LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
Le procureur François Molins

Une présidentielle sous menace terroriste, après l'attentat "imminent" déjoué hier

13 min

Aucune précision sur la ou les cibles visée(s) par les 2 Français arrêtés, hier à Marseille. Ils étaient fichés S et suivis depuis des semaines par la police. Armes à feu, explosifs et drapeau de Daech ont été retrouvés dans leur appartement. La sécurité pour la présidentielle est renforcée.

Le procureur François Molins
Le procureur François Molins Crédits : Martin BUREAU AFP - AFP

Attentat déjoué : On ignore encore quelle était leur cible,ou encore la date à laquelle ils avaient prévu de passer à l'action. Mais c'est un "un attentat imminent", que préparaient les deux hommes interpellés, hier, à Marseille. Preuve de leur détermination, a indiqué le procureur François Molins : l'arsenal retrouvé dans leur appartement, 3 kg d'explosifs et des armes à feu, notamment, ainsi qu'un drapeau du groupe Etat islamique. Clément Baur, 23 ans, et Mahiedine Merabet, 29 ans, étaient tous deux fichés S et recherchés depuis plusieurs mois. Précisions de Florence Sturm. Les gardes à vue des deux suspects, prévues pour durer quatre jours pour l'instant, permettront peut-être d'en savoir plus sur leurs intentions et leur(s) cible(s).

Le climat terroriste pèse un peu plus sur la campagne présidentielle et les dispositifs de sécurité autour des candidats : Si l'on ignore la ou les cible(s) des suspects arrêtés hier, François Fillon semble être le candidat le plus menacé de la présidentielle depuis la fin de la semaine dernière. Le candidat de la droite est protégé en permanence par six officiers de sécurité. Et puis par précaution, les photos des deux jeunes hommes (finalement arrêtés hier) avaient été distribuées dès jeudi dernier aux services de sécurité des candidats à l'élection présidentielle. C'est ce qu'ont déclaré l'entourage d'Emmanuel Macron et Marine Le Pen.

L'argument sécuritaire notamment, déployé notamment par le Front national pour tenter de séduire les électeurs des grandes villes, comme le montre ce reportage, à écouter dans le journal de 7h30 : A J-4 du premier tour de la présidentielle, le choix de la rédaction analyse la stratégie du Front national pour capter les électeurs des grandes agglomérations. Marine le pen termine sa campagne par des meetings dans les deux plus grandes villes de france : après Paris, lundi soir, la candidate du Front national se rend à Marseille, ce soir. Ces deux villes symbolisent des territoires à conquérir, car le FN reste en effet très en-deçà de ses scores nationaux dans les centres urbains, où vivent des électeurs encore rétifs à Marine Le Pen. Le choix de la rédaction est signé Christine Moncla, à suivre dans le journal de 7h30.

La menace terroriste, également évoquée hier, par Jean-Luc Mélenchon : Le leader de la France insoumise était en meeting, physiquement à Dijon, mais répliqué par hologrames à Nancy, Grenoble, Montpellier, Clermont-Ferrand, Nantes et au Port, à La Réunion. Meeting suivi, au total, par plus de 40.000 personnes, et au début duquel Jean-Luc Mélenchon a commencé par exprimer "sa solidarité la plus totale" envers François Fillon, Emmanuel Macron et Marine Le Pen face aux risques d'attentats. Analyse de Sophie Delpont.

L'actualité économique et sociale, dont Whirlpool, s'invite, également, dans la campagne présidentielle : Pulls noirs "Whirlpool fabrique des chômeurs" sur le dos, environ 150 salariés de l'usine Whirlpool d'Amiens, menacée de fermeture, ont manifesté, hier, à Paris, pour interpeller les politiques sur leur sort. La situation d'Amiens, "c'est révoltant", a déclaré, sur place, Nathalie Arthaud, candidate de Lutte ouvrière à la présidentielle. "Whirlpool c'est 25 milliards d'euros réalisés sur la peau de milliers d'ouvriers", a encore dénoncé celle qui se présente "en campagne permanente contre les licenciements". Des représentants de Jacques Cheminade et de François Asselineau étaient également présents, tout comme le député européen et ancien syndicaliste Edouard Martin, soutien de Benoît Hamon. Quant à Emmanuel Macron, interrogé pour savoir pourquoi il avait préféré rendre visite, hier, à une usine bénéficiaire de l'opticien Krys, dans les Yvelines, plutôt que de rencontrer les salariés Whirlpool dans sa ville natale, Amiens, il a déclaré : "C'est bien aussi que la presse parle des entreprises qui marchent". Le candidat d'En Marche a également promis de se rendre auprès des salariés de Whirlpool dans les semaines qui viennent, "j'ai prévu cela dans l'entre-deux-tours", a-t-il déclaré.

Le gouvernement s'est engagé, hier, à soutenir financièrement le projet de reprise, par ses salariés, de l'enseigne de mode à petits prix Mim : Ce projet de Scop (Société coopérative de production) est la dernière chance pour sauver cette entreprise d'environ 1.400 salariés, dont à peine un tiers des 233 points de vente doivent être rachetés par l'enseigne suisse Tally Weijl, en association avec le Français Etam. Le tribunal de commerce de Bobigny doit dire, cet après-midi, s'il ordonne la liquidation de Mim, avec cessation immédiate de l'activité, ou s'il autorise sa poursuite, le temps pour les salariés de présenter leur projet de Scop, qui pourrait permettre de sauver 650 emplois.

Dialogue renoué en Guyane : Le collectif Pou la Gwiyann dékolé - Pour que la Guyane décolle, en créole, qui exprime des revendications sécuritaires, économiques et sociales pour permettre au territoire d'outre-mer de rattraper son retard sur l'Hexagone, a annoncé, hier soir, avoir reçu une réponse du gouvernement pour tenter de mettre un terme à ce conflit social. La réponse gouvernementale, "très technique", doit être analysée dans la nuit et ce matin, par des experts et les élus de Guyane, indique la porte-parole du collectif Valérie Vanoukia.

Un mercredi à haut risque, au Vénézuéla : Opposants et partisans du président socialiste Nicolas Maduro ont prévu de manifester aujourd'hui. Des contestations précédentes ont déjà été ensanglantées. Cinq personnes sont mortes et des dizaines d'autres ont été blessés en moins de trois semaines. Les opposants réclament des élections anticipées. Dernier signe de tension : le président socialiste Nicolas Maduro a demandé, cette nuit, que le chef du parlement, chambre dominée par l'opposition, soit poursuivi pour coup d'Etat. On y revient dans le journal de 7h30.

Aux Etats-Unis, un test crucial, pour Donald Trump dans une élection partielle en Géorgie : Les électeurs se rendent aux urnes pour une élection législative observée dans tous les Etats-Unis. Jon Ossoff, un candidat démocrate inconnu de 30 ans, espère profiter de l'impopularité du président républicain, arrivé il y a 3 mois à la Maison Blanche, pour s'emparer de cette circonscription du sud-est des Etats-Unis, tenue par les républicains depuis près de 40 ans. Donald Trump, lui, tente de rassurer ses électeurs, déboussolés par son interventionnisme en politique extérieure. Ces électeurs se demandent si leur président n’a pas oublié ses promesses de la campagne : s’occuper d’eux avant tout. Retour donc aux fondamentaux avec la signature d’un décret "America First" et une nouvelle dénonciation des traités commerciaux. Correspondance de Frédéric Carbonne à Washington.

ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......