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Le siège d'Airbus à Blagnac, près de Toulouse

Les 15 milliards d'euros de l'Etat pour soutenir l'aéronautique n'auront pas suffi : Airbus supprime 15 000 postes dans le monde, Air France 7 500

16 min

A chaque fois, les directions expliquent leurs choix comme des conséquences de la crise sanitaire. Les syndicats et les politiques de gauche en doutent. "Le chiffre de suppressions d’emplois annoncé par Airbus est excessif" estime Bercy.

Le siège d'Airbus à Blagnac, près de Toulouse
Le siège d'Airbus à Blagnac, près de Toulouse Crédits : REMY GABALDA / AFP - AFP

Les 15 milliards d'euros de l'Etat pour soutenir le secteur n'auront pas suffi : Airbus supprime 15.000 postes dans le monde, 5.000 rien qu'en France. 7.500 postes sont par ailleurs menacés chez Air France. Il dépend des commandes des compagnies aériennes, et celles-ci ont été durement éprouvées par la crise sanitaire. Pour éviter le crash, le groupe Airbus veut donc supprimer 11% de ses effectifs dans le monde d'ici à l'été 2021, sans exclure des licenciements secs afin de "redimensionner son activité dans l'aviation commerciale" face à la crise due au coronavirus. Premières concernées : l'Allemagne avec 5.100 postes supprimés et la France avec 5.000 suppressions passant par des départs volontaires, des départs en retraite non remplacés mais aussi des licenciements secs. Air France compte, de son côté supprimer plus de 7.500 postes au niveau national et au niveau régional, avec la compagnie Hop!. "Le chiffre de suppressions d’emplois annoncé par Airbus est excessif" estime Bercy, sur la même longueur d'ondes que les syndicats que Stéphane Iglésis a rencontrés à Blagnac près de Toulouse. "Le coronavirus est le partenaire officiel du Medef et des grandes multinationales" car il leur sert de "prétexte" pour supprimer des emplois estime Fabien Roussel, député et secrétaire national du Parti communiste français. Le gouvernement appelle le constructeur aéronautique à utiliser tous les outils mis à disposition. Analyse d'Anne-Laure Jumet.

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