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La chancelière allemande Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron, connectés par vidéo

Paris et Berlin veulent relancer de 500 milliards d'euros l'économie européenne confrontée à une crise historique

15 min

C'est un élément inédit dans la construction européenne : la France et l'Allemagne proposent que ce soutien soit financé par des emprunts de la Commission sur les marchés "au nom de l'UE". Emmanuel Macron et Angela Merkel doivent encore convaincre leurs partenaires européens.

La chancelière allemande Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron, connectés par vidéo
La chancelière allemande Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron, connectés par vidéo Crédits : KAY NIETFELD / dpa-Pool / dpa Picture-Alliance via AFP - AFP - AFP

Paris et Berlin proposent 500 milliards d'euros pour lutter contre la récession en Europe : Vont-ils réussir à convaincre leurs partenaires européens,  notamment ceux du Nord, déjà frileux à une plus grande solidarité budgétaire et aux Euro-bonds ? Emmanuel Macron et Angela Merkel ont proposé, hier, un plan de relance de 500 milliards d’euros pour surmonter la crise économique qui menace l’Europe. Le financement serait assuré par des emprunts de la Commission européenne sur les marchés "au nom de l'UE". Ce mécanisme inédit doit aider les secteurs les plus touchés par la crise, comme  le tourisme, l’automobile et l’aéronautique. Reste à convaincre l’ensemble des pays européens et ce n'est pas une mince affaire. Décryptage de Bertrand Gallicher et réactions de la presse allemande analysée par Ludovic Piedtenu.

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Un éventuel vaccin chinois contre le coronavirus sera un "bien public mondial", assure le président Xi JinPing,  alors que les tensions montent entre l'Europe et les Etats-Unis sur un futur vaccin : Emmanuel Macron doit s'entretenir, aujourd'hui, avec les dirigeants de Sanofi, le géant pharmaceutique qui avait déclenché une vague d'indignation en déclarant qu'il distribuerait un éventuel vaccin contre le nouveau coronavirus  d'abord aux Etats-Unis, - qui ont investi 30 millions de dollars pour soutenir ses recherches.  Emmanuel Macron avait appelé à ce que ce vaccin soit "extrait des lois du marché". Et en la matière, le président chinois Xi Jinping a tenté, hier, de se présenter comme un élève modèle pendant que l'OMS (Organisation mondiale de la Santé) tient son assemblée générale. Cette réunion est marquée par le bras de fer entre la Chine et les Etats-Unis sur la responsabilité de Pékin dans la crise sanitaire. Face aux critiques, la Chine réaffirme qu'elle a été exemplaire et accepte l'idée d'une enquête, en tout cas quand le virus sera sous contrôle. Comme preuve de sa bonne volonté, Pékin promet même de rendre accessible un éventuel vaccin chinois. Précisions à Genève de Jérémie Lanche.

Donald Trump prend de la chloroquine à titre préventif, contre l'avis des autorités sanitaires dans son pays : Donald Trump déclaré, hier, que la suspension du financement américain à l'OMS deviendrait permanente si celle-ci ne s'engage pas sous 30 jours à procéder à des "améliorations" majeures et qu'il pourrait aussi reconsidérer l'adhésion des Etats-Unis à l'agence onusienne. Les Etats-Unis étaient l'an dernier le plus gros contributeur au budget de l'OMS, à laquelle ils ont versé plus de 400 millions de dollars, soit environ 15% du total. Donald Trump a par ailleurs révélé qu'il prenait de l'hydroxychloroquine à titre préventif contre le coronavirus, au mépris des recommandations des autorités sanitaires américaines. "J'en prends depuis une semaine et demie (...) je prends un comprimé par jour", a déclaré le président des Etats-Unis, lors d'un échange avec des journalistes à la Maison Blanche qui a suscité de vives réactions dans le monde scientifique et politique. Correspondance à Washington de Grégory Philipps.

A la Une également, en France la création d'un 9e groupe parlementaire à l'Assemblée, LREM perd la majorité absolue : La présentation du groupe "Ecologie Democratie Solidarité" est programmée en fin de matinée devant la presse, lors d'une visioconférence.  Tout est prêt depuis plusieurs jours pour la naissance de ce groupe, en gestation depuis plusieurs mois : son inscription "ni dans la majorité, ni dans l'opposition", son encadrement avec Deux ex-"marcheurs", Matthieu Orphelin, proche de Nicolas Hulot, et Paula Forteza (ex-PS aussi), devraient en tenir la barre. Reste à savoir le nombre d'élus qui en seront partie prenante. Sont pressentis des députés encore membres du groupe majoritaire, tels Cédric Villani, candidat en rupture aux municipales à Paris, et Aurélien Taché, qui a annoncé ce week-end quitter un mouvement présidentiel dérivant selon lui "vers la droite".  Avec ces départs - une petite dizaine - le groupe LREM de Gilles Le Gendre risque de perdre la majorité absolue à l'Assemblée nationale. Analyse de Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l'institut IFOP, interrogé par Stéphane Robert.

Le Conseil d'État ordonne au gouvernement de lever l'interdiction de réunion dans les lieux de culte en ce début de déconfinement : Le Conseil d'Etat a ordonné, hier, au gouvernement de lever l'interdiction "générale et absolue" de réunion dans les lieux de culte, mis en place dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire, en raison de son "caractère disproportionné". Saisie en référé par plusieurs associations et requérants individuels, la plus haute juridiction administrative a estimé dans une ordonnance que cette interdiction porte "une atteinte grave et manifestement illégale" à la liberté de culte et enjoint le gouvernement de la lever "dans un délai de huit jours". L’archevêque de Rouen Mgr Dominique Lebrun, joint par Julien Langlet, explique ce que l'église envisage pour mettre en oeuvre des mesures de sécurité.

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