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Bilan des élections régionales en France // Les élections générales en Espagne

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À retrouver dans l'émission

BILAN DES ELECTIONS REGIONALES EN FRANCE

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Carte des résultats
Dimanche dernier, les Français ont élu pour 6 ans les conseillers régionaux des treize régions métropolitaines résultant du redécoupage prévu en début d’année, ainsi que ceux de la Guadeloupe et de la Réunion. Ce scrutin était le dernier avant l’élection présidentielle de 2017.

La campagne précédant le vote a été marquée par une importante médiatisation de la potentielle victoire du Front national (FN) dans plusieurs régions. Le Nord-Pas-de-Calais et la région PACA, où les candidates FN Marine Le Pen et Marion Maréchal-Le Pen étaient arrivées en tête au premier tour avec plus de 40% des suffrages exprimés, ont été particulièrement scrutées, tandis que, dans le Grand-Est, le maintien du candidat socialiste au 2ème tour paraissait rendre possible l’élection d’un président Bleu Marine. Finalement, le FN ne dirigera aucune région.

Sept d’entre elles ont été remportées par les Républicains (LR), notamment l’Île-de-France et Auvergne-Rhône-Alpes cinq ont été remportées par le Parti socialiste (PS) enfin, en Corse, c’est la liste indépendantiste qui a obtenu le plus de voix.

Durant l’entre deux tours, le Parti socialiste (PS) et L.R ont débattu de l’opportunité de constituer un « front républicain » contre le Front national. A droite, Nicolas Sarkozy a prôné la stratégie du « ni-ni », appelant les électeurs de son parti à ne voter ni pour la liste socialiste ni pour la liste FN dans les régions où les Républicains se plaçaient en troisième position. D’autres responsables de son parti, notamment Nathalie Kosciusko-Morizet et Jean-Pierre Raffarin, ont critiqué cette ligne. A gauche, le secrétaire général du PS Jean-Christophe Cambadélis a adopté une position différente, annonçant le retrait des listes socialistes dans le Nord-Pas-de-Calais et en PACA et demandant aux électeurs de gauche de reporter leurs voix sur les listes emmenées par les candidats des Républicains Xavier Bertrand et Christian Estrosi. Ces derniers l’ont emporté au second tour avec respectivement 58% et 55% des suffrages exprimés.

Le taux de participation a été de plus de 58% au second tour, en nette hausse par rapport à la semaine précédente où il n’atteignait pas les 50%. L’abstention a particulièrement reculé dans les régions où les candidats FN avaient réalisé de bons scores et a été la plus faible en Corse, à un niveau inférieur à un tiers. En revanche, elle est restée forte en Île-de-France, où seuls 45,5% des votants se sont exprimés. Jeudi dernier, François Hollande, inaugurant un monument commémorant les fraternisations pendant la 1ère guerre mondiale, a appelé le pays à la concorde. Lundi, Jean-Pierre Raffarin avait souhaité un accord avec le gouvernement pour la mise en œuvre d’un « plan républicain pour l’emploi ».

LES ELECTIONS GENERALES ESPAGNOLES
Les Espagnols sont appelés aujourd’hui à élire leurs 350 députés, désignés au scrutin proportionnel de liste par province, ainsi que les 208 de leurs sénateurs élus au suffrage direct – les 58 autres étant élus par les Communautés autonomes. Le parti qui obtiendra le plus de sièges investira le Président du gouvernement.

Lors des dernières élections, en 2011, le Parti populaire (PP) avait remporté une large victoire avec 44% des voix, faisant de Mariano Rajoy le premier dirigeant conservateur après huit années de gouvernement socialiste.

L’un des derniers sondages, réalisé par l’institut DYM pour le journal El Confidencial , pronostique son maintien à la Moncloa, attribuant à son parti plus d’un quart des intentions de votes. Selon ce même sondage, le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), emmené par Pedro Sanchez, ne recueillerait que 17% des suffrages. Un tel score le placerait en quatrième position, en dehors du trio de tête pour la première fois depuis 1923. La campagne est en effet marquée par une forte fragmentation et la montée en puissance de deux jeunes formations politiques : la gauche antilibérale de Podemos (« Nous pouvons », en espagnol) et le centre-droit Ciudadanos (ce qui signifie « citoyens)

Issu du mouvement populaire des Indignés lancé le 15 mai 2011 en réaction aux politiques d’austérité menées par le gouvernement, Podemos a déjà connu des succès électoraux, gagnant cinq sièges au Parlement de Strasbourg lors des élections européennes de 2014 ainsi que plusieurs grandes mairies, notamment celles de Madrid et de Barcelone, lors des municipales du printemps dernier. Son chef de file, Pablo Iglesias, annonçait en septembre dans un entretien accordé au Monde que son parti était appelé à « se normaliser ». Le sondage DYM lui prédit 19% des voix.

Le parti Ciudadanos né en 2006, d’abord plateforme citoyenne, est resté circonscrit à la Catalogne jusqu’à l’année dernière. Son leader, Albert Rivera, est aujourd’hui la personnalité politique préférée des Espagnols, et l’enquête menée par DYM le crédite de plus de 20% des intentions de vote. Un responsable de l'institut de sondages Metroscopia analyse : « Podemos a ouvert une brèche dans le bipartisme, et Ciudadanos s'y est engouffré ». Si le succès de la campagne des deux formations devait se traduire dans les urnes, il mettrait de facto fin au système bipartisan, et le seul gouvernement envisageable serait un gouvernement de coalition.

L’Espagne connaît un des taux de chômage moyen de 21,2%, l’un des plus élevés en Europe. Ce taux est de 49 % chez les jeunes, et d’importantes affaires de corruption ont été mises à jour ces dernières années.

Brèves

Michaela WIEGEL : Martin Buber, sentinelle de l'humanité , Dominique BOUREL (Albin Michel, 2015)

Nicole GNESOTTO : la Revue de Défense nationale .

François BUJON DE L'ESTANG : Renseigner les démocraties, renseigner en démocratie , Jean-Claude COUSSERAN et Philippe HAYEZ (Odile Jacob, 2015)

Jean-Louis BOURLANGES : Je Ne Suis plus que le temps , essai sur CHATEAUBRIAND, Bernard DEGOUT (Fayard Histoire, 2015) et Le Baiser du soir, sur la psychologie de Proust , Nicolas GRIMALDI (PUF, 2015)

Philippe MEYER : l'exposition Fantastiques ! L'estampe visionnaire, de GOYA à REDON au Petit Palais, jusqu'au 17 janvier.

Intervenants
  • Député Modem des Hauts de Seine, vice-président de la commission des affaires européennes et ancien député européen, essayiste
  • diplomate
  • Historienne et politiste, titulaire de la chaire « Union européenne » au Conservatoire national des arts et métiers.
  • Correspondante à Paris du Frankfurter Allgemeine Zeitung
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