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Faut-il interdire le lanceur de balles de défense ?

15 min

Le Conseil d'Etat se penche sur le lanceur de balles de défense qui fait actuellement polémique. La juridiction a examiné des recours déposés en urgence par la CGT et la Ligue des droits de l'homme. Elles demandent la suspension rapide de l'usage de cette arme dans les manifestations.

Crédits : Visactu

Les échanges ont été tendus à l'Assemblée Nationale, à propos de l'utilisation - par les forces de l'ordre - des lanceurs de balle de défense (LBD). Pendant ce temps, le Conseil d'Etat se penchait sur la question. Le député de la France Insoumise, Ugo Bernalicis, a égrené une liste de victimes blessées lors des manifestations de "gilets jaunes" ces dernières semaines. "Supprimer les armes de défense reviendrait à offrir aux forces de l'ordre un choix simple : le corps-à-corps ou leur arme de service", lui a répondu le ministre de l'Intérieur,  Christophe Castaner.

Selon le ministère, ces LBD ont été utilisés près de 9 200 fois depuis le début du mouvement des "gilets jaunes". 111 enquêtes ont été ouvertes par l'Inspection générale de la police nationale (IGPN). Le Conseil d'Etat doit rendre sa décision d'ici vendredi matin.

Dans cette édition encore, vous entendrez aussi la mise en garde du député centriste Charles de Courson (Libertés et territoires). "On se croit revenu sous le régime de Vichy", s'est-t-il exclamé lors du débat sur la loi anticasseurs. L'Assemblée nationale a voté la création d'un délit de dissimulation du visage dans les manifestations. Il sera assorti d'une peine d'un an d'emprisonnement et 15 000 euros d'amende. Les députés ont aussi donné leur feu vert à la possibilité pour les préfets de prononcer des interdictions de manifester.

Les autres titres du journal

Une autre plateforme de débat sur Internet est lancée par les "gilets jaunes". Le site s'appelle "le vrai débat". Il propose de contribuer sans passer par les quatre thèmes définis par le gouvernement.

Au Venezuela, plusieurs journalistes ont été arrêtés - dont deux français, avec leur producteur. Ce mercredi, des dizaines de milliers de personnes ont défilé à l'appel de l'opposition.

La Première ministre britannique, Theresa May, a rencontré l'opposant Jeremy Corbyn.  Rendez-vous de la dernière chance pour sortir de l'Union européenne avec un accord. Un peu plus tôt, le négociateur européen chargé du Brexit, Michel Barnier, avait appelé le gouvernement britannique "à la responsabilité". 

Le gouvernement néerlandais accepte de ne pas expulser 700 enfants migrants et leurs parents. Une partie de la population s'était mobilisée pour les protéger mais cette "régularisation" n'est pas du gout de l'opposition néerlandaise.

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