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L'application de tracage Stop Covid developpee par le gouvernement francais pour tenter d'endiguer l'epidemie de Covid-19 - Strasbourg, France, 26 mai 2020

Pour ou contre le traçage des Français ? Le Parlement se prononce sur l'application gouvernementale "StopCovid"

14 min

L'appli pour smartphone "StopCovid" doit permettre à ses utilisateurs d'être alertés s'ils ont croisé une personne contaminée par le Covid-19, à moins d'un mètre, pendant au moins 15 minutes. Critiquée jusqu'au sein de la majorité, l'application sera débattue au Parlement, sans vote contraignant.

L'application de tracage Stop Covid developpee par le gouvernement francais pour tenter d'endiguer l'epidemie de Covid-19 - Strasbourg, France, 26 mai 2020
L'application de tracage Stop Covid developpee par le gouvernement francais pour tenter d'endiguer l'epidemie de Covid-19 - Strasbourg, France, 26 mai 2020 Crédits : Mathias Zwick / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP - AFP

Pour ou contre le traçage des Français ? Le Parlement se prononce sur l'application gouvernementale "StopCovid", en chantier depuis deux mois et critiquée jusqu'au sein de la majorité. C'est un vote non contraignant mais le secrétaire d'Etat au Numérique Cédric O en a fait son cheval de bataille. Les députés (cet après-midi) puis les sénateurs (ce soir) vont se prononcer sur cette application mobile en chantier depuis deux mois destinée à faciliter le traçage des malades et des personnes qu'ils ont croisées. Cette application volontaire, anonyme et temporaire, dont l'utilité est promue par le gouvernement, a reçu le feu vert de la CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés) et pourrait être disponible sur les smartphones dès le week-end prochain,  à condition que le Parlement donne son accord, répète Cédric O. Mais le secrétaire d'Etat au Numérique peine à faire taire les critiques : jusque dans les rangs LREM, des parlementaires craignent des atteintes à la vie privée. Précisions de Catherine Petillon.

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. Crédits : Sébastien Casteran, Iris de Véricourt - AFP

Traçage jugé trop intrusif au Qatar : Sur fond de crise sanitaire mondiale, d'autres pays déploient des applications de traçage pour suivre les porteurs du coronavirus. Ce dispositif est jugé trop intrusif au Qatar, où 23 décès ont été recensés sur 2,7 millions d’habitants. Reportage de Valérie Crova.

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Point sur la pandémie et les essais cliniques en cours : La pandémie de Covid-19 a tué près de 348.000 personnes depuis l'apparition du virus en décembre en Chine. Les Etats-Unis vont bientôt dépasser la barre des 100.000 morts. Viennent ensuite le Royaume-Uni avec 37.048 morts, l'Italie avec 32.955 morts et la France avec 28.530 morts. Les pays européens sont proportionnellement plus touchés que les Etats-Unis donc, si l'on rapporte le nombre de décès au nombre d'habitants. Alors que le nombre de patients en réanimation continue à baisser en France, le président de la région Hauts-de France, Xavier Bertrand (ex-LR)  et son homologue du Grand Est, Jean Rottner (LR) ont écrit , hier, à Edouard Philippe pour lui demander "d'entériner dans les meilleurs délais le passage en 'zone verte'" de leurs régions, encore classées en rouge. Par ailleurs, la très controversée hydroxychloroquine, popularisée par l'infectiologue marseillais Didier Raoult, est désormais dans le viseur des autorités sanitaires françaises. Elles ont recommandé, hier, de ne pas l'utiliser dans le traitement de la Covid-19 hors essais cliniques. Cet avis intervient au lendemain de la décision de l'OMS de suspendre "temporairement" les essais cliniques sur la chloroquine et ses dérivés. Au vu du nombre d'essais cliniques dans le monde, - une quarantaine en France, une centaine aux Etats-Unis et plus de 300 en Chine -, les pistes de traitement hors hydroxychloroquine manquent pas. Tour d'horizon avec Tara Schlegel.

A chaque jour, ou presque, son plan de relance. Après les huit milliards d'euros de soutien à l'automobile en France annoncés par Emmanuel Macron, hier, la Commission europeénne est aujourd'hui attendue au tournant sur son plan de relance de 1 000 milliards d'euros. La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen dévoile, aujourd'hui, un plan de relance très attendu par les Etats éprouvés par la crise. L'exercice s'annonce difficile. Ce plan repose sur un projet révisé du budget à long terme de l'UE, auquel est adossé un nouveau fonds de relance. Or, avant la pandémie, les 27 avaient échoué, en février, à se mettre d'accord sur ce budget également de l'ordre de 1 000 milliards d'euros pour la période 2021-2027.  La tempête économique n'a pas resserré les rangs entre pays du Nord et pays du Sud, les plus éprouvés par la crise sanitaire. Les différents camps se regroupent autour d'une nouvelle ligne de fracture : le soutien aux Etats membres doit-il se faire via des prêts, qui devront donc être remboursés à terme, ou des subventions?  Le projet d'Ursula von der Leyen sera un panachage entre les deux options, afin de mobiliser vraisemblablement jusqu'à 1.000 milliards d'euros grâce au nouvel instrument de relance. Si les pays du Nord ne sont pour l'instant pas enclins à une mutualisation de la dette, changeront-ils d'avis comme Angela Merkel en Allemagne ? Revirement analysé à Berlin par Ludovic Piedtenu.

La récession qui fait de nouvelles victimes économiques en France : Après l'enseigne de vêtements et de chaussures "La Halle", l'entreprise de prêt-à-porter Camaïeu, spécialiste de l'habillement féminin qui emploie 3.900 salariés en France dont 450 au siège social à Roubaix (Nord) a été placée, hier, en redressement judiciaire. Explications d'Anne-Laure Jumet.

Etats-Unis : Donald Trump accuse Twitter d'"interférer" dans la présidentielle américaine en signalant pour la première fois deux de ses tweets comme trompeurs. Le républicain affirmait que le vote par correspondance était nécessairement frauduleux. "Vérifiez les faits", a ajouté, le réseau social. Twitter menace la liberté d'expression, a affirmé Donald Trump sur son réseau social de prédilection. Par ailleurs, les Etats-Unis accusent la Russie d’envoyer des avions de chasse en Libye. Selon l’armée américaine, le Kremlin, qui soutient en sous-main le maréchal Haftar, aurait mis des aéronefs à disposition pour tenter de faire tomber la capitale Tripoli où siège le gouvernement d’union national. Correspondance à Moscou de Claude Bruillot.

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