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François Hollande, Angela Merkel et Matteo Renzi le 27 juin

La situation de l'UE après le Brexit

59 min
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Le vote pour la sortie du Royaume-Uni de l'UE plonge les marchés et l'avenir politique du pays dans l'incertitude.

François Hollande, Angela Merkel et Matteo Renzi le 27 juin
François Hollande, Angela Merkel et Matteo Renzi le 27 juin Crédits : Hannibal Hanschke - Reuters

Le 23 juin dernier, les britanniques ont voté à 51,9% en faveur du Brexit. Un premier conseil européen a eu lieu mardi, au cours duquel David Cameron a fait ses adieux à ses homologues européens, tout en plaidant pour le maintien d’une « relation la plus étroite possible » entre l’Angleterre et l’Union Européenne. Le lendemain, les chefs d’Etat et de gouvernement européens se sont de nouveau réunis à Bruxelles, cette fois sans le Premier ministre britannique, et le président du Conseil européen Donald Tusk a réaffirmé la détermination des Vingt-Sept à garder leur unité.

Les Vingt-Sept se sont mis d’accord pour adopter une position ferme face au Royaume Uni à qui ils demandent d’engager la procédure de divorce. Angela Merkel a averti l’Angleterre qu’elle ne pourrait pas négocier un accès « à la carte » au marché unique et qu’elle ne pourrait pas espérer de privilèges de la part de l’UE sans avoir d’obligations. Les extrêmes droites européennes n’ont pas tardé à réclamer des référendums dans leur pays, à l’image notamment de Marine Le Pen en France, Matteo Salvini en Italie et Geert Wilders aux Pays-Bas. En début de semaine, François Hollande, Matteo Renzi et Angela Merkel ont annoncé vouloir proposer « une nouvelle impulsion » du projet européen, notamment dans les domaines de « la défense, la croissance, l’emploi et la compétitivité ».

Au lendemain de la défaite du Remain, David Cameron, démissionnaire, a annoncé qu’il laisserait à son successeur la responsabilité de notifier à Bruxelles le recours à l’article 50 du Traité de Lisbonne qui porte sur la clause de retrait de l’Union. Ce successeur sera désigné le 9 septembre prochain. L’ancien maire de Londres et leader de la campagne pro-Brexit, Boris Johnson, a annoncé jeudi qu’il n’était finalement pas candidat au poste de Premier ministre. Le Royaume-Uni doit par ailleurs affronter des dissensions internes : l’Ecosse et l’Irlande du Nord ont voté pour rester dans l’UE respectivement à 62% et 55,8%.e t la Première ministre écossaise a déjà annoncé son intention de tenir un nouveau référendum sur l’indépendance de son pays.

Selon Les Echos, dans un document non public le président de la BCE Mario Draghi s’inquièterait d’une possible récession britannique et de ses conséquences, ainsi que de la vulnérabilité des banques, surtout si certains pays hors zone euro adoptaient un politique de dévaluation compétitive.

Brèves

Philippe MEYER annonce le programme des émissions thématiques de l’Esprit Public de l’été.

Jean-Louis BOURLANGES : Les amours d’Odon et Fulvia, de Edith WHARTON (Flammarion, février 2016)

François BUJON DE L’ESTANG : Via Appia, de Jacques DE SAINT VICTOR (Edition des Equateurs, mai 2016)

Nicole GNESOTTO : Zbigniew Brzezinski stratège de l’Empire, de Justin VAISSE (Odile Jacob, janvier 2016)

Thierry PECH a déploré l’incendie du siège bordelais de la CFDT dans la nuit de mercredi à jeudi 30 juin et a alerté sur la montée de la violence politique.

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