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Barbara Pompili saluant Emmanuel Macron le 9 novembre 2018 à Albert, dans la Somme, lors de son "itinérance mémorielle" liée à la Grande Guerre.

Barbara Pompili va tenter de verdir le chemin qu'empruntera Emmanuel Macron pour la fin de son quinquennat

15 min

L'ancienne Verte, âgée de 45 ans, jusque là députée LREM de la Somme et ex secrétaire d'État chargée de la biodiversité sous François Hollande, 3e dans l'ordre protocolaire, a été nommée, hier, prend la tête d'un super-ministère de la Transition écologique, avec le Logement et les Transports.

Barbara Pompili saluant Emmanuel Macron le 9 novembre 2018 à Albert, dans la Somme, lors de son "itinérance mémorielle" liée à la Grande Guerre.
Barbara Pompili saluant Emmanuel Macron le 9 novembre 2018 à Albert, dans la Somme, lors de son "itinérance mémorielle" liée à la Grande Guerre. Crédits : Fred Haslin / Le Courrier Picard - Maxppp

Barbara Pompili, nouvelle ministre de la Transition écologique a pour mission de faire éclore une écologie de terrain : Pourmieux faire éclore le nouveau monde, qui a vu les écologistes remporter plusieurs grandes villes aux municipales et les propositions de la convention citoyenne pour le climat être reprises par le Chef de l'Etat, Barbara Pompili tentera de verdir le chemin qu'empruntera Emmanuel Macron pour la fin de son quinquennat. L'ancienne Verte, âgée de 45 ans,  jusque là députée de la Somme a été nommée, hier, ministre de la Transition écologique, troisième dans l'ordre protocolaire. Julien Bayou (EELV) espère que Barbara Pompili fera "mieux que lors de son passage comme secrétaire d'Etat à la biodiversité sous Hollande". Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France, déclare : "On lui fait confiance sur ses convictions personnelles. On ne fait pas confiance au président de la République. On ne connaît pas le Premier ministre. On ne fait pas confiance au président de la République qui a, depuis le début eu des discours et des annonces et des promesses très fortes, sur les questions écologiques. Malheureusement, dans les actes, ça n'a pas suivi." Analyse de Véronique Rebeyrotte.

Ils ont chacun leur franc-parler et ont créé la surprise, en entrant au gouvernement : l'avocat Eric Dupond-Moretti nommé à la Justice, alors que Roselyne Bachelot délaisse radio et télé pour revenir en politique. Roselyne Bachelot dit vouloir "mettre la culture au cœur du plan de reconstruction de notre pays" après la crise du coronavirus, au cours de sa passation de pouvoirs avec Franck Riester, une heure après sa nomination. "Je sais que le temps m'est compté", a-t-elle souligné, alors que son prédécesseur venait d'évoquer la "malédiction de voir le titulaire de ce ministère changer tous les 18 mois" en moyenne.  "L'urgence absolue en ce début d'été sera d'aider à la remise en route et en état des lieux de culture: festivals, musées, cinémas, monuments historiques", a assuré l'ancienne ministre de Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy qui avait laissé la politique de côté depuis 2012 pour une carrière d'animatrice de télévision et de radio. Première réaction de Roselyne Bachelot au micro d'Anne Lamotte et analyse d'Eric Chaverou sur les dossiers qui s'empilent déjà sur le bureau de la nouvelle locataire de la rue de Valois : spectacle vivant, édition, cinéma, audiovisuel, presse écrite..

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. Crédits : Visactu

Eric Dupond-Moretti nommé garde des Sceaux : "c'est une déclaration de guerre à la magistrature" selon l'USM. Après la calme et discrète Nicole Belloubet, c'est un avocat connu pour "sa grande gueule", novice en politique, qui arrive place Vendôme. Il devient garde des Sceaux six mois après un mouvement historique de grève des avocats contre la réforme des retraites. Parmi les avocats les plus célèbres de France, connu pour son franc parler mais aussi sa virulence à l'égard des magistrats, Eric Dupond-Moretti, le ténor des barreaux surnommé "acquittator", a été désigné garde des Sceaux, la nomination surprise de ce gouvernement.  "Des méthodes de barbouzes!": fin juin, l'avocat s'emportait, avec sa verve habituelle contre le parquet national financier (PNF) qui a épluché ses factures téléphoniques détaillées ("fadettes"), comme celles de plusieurs autres avocats, pour tenter d'identifier une "taupe" dans l'affaire dites des "écoutes".  Et si vous étiez garde des Sceaux, que feriez-vous?, était-il alors interrogé sur LCI. "D'abord il faut qu'on sépare le siège du parquet. Pour moi, c'est impératif. Je fais le ménage la dedans de façon très très très claire", répondait le ténor de 59 ans. Et de poursuivre: "Je fais un système de responsabilité des juges, parce que les juges ne sont pas responsables de ce qu'ils font aujourd'hui. Ce sont les seuls dans notre société à ne pas être responsables".  Il proposait de "réunir des juges et faire une réforme non pas contre eux mais avec eux, avec des grands juges qui font l'unanimité".  Si la nomination d'Eric Dupond-Moretti a été bien accueillie par les avocats, elle a fait l'effet d'un choc chez les magistrats. "Nommer une personnalité aussi clivante et qui méprise à ce point les magistrats, c'est une déclaration de guerre à la magistrature", estime l'USM, syndicat majoritaire chez les magistrats.

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