LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
Au moins 2 000 milliards de dollars de transactions suspectes ont été réalisées entre 2011 et 2017 par plusieurs grandes banques mondiales

Quand les banques participent indirectement au blanchiment d'argent

15 min

L'argent de la drogue, de la corruption ou de la fraude fiscale réussit encore à accéder au circuit bancaire traditionnel. Il y a des défaillances dans la réglementation et un certain laxisme. C'est le constat dressé par les banques dans des rapports confidentiels que Radio France a pu consulter.

Au moins 2 000 milliards de dollars de transactions suspectes ont été réalisées entre 2011 et 2017 par plusieurs grandes banques mondiales
Au moins 2 000 milliards de dollars de transactions suspectes ont été réalisées entre 2011 et 2017 par plusieurs grandes banques mondiales Crédits : CHRISTOPHE PETIT TESSON/EPA/Newscom - Maxppp

Vous connaissiez les "Panama Papers" qui révélaient - en 2016 - l'ampleur de l'évasion fiscale et notamment le rôle des banques. Ce lundi matin, nous vous expliquons le rôle de ces banques dans le blanchiment d'argent sale. La cellule investigation de Radio France a analysé des documents confidentiels sur la manière dont l'argent de la drogue, de la fraude ou encore de la corruption a été blanchi via les plus grandes banques du monde. 

Ils montrent les failles du système qui permettent le blanchiment de l'argent. Le rôle de banques est parfois questionnable. Les banques font des signalements aux autorités mais ils ces signalements ne sont pas toujours spontanés. Pour les affaires de corruption ou de fraude fiscale, c'est souvent après des révélations de la presse ou après une demande de la justice que les banques vont signaler leurs clients. Parfois, ces signalements sont parcellaires. A la Société Générale, par exemple, un salarié chargé de la lutte anti -blanchiment à New York va remplir un rapport d'activité suspecte mais en expliquant n'avoir que peu d'informations car ses collègues à Genève ou Monaco refusent de répondre à ces questions.

Écouter
2 min
Explications d'Abdelhak El Idrissi, de la cellule investigation de Radio France

Les 2 100 documents analysés portent sur les années 2011 à 2017. Ils ne représentent que 0,02% de l'ensemble des signalement reçus par FinCEN sur la même période. C'est déjà plus de 2 000 milliards de dollars de transactions suspectes signalées par les banques.

Les autres titres du journal

L’Assemblée nationale examine à partir de ce lundi le projet de loi de programmation pluri-annuelle pour la recherche (LPPR). Le plan est qualifié d’historique par Frédérique Vidal. Qui prévoit 25 milliards d’euros supplémentaire sur 10 ans. Le texte est cependant contesté des jeunes chercheurs. Ils regrettent que leurs salaires n'augmentent pas.

Dans ce journal, vous entendrez aussi la détresse des salariés de laboratoires d'analyses médicales. A cause de la crise sanitaire, ils sont débordés et subissent des incivilités. Dès ce lundi, des centres de dépistage rapides sont installés en Ile-de-France, avec la promesse d'un résultat en 24 heures.

Les élections régionales se poursuivent ce lundi encore en Italie. Nous ferons le point sur les enjeux du scrutin, notamment pour la gauche italienne.

Après avoir été l’objet, l’an dernier, de toutes les attentions lors de l’assemblée générale des Nations Unies, la forêt amazonienne ne semble plus revêtir un caractère aussi urgent pour les diplomates et chefs d’Etat. Pourtant, l’Amazonie brûle plus encore qu’en 2019.

ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......