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Numéro 40. Nuit lisboète

1h
À retrouver dans l'émission

Lisboa
Lisboa Crédits : Radio France

Les Ateliers de la nuit à Lisbonne - Avec le soutien de l'Ambassade du Portugal en France - Centre culturel Camões I.P. à Paris L'Atelier intérieur s’ouvre à la nuit lisboète. A l’esprit libre – d’un territoire accroché au continent mais surtout face à l’Océan. A ce mot, Saudade, que Camoes décrivait comme : un mal qui fait du bien, un bien qui fait du mal . A Lisbonne il y a du sentiment. Et quelque chose d’intraduisible, mais peut être audible, comme un peu de sable dans les voix. Quelque chose qui enraye tout en donnant du grain. Il y a dans les voix, plus de grains qu’ailleurs. On parle depuis la poitrine. On est en haut des collines, on prend en plein, l’océan et le vent. L’image de départ ce soir sera celle-là : Monica Calle il y a 20 ans va demander aux dockers si ce petit local, là, dans le quartier Cais do Sodre, elle peut le louer. Ils disent… ok, sans savoir que ce sera pour des années. Monica Calle se met à dire Rimbaud. On la prend au début pour une prostituée, puisque c’est le quartier, avant de comprendre. C’est le poème au cœur à un centimètre de la vie, collé. L’image de départ sera aussi celle de Lula Pena qui dit : j’ai mis une heure de distance entre chez moi et Lisbonne, entre mon travail et ici… On est à un centimètre ou à une heure pour respirer, puisque l’intensité de la vie ici ne donne pas de répit. Lisbonne met du grain dans les voix, du vécu dans la poitrine. Le vent donne du souffle. C’est ce que l’on vous propose d’écouter cette semaine. Les Ateliers de la nuit de 23h à minuit sont à Lisbonne, pour entendre comme la ville sonne. Il y a du sable et il y a de la lumière dans les voix, il y a de la mélancolie et son contraire aussi. Il y a de l’Europe dans les voix. C’est étrange c’est un peu comme nos voix d’avant. Celle de nos aîeux. En les écoutant parfois on se dit que nous on les a lissées, qu’on a un peu oublié. Cette façon d’être hanté par l’histoire, d’être mu par demain, avec l’esprit résistant, accroché au continent mais surtout face à l’océan. Cette façon de tourner le dos parfois, cette liberté qui ne fait pas de compromis, qui ne se laissera pas écraser. On se dit qu’il est encore temps, d’être à un centimètre de la vie et de traduire en français le mot saudade . De prendre un peu de vécu dans la voix.

Mirador, dans le vent de Lisbonne avec Lula Pena : un fado nouveau , sur un toit au coin d’une table de restaurant

Direction Cais do Sobre avec l’artiste performeuse Monica Calle. Il y a 20 ans, elle s’installe dans ce quartier près des docks, connu pour la prostitution et les trafics, et y lit Rimbaud, La Vierge folle . Aujourd’hui comme le quartier a changé, elle recommence tout à zéro dans une cité défavorisée de Lisbonne.

Dans son atelier, l’auteur Gonçalo M. Tavares . Son lien à la ville, aux visages, à la vitesse différente des quartiers.

Sur la scène du Théâtre National, le metteur en scène Tiago Rodrigues.

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