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Jean-François Julliard, directeur de Greenpeace France, lors d'un rassemblement devant le tribunal correctionnel de Thionville (55), mardi 27 février

Des militants de Greenpeace France condamnés pour la première fois à de la prison ferme

15 min

Ils avaient voulu alerter sur la sécurité des centrales nucléaires françaises en s'introduisant dans l'une d'entre elles. Deux militants de Greenpeace ont été condamnés à deux mois de prison ferme, mardi soir, par le tribunal de Thionville. Leurs arguments et ceux d'EDF, dans ce journal.

Jean-François Julliard, directeur de Greenpeace France, lors d'un rassemblement devant le tribunal correctionnel de Thionville (55), mardi 27 février
Jean-François Julliard, directeur de Greenpeace France, lors d'un rassemblement devant le tribunal correctionnel de Thionville (55), mardi 27 février Crédits : JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN - AFP

Entre cinq mois avec sursis et deux mois de prison ferme. Cela n'était jamais arrivé à des militants de Greenpeace France. Huit d'entre eux étaient jugés devant le tribunal correctionnel de Thionville, mardi soir. En octobre dernier, ils s'étaient introduits sur le site de la centrale nucléaire de Cattenom, en Moselle, pour alerter sur les manques de sécurité des centrales françaises. "Nos militants étaient entrés dans un souci de protection des populations et ils se retrouvent récompensés avec une peine de prison ferme", regrette le président de Greenpeace France, Jean-François Julliard, qui annonce que l'organisation va faire appel.

Les avocats d'EDF ont requis des sanctions très fermes, pour nous dissuader de recommencer

L'accusation avait requis jusqu'à six mois de prison ferme. Le parquet en a retenu deux. Jean-François Julliard se réjouit toutefois qu'il y ait pu avoir un "vrai débat sur le fond" lors de l'audience. De son côté, l'avocat d'EDF, maître Thibault de Montbrial, se réjouit de cette "victoire" et de "l'importance des dommages et intérêts attribués par le tribunal" (50.000 euros pour "atteinte à la crédibilité d'EDF", ndlr).

Des militants de Greenpeace allument un feu d'artifice dans la centrale nucléaire de Cattenom (55)
Des militants de Greenpeace allument un feu d'artifice dans la centrale nucléaire de Cattenom (55) Crédits : Visactu

Après une nouvelle intrusion de Greenpeace sur un site nucléaire en Ardèche, en novembre 2017, une commission d'enquête parlementaire sur "la sûreté et la sécurité des installations nucléaires" a été créée.

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