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Jacques Toubon, le Défenseur des droits

Le Défenseur des droits dénonce une "crise de confiance et une augmentation des violences" de la part des forces de l'ordre

15 min

Dans son rapport annuel publié ce matin, le Défenseur des droits Jacques Toubon note un nombre record de saisines en rapport avec les forces de sécurité, 1 957 recensées en 2019. Plus de la moitié de ces réclamations concernent la police nationale et un quart dénoncent des violences.

Jacques Toubon, le Défenseur des droits
Jacques Toubon, le Défenseur des droits Crédits : MARTIN BUREAU / AFP - AFP

Hausse des saisines sur les forces de l'ordre : le Défenseur des droits dénonce une "crise de confiance et une augmentation des violences". En constante hausse ces dernières années, les saisines en rapport avec les forces de sécurité ont atteint le nombre de 1 957 en 2019. Plus de la moitié de ces réclamations concernent la police nationale, et un quart dénoncent des violences. Durant cette année, le Défenseur des droits a dénoncé "certaines pratiques illégales de la part de forces de sécurité", notamment le "profilage social et racial" pratiqué dans un commissariat parisien ainsi que plusieurs méthodes et armes utilisées autour des manifestations. Précisions d'Antoine Marette. 

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. Crédits : Visactu

De son côté, la police des polices dit s'être vu confier 1 460 enquêtes judiciaires l'an dernier, en hausse de 23,7% en un an, dont plus de la moitié visent des accusations de "violences" des forces de l'ordre, selon son rapport annuel. "Le mouvement des 'gilets jaunes' a entraîné une sur-sollicitation de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN)", précise ce rapport dont la parution intervient en plein cœur d'une nouvelle polémique sur les violences policières, lancée depuis les Etats-Unis.

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. Crédits : Visactu

Etats-Unis : la police de Minneapolis va être démantelée, deux semaines après la mort de George Floyd. Aux Etats-Unis, Derek Chauvin doit comparaître aujourd'hui, pour la première fois, devant la justice. Il est inculpé de meurtre au second degré pour avoir asphyxié George Floyd, il y a deux semaines.  Avant les obsèques de cet homme noir de 46 ans, qui débutent aujourd’hui à Houston, sa ville natale au Texas, dans la ville où George Floyd, à Minneapolis, le conseil municipal a décidé de démanteler sa police actuelle, jugée "pas réformable" en l'état. Les élus veulent un "nouveau modèle de sécurité publique qui assure vraiment la sûreté de sa population". Ce démantèlement était une demande récurrente dans la bouche des manifestants, comme en témoigne Conor, un étudiant rencontré par Eric de Salve (envoyé spécial de RFI) dans le quartier de Minneapolis où George Floyd a été tué.

Les autres titres du journal

En France, le nombre de décès liés au coronavirus est au plus bas depuis la mi-mars : faut-il accélérer le déconfinement et avancer le début de la 3eme phase prévue pour le moment au 22 juin? Des parents d'élèves demandant à ce que leurs enfants soient accueillis plus nombreux à l'école, des restaurateurs réclamant que les restrictions soient assouplies. Même Jean-François Delfraissy, le président du Conseil scientifique, à l'origine opposé à la réouverture des écoles, s'est prononcé en faveur d'un assouplissement du protocole sanitaire à l'école. Il faut dire que depuis le déconfinement, les indicateurs de l'épidémie sont plutôt au vert. 13 morts ont été recensés dans les hôpitaux hier, soit le bilan le plus faible depuis la mi-mars, pour un total de 29.155 décès depuis le début de l'épidémie. Explications d'Hélène Chevallier.

Le coronavirus qui a entraîné un fort ralentissement du trafic maritime : l'occasion peut-être de remettre en cause les activités commerciales les plus polluantes, à l'occasion de la journée mondiale de l'océan ? Après des mois d’une pandémie qui a bouleversé l’économie de la planète,  la journée mondiale de l’océan organisée aujourd’hui par les Nations Unies  résonne d’une façon particulière. Le fort ralentissement du trafic maritime, lié au Coronavirus, interroge sur l’utilisation des océans à l’avenir pour les activités commerciales les plus polluantes. Reportage de Bertrand Gallicher.

Perpignan, plus grosse prise des municipales pour le Rassemblement national ? C'est le pari du député Louis Aliot face au maire sortant LR, qui, comme en 2014, lui oppose un front -  ou retrait - républicain, mais affaibli par un bilan en demi-teinte. Dans cette ville de 120.000 habitants (200.000 pour l'agglomération), l'issue du duel est incertaine, même si le candidat lepéniste, 50 ans, s'estime en position de force : en mars, il a engrangé 35,6% contre seulement 18% pour le maire sortant, Jean-Marc Pujol, 71 ans. Comme en 2014, Jean-Marc Pujol peut se prévaloir d'emmener un front républicain, après le désistement de l'écologiste Agnès Langevine (EELV-PS, 14,5%) et du député LREM Romain Grau (13%).  Mais s'ils ont appelé à faire barrage au RN, c'est sans prononcer le nom de "Pujol", dont ils ont dénoncé le bilan, dans une ville minée par le chômage et la pauvreté. Reportage de Sophie Delpont.

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