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Le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot

Haro sur le plastique et le béton : Nicolas Hulot et le gouvernement présentent un plan de sauvetage pour une biodiversité en perdition

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Face à l'hécatombe des abeilles et des oiseaux, pour protéger aussi les mers, en danger, Nicolas Hulot va détailler, cet après-midi, le plan d'action du gouvernement pour la biodiversité.

Le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot
Le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot Crédits : ludovic MARIN / AFP - AFP

Abeilles décimées, campagnes vidées de leurs oiseaux : Le gouvernement se penche, aujourd'hui, au chevet d'une biodiversité qui "se meurt en silence" : C'est l'alerte qu'avait lancée, en mai, à Marseille le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot, en annonçant ce plan dont le contenu doit être dévoilé et chiffré, cet après-midi. Pour signifier l'ampleur de l'engagement, Edouard Philippe annoncera les mesures entouré de plusieurs ministres, dans la Grande galerie de l'évolution du Muséum national d'histoire naturelle. Objectif : zéro artificialisation des sols. Plus question de construire des centres commerciaux, des routes ou des lotissements sur des zones naturelles ou agricoles, sans compenser et créer de nouveaux espaces naturels. C'est ce qu'explique, ce matin, Nicolas Hulot, dans un entretien au Parisien. Le ministre veut également en finir, d'ici à 2025, avec les rejets de plastique dans l'océan, ce qui inclut la suppression progressive de 12 produits en plastique comme les pailles, souvent retrouvées sur les plages et en mer. "40% des espèces vivantes auront disparu au milieu du siècle prochain si l'on ne fait rien" explique Nicolas Hulot. Mais ce nouveau plan de sauvetage pourra-t-il dépasser le constat dramatique et répondre efficacement à cette crise ? Enjeux décryptés par Véronique Rebeyrotte. 

Classement de 6 899 espèces présentes en France évaluées par l'UICN, dont 2244 sont considérées comme menacées
Classement de 6 899 espèces présentes en France évaluées par l'UICN, dont 2244 sont considérées comme menacées Crédits : Simon MALFATTO, Paz PIZARRO / AFP - AFP

Nicolas Hulot dément les rumeurs qui le donnent sur le départ : Nicolas Hulot, qui semble toujours tiraillé entre ses amis écologistes d'hier qui l'incite à quitter le gouvernement et la défense de son action politique, réfute, ce matin, toute velléité de quitter le gouvernement. Analyse d'Anne Fauquembergue.

Les autres titres du journal

Le projet de loi "Asile et Immigration" est de de nouveau examiné au Parlement, en commission mixte paritaire : l'allongement de la durée de rétention cristallise les critiques des associations qui accompagnent les étrangers dans leurs demandes d'asile. Témoignage rare, au micro de Cécile de Kervasdoué, d'un homme qui vient d'obtenir le statut de réfugié après un mois passé, enfermé, dans un centre de rétention.

Le réfugié rencontré par Cécile de Kervasdoué
Le réfugié rencontré par Cécile de Kervasdoué Crédits : Cécile de Kervasdoué - Radio France

La fronde des collectivités contre le gouvernement, sur fond de tensions budgétaires : Les trois principales associations représentant les collectivités locales ont décidé de boycotter la prochaine Conférence des Territoires, le 12 juillet prochain,  et la réunion préparatoire prévue, ce matin, avec Edouard Philippe. Explications de Stéphane Robert.

La sécurité va coûter encore plus cher aux festivals de l'été. Alors que la saison s'ouvre demain avec les Eurockéennes de Belfort, le festival d'Avignon après-demain ou encore les Francofolies de La Rochelle, la semaine prochaine, menace terroriste oblige, ces événements sont placés sous haute sécurité. Ce coût va s'alourdir, donc, avec la circulaire signée par Gérard Collomb. Le ministre de l'Intérieur demande aux "gros" festivals de rembourser, à l'Etat, les frais liés à une forte mobilisation des forces de l'ordre. Jack Lang, ancien ministre de la Culture, dénonce les conséquences de cette décision. Précisions de Boris Loumagne.

Crédits : Visactu

Réduction du temps de travail en Corée du Sud, avec un passage à la semaine....de 52h ! C'est une petite révolution en Corée du Sud, célèbre pour sa culture obsessionnelle du travail et ses interminables journées passées au bureau. La semaine de travail vient de passer de 68h hebdomadaires à 52h. Le gouvernement progressiste, élu l’an dernier, met en avant les bénéfices économiques et sociaux attendus. Mais cette mesure soulève aussi de nombreuses résistances. Correspondance à Séoul de Frédéric Ojardias.

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