l'immigration signé vendredi par le président. Donald Trump a également remplacé, hier, le chef intérimaire du service de l'immigration et des douanes, lui aussi un ancien de l'administration Obama. Depuis que le nouveau président des Etats-Unis a interdit, pendant 90 jours, l'accès du territoire américain aux ressortissants en provenance d'Iran,d'Irak, de Libye, de Somalie, de Syrie, du Soudan et du Yémen, pendant 120 jours l'accueil de tout réfugié aux Etats-Unis, et suspendu sine die l'accueil de tous les réfugiés syriens, avalanche de critiques. Et une première : les autorités de l'Etat de Washington, dans le nord-ouest des Etats-Unis, annoncent qu'elles porteront plainte devant la justice fédérale contre ce décret anti-immigration. Mobilisation politique, avec une réaction, par communiqué, de Barack Obama : l'ancien président des Etats-Uni fait savoir qu'il désapprouve toute mesure discriminatoire et qu'il soutient les Américains qui protestent au nom du respect des valeurs fondamentales. Une mobilisation populaire qui s'enracine, par ailleurs, de jour en jour. Illustration à Washington avec notre correspondant, Frédéric Carbonne.

Parallèle entre les Etats-Unis et l'Europe sur l'immigration ? Le décret anti-immigration de Trump a été dénoncé, également, en Europe, par de simples citoyens et par des politiques. Jean-Marc Ayrault, par exemple, le chef de la diplomatie française a mis en garde contre "le repli sur soi". Mais le ministre italien des Affaires étrangères, Angelino Alfano, a estimé, hier, que l'Europe n'était, je cite "pas bien placée pour donner son avis sur les choix des autres. Ou alors c'est que nous voulons oublier qu'en Europe aussi on érige des murs". Le parallèle avec les Etats-Unis de Donald Trump est-il pertinent ? Marie-Pierre Vérot a posé la question à Olivier Clochard, chargé de recherches au CNRS, laboratoire "Migrinter" à l'université de Poitiers.

L'enquête sur les activités de Penelope Fillon s'est accélérée, hier, avec l'audition de François Fillon et de son épouse, pendant 5h environ : Les policiers cherchent à déterminer si Penelope Fillon a bénéficié d'emplois fictifs au sein de La Revue des deux mondes et en tant qu'attachée parlementaire, comme l'a révélé le Canard enchaîné la semaine dernière.

Le Front national rattrapé, lui, par d'autres soupçons d'emplois fictifs : C'est au Parlement européen que cela se passe, où les services anti-fraude mènent actuellement des enquêtes approfondies sur une vingtaine de collaborateurs du FN. Pour deux premières affaires, Marine Le PEN va devoir rembourser plus de 340.000 euros, dont la majeure partie avant ce soir. A défaut, lui seront retirées tous les mois la moitié de ses indemnités parlementaires et de ses frais de séjour notamment. Sanction bien normale, selon Sylvie Guillaume, du groupe parlementaire socialiste et démocrate, vice-présidente du Parlement européen, interrogée par Quentin Dickinson.

Les programmes de sciences économiques et sociales sont-ils trop orientés à gauche au lycée ? C'est le reproche, formulé, hier, par l'Académie des sciences morales et politiques, où siègent d'anciens chefs d'entreprise. Levée de boucliers des enseignants. On y revient dans le journal de 7h30.

Les nouveaux dissidents : Le terme de "dissident" est souvent relégué aux livres d'histoire, ou porté par la frange extrémiste, par Dieudonné et Alain Soral, avec " #Dissidence " utilisé sur les réseaux sociaux pour qualifier certains de leurs discours. Pourtant, il y a bien à travers le monde des héritiers de Sakharov. Le philosophe Michel Eltachninoff les appellent les "nouveaux dissidents". Dans un livre éponyme, publié l'an dernier, il dressait une cartographie de ces miliants à travers le monde. Pour y donner corps, il lance ce soir une association et un site dédiés à ceux qui luttent contre les injustices de manière non violente et indivuelle. Précisions de Catherine Pétillon.

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