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La police anti-émeute a été déployée, hier, à Hong-Kong

La reprise en main de Pékin sur Hong-Kong inquiète jusque chez les minorités oppressées par la Chine et réfugiées en France

15 min

Canons à eau et gaz lacrymogène pour disperser les manifestants, 370 interpellations : comme un air de déjà vu, hier, à Hong Kong, alors que la police a procédé aux premières arrestations en vertu de la nouvelle loi sur la sécurité nationale imposée par Pékin au territoire pourtant semi-autonome.

La police anti-émeute a été déployée, hier, à Hong-Kong
La police anti-émeute a été déployée, hier, à Hong-Kong Crédits : DALE DE LA REY / AFP - AFP

Le barreau de Hong-Kong joint ses craintes au concert des nations, après l'entrée en vigueur de la loi sur la sécurité nationale imposée par Pékin : Le barreau de Hong Kong s'est dit "profondément préoccupé" par la loi sur la sécurité imposée par Pékin, en pointant une formulation très vague de nature à saper l'indépendance de la justice dans l'ex-colonie britannique. Cette loi réprimant la sécession, la subversion, le terrorisme et la collusion avec des forces extérieures, considérée comme une réponse aux manifestations de 2019, a été adoptée moins de six semaines après son annonce. Son contenu n'a été connu que mardi soir, et nombre de juristes jugent la loi plus draconienne que prévu, et pas uniquement pour les habitants de la ville. Dans une analyse de cinq pages, le barreau de Hong Kong observe que les infractions y sont très vaguement définies, qu'elles "peuvent être utilisées de façon arbitraire et d'une façon qui empiète de façon disproportionnée sur les droits fondamentaux, parmi lesquels la liberté de conscience, d’expression et de rassemblement", soit un recul des libertés inédit depuis la rétrocession à la Chine par le Royaume-Uni de ce territoire en 1997. Il n'est désormais plus possible à Hong-Kong  de se proclamer pour l'indépendance de la ville mais aussi pour celle du Tibet, de Taïwan ou contre les atrocités subies par les Ouïghours au Xinjiang.  Cette reprise en main de Pékin qui inquiète l'ONU, les Etats-Unis notamment, où la Chambre des représentants a approuvé à l'unanimité, hier, un texte qui prévoit des sanctions automatiques contre les responsables chinois  qui violent les obligations internationales de Pékin  en faveur de l'autonomie de Hong Kong.  Déjà approuvé par le Sénat,  il doit maintenant être promulgué par le président Donald Trump pour entrer en vigueur. La France et les minorités oppressées qui vivent dans l’Hexagone. Reportage de Nathanaël Charbonnier.

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