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Le leader des 5 étoiles, Luigi Di Maio (à gauche) face à Matteo Salvini, dirigeant de la Ligue (à droite)

Italie : les populistes et l'extrême droite proches d'un accord de gouvernement

15 min

"Gouvernement : voici le contrat!", titre ce jeudi matin La Repubblica. Un accord de gouvernement est proche, en Italie, entre le Mouvement 5 étoiles et la Ligue d'extrême droite et le texte est dévoilé dans la presse italienne. Les néo -alliés n’envisagent plus la sortie de la monnaie unique.

Le leader des 5 étoiles, Luigi Di Maio (à gauche) face à Matteo Salvini, dirigeant de la Ligue (à droite)
Le leader des 5 étoiles, Luigi Di Maio (à gauche) face à Matteo Salvini, dirigeant de la Ligue (à droite) Crédits : TIZIANA FABI - AFP

L’accord de gouvernement est bouclé. Il tient en 22 points : un texte de 40 pages dont on sait seulement qu'il ne prévoit plus la sortie de l'euro, contrairement à ce qui était inscrit sur une ébauche de contrat résolument eurosceptique. Les deux leaders - Matteo Salvini pour la Ligue et Luigi di Maio pour les 5 Etoiles - se sont rencontrés mercredi soir pour rendre les derniers arbitrages sur leur programme commun. Ligue et 5 Etoiles n’ont jamais gouverné ensemble, ni même géré une collectivité locale importante ensemble.

Reste à savoir qui sera le chef de gouvernement? Cette personnalité doit également convenir au Chef de l’Etat Sergio Mattarella qui dispose d’un droit de veto. La presse italienne évoque Luigi di Maio en personne. 

La Ligue réclame, elle, le ministère de l’Intérieur et Matteo Salvini, lui-même, pourrait occuper ce poste-clé. Objectif pour le leader d’extrême droite : multiplier les expulsions de migrants.

Les autres titres du journal

La nouvelle vague d'expulsion à Notre-Dame-des-Landes a débuté ce jeudi matin avec déjà quelques affrontements : coktails Molotov contre grenades assourdissantes et gaz lacrymogènes. 1.800 gendarmes mobiles sont sur place, contre 2.500 lors de la première vague le 9 avril dernier. En face, 200 à 400 opposants sont présents. 

Plus de 37 heures par semaine contre 35. Le site de PSA à Vesoul (70) le propose à ses salariés. Travailler 8% de plus contre une augmentation de 2,8% de salaire : les ordonnances Macron le permettent. Dans quelle mesure? Réponse de Jean-Marc Chardon.

Au Burundi, un référendum a lieu ce jeudi et il pourrait permettre au Président du pays de rester en place jusqu'en 2034. Si elle est adoptée, la Constitution autorisera Pierre Nkurunziza, 54 ans et au pouvoir depuis 2005, à briguer deux mandats de sept ans à partir de 2020. Indignation de opposition et de la communauté internationale.

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