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Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo, à feu et à sang hier, après une manifestation de l'opposition, durement réprimée

Une manifestation de l'opposition à Joseph Kabila vire au bain de sang à Kinshasa (RDC)

13 min

Kinshasa s'embrase : manifestation et répression sanglante, hier, dans la capitale de la République démocratique du Congo. 17 morts selon les autorités, 53 selon l'opposition qui réclame la convocation d'une élection présidentielle, alors que le président Joseph Kabila semble s'accrocher au pouvoir.

Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo, à feu et à sang hier, après une manifestation de l'opposition, durement réprimée
Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo, à feu et à sang hier, après une manifestation de l'opposition, durement réprimée Crédits : Mustafa MULOPWE - AFP

Une manifestation vire au bain de sang en RDC : Plusieurs milliers de manifestants, des jeunes notamment, sont descendus, hier, dans les rues de Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo. Ils réclamaient le départ du président Joseph Kabila, à la tête de la RDC depuis 2001. Après deux mandats, la constitution ne lui permet pas de se représenter. Ce mardi marque la date limite pour fixer des élections, une présidentielle est censée avoir lieu la fin de l'année. Sauf que Joseph Kabila ne donne aucun signe de vouloir quitter le pouvoir. C'est donc avec ce slogan "Kabila dégage", dans toutes les bouches, sur des pancartes ou encore en lettres rouges sur la statue du héros de l'indépendance, Patrice Lumumba, que les manifestants ont défilé à Kinshasa. Les forces de l'ordre ont riposté à balles rééelles. Les autorités ont compté 17 morts, l'opposition parle, elle, de plus de 50 morts. Des policiers ont été lynchés, des incendies criminels et des pillages, également constatés. Récit d'une journée de violences avec Nabila Amel.

Alors qu'ils couvraient la manifestation, hier, à Kinshasa, un photographe de l'AFP et une journaliste de la radio RFI ont été interpellés à la mi-journée par la police militaire, malmenés et séquestrés pendant cinq heures. Une partie de leur matériel a été confisquée. En France, Jean-Marc Ayrault, le ministre des Affaires étrangères a jugé "très dangereuse et extrêmement préoccupante" la situation en RDC. Et de prévenir : "si les élections sont reportées sans cesse, ça veut dire que Kabila veut rester au pouvoir. Cette situation n'est pas acceptable."

En Syrie, la trêve vole en éclat : Un raid aérien a touché un convoi humanitaire et tué 12 membres du Croissant rouge qui devaient acheminer de l'aide dans la province d'Alep, quelques heures seulement après que la fin de la trêve a été annoncée par l'armée syrienne. L'Observatoire syrien des droits de l'Homme n'est pas en mesure de préciser de quelle nationalité étaient les avions qui ont mené la frappe, mais comme aucun groupe rebelle syrien ne dispose de force aérienne, les regards se tournent vers Damas et son allié, Moscou. Des raids aériens ont également tué au moins 32 civils toujours dans la province d'Alep, la grande ville du nord du pays, où s'affrontent forces gouvernementales et rebelles. La trêve en Syrie, prononcée le 12 septembre, vole donc en éclat, si tant est qu'elle ait encore existé. Correspondance dans la région d'Omar Ouahamane.

Un Américain d'origine afghane arrêté après les attentats de New York et du New Jersey : Ahmad Rahami, un Américain de 28 ans, originaire d'Afghanistan, a été arrêté hier. Il est soupçonné d'être l'auteur des attaques à la bombe à New York et dans le New Jersey qui ont blessé 29 personnes, ce week-end. Il ne figurait sur aucun fichier d'individus suspectés de radicalisation mais il a été reconnu par un témoin qui avait vu les portraits largement diffusés par le FBI. Ahmad Rahami a été arrêté dans le New Jersey, après une fusillade avec les forces de l'ordre. Correspondance à Washington de Frédéric Carbonne.

Des cellules individuelles en prison, est-ce une utopie en France ? Le ministre de la Justice pourrait annoncer ce matin des mesures pour répondre aux tensions dans les prisons françaises, surpeuplées. Jean-Jacques Urvoas a choisi Fresnes pour présenter ce matin son rapport sur l'encellulement individuel, un droit inscrit dans la loi et vieux de plus de 140 ans mais qui n'a jamais été respecté. Quels arbitrages peut-on attendre à quelques mois de la présidentielle ? Eléments de réponse dans le journal de 7h30, avec Florence Sturm.

Arnaud Montebourg entend "casser de la vaisselle à Bruxelles" : C'était son premier meeting, depuis sa déclaration de candidature à la présidentielle, le 21 août dernier. Le socialiste Arnaud Montebourg était hier soir, à Gonesse dans le Val d'Oise. Sa stratégie : privilégier les villes moyennes, les banlieues et les zones rurales et s'intéresser à la vie quotidienne des Français, plaide le candidat. Arnaud Montebourg a consacré une large partie de son discours à l'économie, à l'Europe et plus précisément à la lutte contre les règles de Bruxelles. Propos recueillis par Ludovic Piedtenu.

90 millions d'euros pour la Culture et l'emploi : Le ministère de la Culture et celui du Travail ont détaillé, hier, les grandes lignes du "Fonds pour l'emploi pérenne dans le spectacle", promis par le Premier ministre en avril dernier dans le dossier des intermittents. Cette enveloppe conséquente et une série de mesures étaient très attendues par les employeurs et les intermittents, dans un secteur très consommateurs de contrats de courte durée. Si la plupart de ces professionnels se réjouissent de cette avancée, des critiques émergent déjà sur le fonctionnement du dispositif. Reportage de Sarah Petitbon.

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