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Le Capitole à Washington, aux Etats-Unis, le 21 décembre 2018.

Aux Etats-Unis, le troisième "shutdown" de l'administration Trump

15 min

Pas de compromis cette nuit au Congrès américain. Le budget n'est pas bouclé. C'est donc le "shutdown", autrement dit la paralysie partielle de l'administration. Quelles conséquences concrètes ? Les précisions de Gregory Philipps, correspondant de France Culture à Washington.

Le Capitole à Washington, aux Etats-Unis, le 21 décembre 2018.
Le Capitole à Washington, aux Etats-Unis, le 21 décembre 2018. Crédits : SAUL LOEB - AFP

Les négociations de dernière minute sur la colline du Capitole n'ont pas abouti. La Chambre des représentants et le Sénat ne sont pas parvenu à s'entendre sur le budget 2019. Depuis minuit (6h, heure française), une partie de l'administration américaine est paralysée. 

Concrètement, les ministères de la Sécurité intérieure, de la Justice, du Commerce mais aussi les services fiscaux ferment ou vont fonctionner au ralenti. Incertitudes également sur les parcs nationaux, les musées de la capitale ou la Statue de la Liberté à New York qui peut-être devront aussi fermer leur porte. En tout, 800.000 fonctionnaires sont concernés : soit ils seront invités à rester chez eux, soit ils seront réquisitionnés, mais ils ne pourront pas être payés immédiatement, faute de budget fédéral. C'est la troisième fois que le "shutdown" se produit après un premier en janvier 2018 (trois jours) puis un deuxième en février (quelques heures seulement). 

Donald Trump s'est dit prêt à un "très long" blocage pour obtenir le financement d'un mur à la frontière mexicaine dont il a fait le leitmotiv de sa politique migratoire. Les parlementaires ont refusé de financer ce projet à 5 milliards de dollars. "Notre beau pays doit avoir des frontières sûres, avec un mur ou une barrière faite de pics en métal, a indiqué le président américain dans un message vidéo publié sur Twitter dans la soirée. Appelez ça le shutdown des démocrates, appelez ça comme vous voulez, mais on a besoin d’aide pour que ce budget soit approuvé. Alors allons-y, travaillons ensemble, avec une approche bi-partisane. Et espérons que ce shutdown ne durera pas longtemps."

"Il y a deux jours, le Sénat des Etats-Unis a trouvé un accord pour éviter ce shutdown, a rappelé de son côté le sénateur du Vermont Bernie Sanders sur CNN. Mais après, le président Trump a regardé la télévision, il a vu quelque chose sur Fox News et il a changé d'avis. Malheureusement, les représentants et les sénateurs républicains l'ont suivi dans cette voie." 

Ce mur est une idée absurde, un gaspillage d'argent. On ferait mieux de se concentrer sur les familles et les ouvriers de ce pays, plutôt que sur les illusions de Donald Trump. Bernie Sanders, ancien candidat à la présidentielle

Les autres titres du journal

Emmanuel Macron est attendu à N'Djaména, au Tchad, pour un réveillon avant l'heure ce samedi avec les soldats français de Barkhane. Le chef de l'Etat doit aussi rencontrer son allié dans la lutte antijihadiste : l'autoritaire président Déby. 

En Hongrie, les dérives autoritaires du Premier ministre Viktor Orban sont pointées du doigt par la contestation populaire. Hier soir encore, des milliers de personnes sont encore descendues dans les rues pour dénoncer sa réforme controversée sur le temps de travail. 

En France, quel "Acte VI" pour les gilets jaunes ? Le gouvernement s'attend à une baisse de la mobilisation, mais les lieux et modes d'action divergent. 

Nous reviendrons également sur l'arrestation de Peter Cherif il y a six jours à Djibouti. Contrairement à ce qu'ont laissé entendre des autorités françaises, ce jihadiste français  ne fait l'objet d'aucun mandat d'arrêt dans le dossier de l'attentat de Charlie Hebdo.

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