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Manifestants habillés en noir - "black blocks" - lors du défilé parisien du 1er mai 2018

1er mai à Paris : après les violences, la contestation va-t-elle se durcir ?

15 min

En marge du défilé parisien du 1er mai, près de 1.200 personnes, encagoulées et vêtues de noir, s'en sont pris à des voitures et des magasins. Les syndicats déplorent une fête gâchée. En France,entre 143.500 et 210.000 personnes ont défilé. Les violences auront-elles un impact sur la contestation?

Manifestants habillés en noir - "black blocks" - lors du défilé parisien du 1er mai 2018
Manifestants habillés en noir - "black blocks" - lors du défilé parisien du 1er mai 2018 Crédits : THOMAS SAMSON - AFP

Des casseurs dans le cortège parisien et un Président absent pour le 1er mai. Les critiques sont quasi-unanimes, au lendemain de la manifestation, ce mercredi matin. Et les syndicats dans tout cela? Désunis lors de cette journée, vont-ils tirer profit de cette colère entendue

La première crainte pour les manifestants est que ces violences viennent brouiller le message de la contestation sociale actuelle. D'autres militants, en revanche, estiment que ce que font les casseurs "n'est pas l'idéal mais c'est mieux que rien". 

Il y en a marre des manifestations plan-plan de la CGT et que rien ne change. Au moins [avec les casseurs] on comprend que les gens sont en colère

Un militant pacifique dit "avoir besoin" des black-blocks pour se faire entendre sinon, dit-il "quand il y a un million de manifestants dans la rue personne ne s'en aperçoit". Ces violences sont nouvelles : politisées et ciblées contre des symboles forts qu'est, par exemple, le capitalisme. Cela peut trouver un écho dans une partie de l'opinion, comme on a pu l'entendre ce mardi dans le défilé, souligne Annabelle Grelier.

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Vous entendrez l'avocate de malades de la thyroïde. Un an après le lancement de la nouvelle formule du Levothyrox par le laboratoire Merck, maitre Marie-Odile Bertella-Geffroy s'apprête à dévoiler une expertise scientifique inédite. Ce mercredi matin, une manifestation est prévue devant l'Assemblée nationale. 7.000 plaintes ont été déposées.

Le procès de Mélina Boughedir, en Irak, va s'ouvrir ce mercredi matin. Cette Française sera finalement jugée pour "terrorisme" alors qu'elle devait rentrée en France il y a encore quelques semaines. La Cour de cassation irakienne a en effet estimé qu'elle avait suivi son mari pour rejoindre Daesh en connaissance de cause.

L'Arménie n'a toujours pas de Premier ministre. Le Parlement n'a pas voté pour le chef de la contestation, mercredi. Niko Pachinian appelle à la "désobéissance civile" dans le pays.

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