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Le ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, lors d'une précédente rencontre, avec des surveillants de la prison de Béziers, le 1er septembre 2016

Une profession à bout : les syndicats pénitentiaires se disent déçus de leur rendez-vous au ministère de la Justice

13 min

La surpopulation carcérale, les agressions (comme à Osny, dans le Val d'Oise) ou les mutineries (comme hier à Vivonne, près de Poitiers) peuvent être leur lot quotidien : les surveillants pénitentiaires sont sous pression et se disent déçus de leur rendez-vous, hier, au ministère de la Justice.

Le ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, lors d'une précédente rencontre, avec des surveillants de la prison de Béziers, le 1er septembre 2016
Le ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, lors d'une précédente rencontre, avec des surveillants de la prison de Béziers, le 1er septembre 2016 Crédits : SYLVAIN THOMAS - AFP

Ras-le-bol au sein de la pénitentiaire : Ils connaissaient déjà la surpopulation carcérale. Leur profession avait également été choquée, il y a un peu plus d'une semaine, par l'agression de deux surveillants par un détenu au sein de l'unité de prévention de la radicalisation à Osny, dans le Val d'Oise. Et puis hier en fin d'après-midi, une mutinerie a éclaté dans le centre de détention de Vivonne, près de Poitiers. Les affrontements ont duré 6 heures, une cinquantaine de détenus a déclenché des incendies faisant 11 blessés. Le calme est revenu peu après 22h. C'est donc une profession à bout, représentée par les syndicats pénitentiaires, qui a été reçue hier soir au ministère de la Justice. Le garde des Sceaux leur avait promis, ce week-end, de renforcer la sécurité dans les prisons, notamment dans les unités dédiées pour détenus radicalisés, en organisant plus de fouilles et des changements de cellules plus fréquents. Mais hier soir, les syndicats sont repartis de la place Vendôme sans la moindre certitude. Reportage de Jérémy Marillier.

Une série de mises en examen liée à la menace terroriste : Les trois femmes, arrêtées jeudi dernier et soupçonnées d'avoir voulu commettre un attentat en France, ont été mises en examen, hier soir, à Paris par des magistrats antiterroristes. Toutes ont été incarcérées, plus d'une semaine après la découverte d'une voiture remplie de bonbonnes de gaz près de Notre-Dame-de-Paris. Dans une enquête distincte, un adolescent de 15 ans, arrêté, lui, samedi à Paris, a également été mis en examen, hier, pour association de malfaiteurs terroriste criminelle. Il a été écroué, soupçonné de passer à l'attaque avec une arme blanche. Point commun entre ces deux dossiers : les contacts qu'auraient entretenus sur Internet ce mineur et le commando des femmes avec Rachid Kassim, un djihadiste français de 29 ans qui "téléguide" (selon le procureur François Molins) ses émules via la messagerie cryptée Telegram, probablement depuis la zone irako-syrienne.

Quelles solutions pour maintenir plus de 400 emplois chez Alstom Transports à Belfort ? Il veut maintenir la production de locomotives Alstom à Belfort. François Hollande l'a dit, hier, à ses ministres, lors d'une réunion d'urgence à l'Elysée. Le chef de l'Etat appelle le gouvernement à se mobiliser pour qu'il y ait plus de commandes passées au constructeur ferroviaire. C'est justement à cause d'un carnet de commandes vide que la direction d'Alstom avait annoncé, la semaine dernière, le transfert de sa production de trains de Belfort vers l'Alsace d'ici 2018. Plus de 400 emplois sont directement menacés à Belfort, plus d'un millier d'emplois indirects selon les centaines de personnes qui manifestaient, hier devant la mairie de la ville. La présidente de la région Bourgogne-Franche-Comté, Marie-Guite Dufay, a, elle, rencontré les syndicats et la direction. Elle estime que des solutions existent. Reportage de Nicolas Wilhelm de France Bleu Belfort - Montbéliard.

Une quatrième plainte déposée dans l'affaire Denis Baupin : Une quatrième plainte pour harcèlement a été déposée contre le député écologiste Denis Baupin selon de nouvelles révélations de France Inter et de Médiapart, dans le cadre de l'enquête préliminaire en cours pour harcèlement sexuel, agressions sexuelles et appels téléphoniques malveillants. Cette plainte a été déposée par Véronique Haché, la patronne d'autolib. Témoignage recueilli par Cyril Graziani pour France Inter.

Les armes se sont-elles tues en Syrie ? C'est en tout cas l'objectif de la trêve, entamée au coucher du soleil, hier. Le cessez-le-feu a été négocié par Washington et Moscou mais les djihadistes en sont exclus. C'est la deuxième tentative depuis le début de l'année pour mettre fin à cinq années de carnage en Syrie. Le secrétaire d'Etat américain John Kerry parle d'une décrue des violences. Calme relatif selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme qui a noté des frappes aériennes et des bombardements de la part des forces gouvernementales dans les provinces de Hama et d'Alep, des tirs près de Damas, dans les zones côntrôlées par les rebelles. Mais aucune grave violation de la trêve, toujours selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme. Mais il est encore trop tôt pour juger de la solidité de ce cessez-le-feu. Explications d'Eric Biégala.

Hillary Clinton se veut rassurante sur son état de santé : Une journée de diète médiatique et déjà, Hillary Clinton donne de ses nouvelles. La candidate démocrate à la Maison blanche se repose dans sa résidence de l'Etat de New York, soignée pour une pneumonie. Dans un entretien accordé à CNN, hier soir, à moins de deux mois de la présidentielle, Hillary Clinton a voulu prouver aux Américains qu'elle pouvait encore combattre son adversaire, le républicain Donald Trump. Correspondance à Washington de Frédéric Carbonne.

Intervenants
  • journaliste à la rédaction de France Culture, présentatrice des journaux de 7h, 7h30 et 9h
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