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Des voyageurs dans une rame de métro à Paris, ce lundi, au premier jour du déconfinement

Déconfinement, Jour 1

17 min

Comment s'organisent les entreprises qui rouvrent leurs portes à leurs salariés ? Et à leur tour, comment font les salariés pour aller jusqu'à leur lieu de travail ? Port de masque, distanciation sociale : un véritable casse-tête au travail et dans les transports. Reportages dans ce journal.

Des voyageurs dans une rame de métro à Paris, ce lundi, au premier jour du déconfinement
Des voyageurs dans une rame de métro à Paris, ce lundi, au premier jour du déconfinement Crédits : THOMAS COEX / AFP - AFP

Reprise des trajets domicile - travail pour des centaines de milliers de salariés : Pour toutes celles et ceux qui ne peuvent pas continuer le télétravail, le retour physique s'opère dans 400 000 entreprises aujourd'hui, après deux mois de confinement. Des centaines de milliers de salariés vont donc devoir reprendre leur voiture, - gare aux bouchons, a prévenu la maire de Paris Anne Hidalgo qui n'hésitera pas à mettre en place la circulation alternée en cas de pollution -, ou les transports en commun. La SNCF assure que 6 Transiliens sur 10 vont rouler aujourd'hui ainsi que la moitié des TER. La RATP vise 75% du trafic en Ile-de-France, même si une soixantaine de stations resteront fermées. Port de masque, distanciation sociale : les nouvelles mesures de sécurité constituent un véritable casse-tête pour les employeurs, les salariés et les usagers dans les transports : reportage à Créteil avec Annabelle Grelier, dans l'un des 90 magasins du groupe Mondial Tissu qui compte 800 salariés de Mondial Tissu et reportage en direct de Véronique Rebeyrotte, à la gare d'Austerlitz au sud-est de Paris, où passent trains, métros, RER, pour voir comment les voyageurs ont vécu les trajets en ce premier jour de déconfinement, avec, peut-être, une nouvelle affluence dans les transports.

L'Elysée et Matignon appellent "au sens de la responsabilité des Français" car la loi d'état d'urgence sanitaire n'a pas été promulguée à temps : Ce couac législatif et politique fait mauvais genre dans une crise où la gestion de l'exécutif a déjà été critiquée. Selon ce communiqué de l'Elysée et de Matignon, diffusé dans la nuit, le conseil constitutionnel, saisi par Emmanuel Macron notamment, ne rendra finalement son avis que lundi sur cette loi d'urgence adoptée samedi par le Parlement. Ce qui repousse à lundi soir, sous réserve de cet aval, l'entrée en vigueur de deux dispositions phare: la limitation des déplacements à 100 km et l'attestation obligatoire dans les transports en commun.  En attendant, il est donc "fait appel au sens de la responsabilité des Français" pour que ces dispositions "soient respectées", explique le communiqué, ajoutant qu'il était "en tout état de cause prévu qu'elles devaient faire l'objet d'une période de tolérance".  "Non, ce n'est pas un raté de taille", a assuré lundi sur BFMTV le ministre de la Santé Olivier Véran.   "Le Conseil constitutionnel n'a pas pu terminer son travail hier" mais "ce n'est pas très gênant puisqu'on avait déjà dit qu'il y aurait une tolérance pour aujourd'hui" pour l'attestation obligatoire, a précisé le ministre.  "L'amateurisme continue", a critiqué sur Twitter le porte-parole du RN Sébastien Chenu. Ce couac législatif et politique fait mauvais genre dans une crise, où la gestion de exécutif a déjà été critiquée. Emmanuel Macron n'a pas droit à l'erreur avec le déconfinement, estime Pascal Perrineau, professeur à Sciences Po Paris, interrogé par Stéphane Robert

Où se procurer des masques ? La question aura sans nul doute été le fil directeur de ces dernières semaines, l'un des arguments, aussi, de l’opposition, pour attaquer l'exécutif, dans sa gestion de la crise du Covid-19. Ces masques sont désormais accessibles à la population tout entière. Chacun est censé pouvoir s'en procurer non seulement dans les pharmacies et les bureaux de tabac, mais aussi dans certaines mairies qui ont décidé d'en mettre à la disposition du public et enfin dans les hypers et supermarchés. Face à la pénurie initiale, les filières de production et d'importation des ces masques se sont structurées. Le point complet avec vous Anne-Laure Chouin.

Déconfinement spécifique dans les DOM-TOM : Plusieurs centaines de résidents de Polynésie française, notamment de Tahiti, étaient restés bloqués en métropole pendant près de 50 jours, sans savoir quand ils pourraient rentrer chez eux. Certains se sont retrouvés en situation de grande précarité. Le premier vol Paris-Papeete prenant des habitants à bord (hors évacuation sanitaire) a décollé hier. Chaque département et territoire d’Outre Mer a appliqué une stratégie bien spécifique ; explications de Sophie Delpont. 

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