LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
Comment augmenter le pouvoir d'achat ?

Augmenter le pouvoir d'achat, tous les candidats sont d'accord. Mais comment faire ?

39 min
À retrouver dans l'émission

Avec la hausse des prix de l’énergie, le gouvernement a élargi le chèque énergie et promet de nouvelles mesures. Pendant ce temps, les candidats déclarés à la présidentielle rivalisent de propositions sur le thème du pouvoir d’achat, qui pourrait être celui de l’élection.

Comment augmenter le pouvoir d'achat ?
Comment augmenter le pouvoir d'achat ? Crédits : Getty

« Vivre dignement de son travail» : Cette revendication longtemps portée par les « gilets jaunes » figure désormais dans les propositions des candidats à l'élection présidentielle. 

Après un an et demi de crise sanitaire et alors que la croissance est plus forte que prévu, les candidats multiplient les propositions pour revaloriser les salaires les plus faibles. Face à une inflation et à des prix de l'énergie en hausse, la question du pouvoir d'achat revient dans le débat. Le gouvernement se veut rassurant et rappelle les mesures sociales qu'il a prises (augmentation de la prime d'activité, création d'un chèque alimentaire pour les personnes les plus modestes). 

Jean Castex : « J’ai pris la décision de bloquer l’augmentation du prix du gaz »

Pour faire face à la hausse vertigineuse des prix du gaz, 57 % depuis janvier, Jean Castex, a annoncé la mise en place d’un « bouclier tarifaire ». Ce bouclier ne permettra toutefois pas d’éviter l’augmentation de 12,6 % TTC, effective au 1er octobre. Pour faire face à la hausse des tarifs de l'électricité de 12% en début d'année prochaine, il a promis de "diminuer le montant de cette taxe sur l'électricité, en déposant très rapidement un amendement ». 

A gauche, les propositions fusent 

Jean-Luc Mélenchon est le candidat qui a le programme le plus détaillé dans ce domaine : passage du smic de 1 258 euros net à 1 400 euros, allocation d’autonomie de trois ans pour les 18-25 ans ou encore limitation de l’écart de salaires dans les entreprises dans une fourchette de un à vingt…

Anne Hidalgo, quant à elle, a proposé de doubler le salaire des enseignants. Elle souhaite "engager de « grandes négociations salariales avec les syndicats » pour « remettre les Français dans une situation où ils puissent vivre dignement de leur travail ».  

De son côté, le candidat de la "remontada", Arnaud Montebourg, prône une augmentation du smic de 10 % et souhaite mettre en place un « Grenelle » sur les rémunérations avec pour objectif une augmentation générale.

La droite n'est pas en reste sur ces questions

Xavier Bertrand veut aider « les classes populaires et les classes moyennes » car « ce sont eux qui font le travail et font la France ». Le président des Hauts-de-france a ainsi promis, jeudi 30 septembre sur France 2, de mettre en place s’il est élu en 2022 une « prime au travail » pour les salariés touchant jusqu’a 2 000 euros. Cette prime « individuelle », qui sera « remboursée chaque mois par l’Etat », sera « étendue aux indépendants ». « Plus aucun salarié à temps complet ne touchera moins de 1 500 euros », a-t-il affirmé, chiffrant l’investissement à « 5 milliards d’euros » pour l’Etat.

Valérie Pécresse, elle, mise sur la baisse des « charges salariales ». La présidente de l’Ile-de-France souhaite une « augmentation du salaire net de 10 % » pour ceux allant jusqu’à 2,5 smics au cours du quinquennat à venir, en supprimant « progressivement » les cotisations retraite des feuilles de paie, qui seraient alors prises en charge par l’Etat.

De son côté, Marine Le Pen se démarque en refusant toute hausse des rémunérations : « Augmenter les salaires, ça veut dire faire peser une charge sur les entreprises qui sont en grande difficulté économique ». La candidate du Rassemblement national préfère axer son programme sur le pouvoir d’achat en nationalisant les autoroutes et en privatisant l’audiovisuel public, soit « 2,8 milliards d’euros de redevance rendus » aux contribuables. Elle soutient aussi la « baisse des taxes » sur le carburant et la « baisse immédiate de 5 % des tarifs de l’électricité et du gaz ».

Toutes ces propositions sont elles réalisables ? Nous en débattons avec nos invités. 

Chroniques
11H29
19 min
L'Esprit public
La campagne présidentielle s'emballe
Intervenants
  • Économiste et directeur du département d'économie de l'École Normale Supérieure
  • Femme politique, romancière, ancienne ministre de la Culture dans les gouvernements Ayrault puis Valls
  • Journaliste, producteur jusqu'en juin 2021 de la chronique "Le Tour du monde des idées" sur France Culture
  • Philosophe, directrice de recherche au CNRS, ancienne directrice de l’ENS et ancienne présidente de l'université Paris sciences et lettres (PSL), auteure de plusieurs ouvrages de philosophie antique et philosophie morale contemporaine
L'équipe
Production
Réalisation
Avec la collaboration de
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......