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Le producteur américain Harvey Weinstein lors d'une soirée en marge du festival de Cannes, le 23 mai 2017 à Antibes (Alpes-Maritimes)

La Weinstein Company accusée de ne pas avoir protégé ses employés face au harcèlement sexuel

15 min

Nouvel épisode dans l'affaire Weinstein. Après quatre mois d'enquête, le procureur de l'Etat de New York assigne en justice le studio fondé par Harvey Weinstein. Il reproche à la compagnie de ne pas avoir protégé ses employés face au harcèlement sexuel et aux intimidations du puissant producteur.

Le producteur américain Harvey Weinstein lors d'une soirée en marge du festival de Cannes, le 23 mai 2017 à Antibes (Alpes-Maritimes)
Le producteur américain Harvey Weinstein lors d'une soirée en marge du festival de Cannes, le 23 mai 2017 à Antibes (Alpes-Maritimes) Crédits : YANN COATSALIOU - AFP

Un système bien rôdé de harcèlement sexuel. C'est ce que met en lumière le procureur de New-York, après quatre mois d’enquête dans la Weinstein Company. L'acte d'accusation fait sept pages. On y apprend que tout était prévu pour laisser faire le producteur hollywoodien. Une équipe d’employées -exclusivement féminines - avait pour tâche principale d'accompagner Weinstein et de lui présenter de jeunes actrices. D'autres assistantes étaient chargées d'organiser ses activités sexuelles. Les chauffeurs devaient, eux, toujours avoir à bord de leurs véhicules des préservatifs et des injections pour lutter contre les problèmes d’érection, raconte notre correspondant à Washington, Grégory Philipps. Le procureur de New-York assigne en justice le studio Weinstein pour avoir mis en danger ses employés. 

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