LE DIRECT

Un Mécanisme Européen de Stabilité pas si sûr

12 min
À retrouver dans l'émission

JOURNAL DE 7H de Renaud Candelier

Se dirige-t-on véritablement vers une sortie de crise européenne ? Les décisions de ces derniers jours vont en tout cas dans le sens attendu. Le Bundestag a bien voté hier le deuxième plan de soutien financier à Athènes malgré des dissensions dans le camp Merkel.Et progressivement les parlements des pays européens, votent la mise en place du mécanisme de stabilité. Ce filet de secours de 500 milliards d'euros. En France, le texte arrive d'ailleurs au Sénat aujourd'hui. Mais cette nouvelle institution financière va emprunter de l'argent sur les marchés financiers pour le préter si besoins à des états de la zone euro en difficulté et créé un nouveau risque, comme l'explique Olivier Berruyer, spécialiste de la gestion des risques, et auteur du blog Les crises.com.

L'austérité et son corollaire le ralentissement de l'activité au coeur de la campagne. L'exécutif et le candidat de la majorité veulent montrer qu'ils trouvent des solutions. Photowatt repris par EDF confirmé hier, Lejaby par LVMH et des promesses présidentielles pour ArcelorMittal à Florange.

Une trentaine de salariés occupent le site ce matin. Promesses aussi de François Hollande à l'image de cette proposition de loi déposée hier par le député de Corrèze pour le symbole. Elle prévoit d'obliger les entreprises à examiner toutes les solutions de reprise en confiant plus de pouvoir au tribunal de commerce. La désindustrialisation c'est aussi celle de la presse. Après France Soir et La Tribune, c'est un quotidien régional Paris-Normandie qui est en dépot de bilan.

Dans un contexte de prix de l'essence qui ont encore grimpé la semaine dernière, le candidat socialiste a réitéré hier sur TF1 sa proposition de limiter la hausse des prix pendant 3 mois mais François Hollande a dit qu'il ne pouvait "promettre une hausse des salaires". En revanche, ceux qui gagnent plus d'un million par an serait taxés à 75%.

En Syrie, trois blessés syriens ont pu être évacués du quartier de baba Amr à Homs. C'est le croissant rouge qui est intervenu sans pour autant réussir à évacuer les deux journalistes blessés, la Française Edith Bouvier et le britannique Paul Conroy. On ne sait pas pourquoi ils n'ont pas pu être évacués. Peut-être ont-ils considérés que les conditions de sécurité n'étaient pas réunies ? Les journalistes réclameraient la présence de diplomates ou de la croix rouge internationale. Ils n'auraient donc pas confiance dans le dispositif proposé par le régime. Ismael Hachem, président de l'association "France Syrie démocratie" explique pourquoi.

L'équipe
À venir dans ... secondes ...par......